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Le nouveau pape est-il celui des pauvres ou celui de la dictature argentine d’extrême-droite ?
par histoire et societe

jeudi 14 mars 2013, par Comité Valmy


La fumée blanche s’est échappée à 18H05 GMT de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, signalant l’élection d’un nouveau pape par les 115 cardinaux électeurs pour succéder à Benoît XVI, un peu plus de 24 après l’ouverture du conclave mardi après-midi.

Ce que signifie l’élection du nouveau pape, le fait que l’Eglise a tenu compte du mouvement qui secoue l’Amérique latine mais est-ce pour se mettre en harmonie ou pour créer un contre-feu réactionnaire. Est-ce qu’on est en train de nous vendre une image d’une Eglise revenu à ses valeurs évangéliques ou on nous refait le coup de Jean Paul II élu pour enfinir avec le communisme ? La question mérite d’être posée, voici quelques éléments de réflexion… Cela dit pour avoir été à Cuba au moment du voyage de jean paul II , je crois qu’il y avait là deux hommes supérieurement intelligents et le pape comprit très vite ce que souhaitait lui faire comprendre Castro et les Cubains : à savoir qu’en Pologne, le socialisme avait été importé dans les tanks soviétiques mais qu’à Cuba c’était le peuple qui l’avait voulu et le défendait. Il est probable que tous les chefs d’Etat, y compris les plus révolutionnaires adresseront leurs voeux au pape et lui témoigneront la cordialité que Fidel Castro avait montré à Jean Paul II mais personne ne se fera d’illusion sur la nature de cette nomination.

Cela dit Jean Paul II s’était toujours opposé au communisme mais il avait aussi un passé de résistant au nazisme. Il semble qu’il n’en soit pas de même de ce pape qu’on accuse déjà d’avoir navigué dans les eaux troubles de la dictature argentine et des abominations qu’elle a commise dans le cadre du Plan Condor. Si Jean Paul II, qui eut comme bras armée dans cette mise au pas le cardinal Ratzinger mit au pas la théologie de la Libération de manière musclée, le nouveau pape paraît avoir été encore plus actif dans la lutte contre les forces progressistes. La reconquista voudrait-elle utiliser la mort de Chavez ? Le tout masqué par un concert médiatique sur le pape de la pauvreté.

L’espérance

On nous parle beaucoup du cardinal des pauvres, le choix du nom François, le saint François d’Assise est une autre indication. Il y a même les jésuites et quand on sait l’histoire de jésuites et de l’Amérique latine on est tenté de voir là encore une signe.

Les jésuites dans l’histoire avec l’étrange Etat du Paraguay. » Michelet est très sévère sur l’infantilisation des indiens mais l’expérience des Jésuites du Paraguay est une expérience a bien des égards socialiste et qui vallait mieux que la plupart des traitements infligés aux indiens. Aucun rapport avec l’abominable dictature qui toujours au Paraguay , quelques siècles après, en liaison ave celle du Chili et de l’aregentine, de nombreux catholiques furent exécutés comme des syndicalistes, des communistes…

Il y a encore face au Plan le rôle de certains jésuites parfois proches de la théologie de la libération… Mais il furentt mis au pas par Jean paul II associé au cardinal Ratzinguer qui n’y alla pas de main morte dans l’installation de nouveaux prélats parfois proches de le dictatature . Mais comme nous ignorons tout cela et le fait que la lutte contre la théologie de la Libération exigea la soumission du clergé d’Amérique latine et fut pleine de mansuétude pour ceux qui avait servi les dictateurs tortionnaires. L’opération fut menée au nom de la lutte contre la pauvreté. Bref tout cela assorti d’une réputation du nouveau pape comme homme simple prenant le métro…Il y a pauvreté et pauvreté :On pense bien sûr à Monseigneur Helder Camara, celui qui disait «  »Je nourris un pauvre et l’on me dit que je suis un saint. Je demande pourquoi le pauvre n’a pas de quoi se nourrir et l’on me traite de communiste ».Encore un qui fut mis au pas par Jean Paul II dont la férule était le cardinal Ratzinger qui lui imposa un sucesseur dans « la ligne » et l’on associa la traque des sympathisants révolutionnaires avec la nomination de gens prêts à les combattre. Où les chercher sinon dans l’entourage des anciens dictateurs ? Le conclave qui a nommé le nouveau pape est issu de cette épuration. D’où ma question, qu’est-ce qui est recherché en utilisant la mort de Chavez ?

Oui mais il y a l’abominable dictature argentine, ses tortures, ses meurtres, disparitions et rapts d’enfants

Oui mais car il y a un mais et tout laisse à penser qu’en fait l’Eglise se rend compte de la montée en puissance des forces progressistes sur ce continent et qu’elle intronise un homme dont elle veut promouvoir une image qui malheureusement est contredite par la réalité, voici en effet ce qu’on pouvait lire récemment dans la mesure où les avocats des victimes avaient souhaité que monsieugneur Bergloglio soit cité au procès de l’enlèvement des enfants par les gens de la dictature.

Voici ce qu’écrivait récemment le site Golias relayé par mediapart : De ce fait ce cardinal qui aurait été le premier Pape d’Amérique latine est aujourd’hui compromis de façon définitive par des révélations concernant son passé lors des dictatures militaires. De sorte qu’une élection à la papauté devient très improbable. A moins que le Sacré Collège ne souhaite que le prochain pontificat ne commence très mal…Ce qui après les remous médiatiques de celui serait du plus mauvais effet.

Au travers d’un livre récent « El Jesuita – Conversaciones con el cardenal Jorge Bergoglio » de Sergio Rubin e Francesca Ambrogetti, le cardinal Bergoglio a sans doute tenté de redorer son blason et de contester les sérieuses accusations qui pèsent contre lui quant à sa conduite alors qu’il était provincial de la Compagnie de Jésus en 1973 et 1979. Suite aux accusations de deux prêtres Orlando Yorio et Francisco Jalics qu’il aurait remis aux autorités militaires. La défense de Bergoglio semble empruntée. di Jalics.

Selon sa propre version, Bergoglio aurait conseillé à ces deux prêtres, religieux jésuites comme lui au demeurant ( !) de « faire très attention » en raison de leur réputation de subvertir l’ordre social. C’est à dire qu’il aurait cherché à les protéger de la police dictatoriale qui ne pouvait que les poursuivre suite à leur engagement parmi les pauvres des bidonvilles de Bajo Flores. Toujours selon sa propre version, alors provincial de la Compagnie, il aurait proposé à Yorio et Jalics de venir vivre tranquillement et discrètement dans la maison Provinciale (ce qui voulait dire au passage abandonner leur mission auprès des plus pauvres).

voici des prêtres et des religieuses disparus pendant la dictature en argentine. ce sont prêtres et des religieuses qui étaient avec les pauvres, qui travaillaient dans les quartiers défavorisés. bergoglio a fait partie de ceux qui ont fait le nécessaire pour qu’ils soient enlevés et assassinés. et maintenant s’affiche lui même comme celui qui était près des pauvres…. … Afficher la suite

prêtres disparus et torturés durant la dictature

N’écoutant que leur courage, Yorio et Jalics persévérèrent dans leur ministère. Ils furent finalement enlevés, comme on pouvait s’y attendre.Selon Bergoglio, il aurait alors cherché à obtenir leur libération. Et à les protéger.

Cette version n’est cependant pas la seule ! Et n’est pas celle de nombreux témoins, ni celle des intéressés.

Sans oser les accuser en face, Bergoglio se faisait volontiers et perfidemment l’interprète des accusations d’autres prêtres et d’évêques. Qui démentaient quant à eux les avoir émises. Un jour, le père Bergoglio (il n’avait pas encore coiffé la mitre) recommanda aux deux religieux turbulents de s’adresser à l’évêque de Moron, Mgr Miguel Raspanti. Leur affirmant qu’ils pourraient trouver refuge dans le diocèse de ce dernier. Or, en réalité, il écrivit lui-même une lettre à Raspanti terriblement négative à l’endroit des deux religieux ! L’art du double jeu en somme. Le brave Raspanti chercha pourtant à protéger et à cacher les deux prêtres. C’est Bergoglio qui l’en aurait alors dissuadé. Ce sont les calomnies répétés par Bergoglio qui empêchèrent aussi aux deux religieux d’être accueillis dans le diocèse de Buenos Aires ou d’être incardinés à Santa Fe.

Après leur libération, Yorio se rendit à Rome o๠le jésuite colombien Candido Gavina, très bien informé, lui apprit, de source autorisée (l’ambassadeur argentin près le Saint-Siège) que les forces armées avaient arrêté ces deux religieux suite à la plainte de leurs supérieurs religieux qui les présentaient comme des guérilleros. L’Ambassadeur argentin confirma même cette information par écrit !

En ce qui concerne Jalics, il se réfugia par la suite aux Etats Unis. Bergoglio s’opposa à son retour en Argentine ! Et il le fit savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leur diocèse. Qui plus est, il alla même jusqu’à conseiller à Anselmo Orcoyen, le directeur national du culte catholique, de refuser la demande de passeport avancée par Jalics ! Un document existe à cet égard.

Bergoglio se défend en disant que ces méchantes affirmations visent à discréditer sa candidature comme papabile. Pour noyer son chien il faudrait l’accuser de la rage ! En fait, quelle que soit l’intention ce sont les faits qui parlent. Et très clairement. Dans une biographie très documenté du cardinal, avec des preuves à l’appui, Horacio Verbitsky en a établi la véracité.

Sans doute, lors du dernier Conclave o๠il avait ses chances d’être élu, Bergoglio incarnait-il une ligne plus ouverte que celle de Ratzinger. Avec le hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga et le brésilien Hummes. En comparaison du cardinal de l’opus dei, Mgr Juan Luis Cipriani Thorne, il est vrai qu’il n’est pas difficile d’incarner l’ouverture parmi les papabili d’Amérique. Aujourd’hui c’est l’archevêque de Sao Paulo, le cardinal Pedro Odilo Scherer qui peut faird figure d’étoile montante. Bergoglio est semble-t-il définitivement grillé. Quant à Rodriguez Maradiaga, son soutien au putsch droitier dans son pays fait qu’il est plus difficile de le considérer comme un papabile « de gauche », ou du moins social.

Ceux qui misèrent jadis sur Bergoglio, présenté un peu rapidement comme un nouveau Luciani parce qu’il prenait les transports en commun et vivait simplement, habillé comme un prêtre de base et non comme un prince de l’à‰glise avaient oublié que provincial des jésuites il combattait la ligne Arrupe. D’ouverture. Et qu’il dà »t une promotion épiscopale à cinquante ans largement écoulés, inattendue, au soutien amical du cardinal Antonio Quarracino, son prédécesseur à Buenos Aires. Un ultra-conservateur.

Voici le nouveau pape avec son ami le tortionnaire Videla

14 mars 2013

par histoireetsociete


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