COMITE VALMY

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Colloque de l’Arc Républicain de Progrès le 10.10.09 à Paris

Ouvrir une perspective politique moderne : NE SERAIT-IL PAS PERTINENT DE S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE L’UNION DE LA RESISTANCE ET DE REACTUALISER LE PROGRAMME DU CNR ?

Communiqué de l’ARP août 2009

mardi 5 avril 2016, par Comité Valmy


Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratique et de progrès à la politique sarkozyste de « rupture » avec tout l’héritage économique, social et républicain du peuple nation ?

• Rapiécer l’union de la gauche acquise au fédéralisme européen et sous domination social démocrate ?

• Suivre les nationalistes qui ignorent la souveraineté populaire et la question sociale ?

Ou bien :

• Bâtir l’union du peuple de France pour la République, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, le progrès social, les libertés démocratiques et des coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines ?

L’exemple de la Résistance, celui du programme du CNR sont-ils pertinents aujourd’hui ?

Le résultat des élections européennes est riche d’enseignements parmi lesquels, deux sont essentiels. Deux rejets populaires. Celui de l’Europe fédérale de la finance mondialisée et celui de la social démocratie. Cette dernière, dont il n’y a rien de bon à attendre du fait de son dogmatisme, est discréditée en raison de la politique euro atlantiste, contraire aux intérêts du monde du travail et des nations, que les dirigeants du PS mènent depuis la deuxième guerre mondiale.

Les peuples d’Europe et, tout particulièrement le peuple de France, ont compris que l’intégration européenne se fait contre eux et que l’Europe supranationale ne sera jamais sociale et pacifique, parce qu’elle est celle du capitalisme financier mondialiste et de l’OTAN, parce qu’elle sévit sous la dictature d’une oligarchie souterraine atlantiste et occidentaliste.

Notre peuple saisit de mieux en mieux que derrière le démontage méthodique de sa production industrielle et agricole, de sa protection sociale, du pouvoir d’achat des salariés, paysans et artisans, de l’Education nationale et de l’Université, des services publics et du secteur public industriel, des retraites par répartition, du droit du travail, de la laïcité à la française et des libertés démocratiques, de la souveraineté nationale, de la politique internationale indépendante de la France (alignement sur les Etats-Unis), et même de la langue française (sacrifiée au « tout anglais » promu par l’UE et par le MEDEF), se trouve l’intégration européenne qui attaque au premier chef les grandes conquêtes sociales du gouvernement de la Libération. C’est d’ailleurs ce que proclame M. Kessler, voix autorisée du haut patronat, dont l’éditorial publié dans « Challenges » de novembre 2007, félicitait insolemment Nicolas Sarkozy de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance ».

Il est donc heureux que la construction d’un Etat européen fédéral et régionaliste ait été à nouveau mise en échec par le choix populaire massif de l’abstention qui exprime un refus de cautionner les institutions de l’Union Européenne. Pourtant, le pouvoir supranational des banquiers, des complexes militaro-industriels et de leurs agents, ne va pas renoncer à renforcer encore sa domination totalitaire sur les peuples.

De son coté, Sarkozy démolit la France tous azimuts. Se comportant en monarque absolu, adepte d’un autoritarisme sans limite et à l’opposé de ses discours pseudo patriotiques, Sarkozy applique le programme commun néo-libéral de l’oligarchie internationale dont il est le fondé de pouvoir, les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne. Ses cibles sont la Nation, la République, la démocratie, la laïcité et le progrès social. Son atlantisme et son sionisme immodérés l’ont conduit à accélérer le démontage méthodique de la Défense Nationale désormais en position de subordination dans le commandement intégré de l’OTAN, dont elle adopte les normes anglo-saxonnes. Cette vassalisation à également conduit Sarkozy à installer une base militaire agressive aux portes de l’Iran, alors même qu’il démantelait les régiments français chargés d’assurer la défense du territoire national, transformant l’armée en force supplétive de la puissance hégémonique étasunienne, notamment en Afghanistan. Nul ne sait jusqu’où ira son aventurisme belliqueux et dans quels conflits il entraînera notre pays ?

Le peuple de France, de plus en plus mécontent face à la crise à la fois économique, sociale et politique, est en quête d’une stratégie alternative, capable de construire un vrai changement. Certains entendent persévérer dans la voie du fédéralisme européen qui menace l’existence même de la nation déjà vassalisée et de la République. Ils sont divers depuis les néo-libéraux avoués ou non du PS, de l’UMP, du MODEM, d’Europe écologie etc. On les retrouve aussi chez les européistes supranationaux, les porteurs d’illusions de l’Europe sociale, des prétendues « République » et autres « nation » européennes, les idéologues du nihilisme national. D’autres, restent englués dans la logique d’union de la gauche et refusent de prendre acte de son échec historique. D’autres entendent rassembler les fédéralistes du « non de gauche » hostiles à la nation, dont ils ne voient pas qu’elle a fusionné avec le peuple et qu’elle n’a rien de commun avec le racisme et avec la xénophobie. Tous vont à l’échec.

L’Arc Républicain de Progrès est favorable à l’union du peuple de France, seule stratégie ouvrant la perspective d’un rassemblement populaire majoritaire. Cette démarche républicaine implique la reconquête de l’indépendance nationale, de la souveraineté populaire et de la démocratie. Elle permettrait une politique de progrès social impossible dans le cadre inamendable de l’UE, véritable carcan dont la France doit résolument s’affranchir de même que tous les peuples européens, afin de lui substituer d autres types de coopération.

Ce type de rassemblement doit s’inspirer de la Résistance, ainsi que du programme du CNR qui doit être défendu et réactualisé. Quoi de plus neuf en effet que de remettre en pratique dans les conditions d’aujourd’hui, les grands principes qui inspirent le programme du CNR : indépendance nationale, république laïque et démocratique, progrès social, place éminente dévolue au monde du travail dans la nation, fidélité aux idéaux de la Révolution française, antifascisme et antiracisme, liberté de la presse, égalité entre les deux sexes, constitution d’un large secteur public industriel, bancaire et de service, pour mettre l’économie au service du peuple, favoriser la démocratie participative, susciter le développement des PME et l’initiative citoyenne,favoriser la solidarité et la paix entre les peuples par la promotion du droit international ,de l’aide au développement et du refus de toute hégémonie .

La pertinence de cette vision stratégique fera l’objet en octobre d’un colloque de l’ARP, auquel, nous vous convions dès à présent.

Comité Valmy

Pôle de Renaissance Communiste en France ( PRCF)

Résistance et Renouveau Gaulliste (R2G)

Collectif Républicain Gaulliste de Gauche

Rassemblement des Citoyens pour la République

COLLOQUE DE L’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES – 10 OCTOBRE 2009 – Matin : de 10 à 12h30 et après-midi de 14 à 18heures.

AGECA - 177 Rue de Charonne PARIS 11ème

Mise en ligne CV : août 2009

9 Messages de forum

  • Il existe un article sur le Grand Soir qui va dans le même sens que cet article. Je vous convie tous à aller le lire car il aborde les choses sous un autre angle.

    Le monde ne peut pas être changé sans lutter contre la propagande occidentale.

    Cet article présent a l’avantage de nous ouvrir sur le programme du CNR, comme un idéal d’avenir.

    Je partage totalement les vues du CNR...

    Mais le problème aujourd’hui et Sarkozy le sait et l’Oligarchie atlantiste le sait, c’est que par une propagande assidue, tout le monde s’est réduit à l’état de mouton dont le seul "NON" à l’Europe ne détermine pas automatiquement une levée de cet état de mouton.

    La preuve : le Comité Valmy, tout honorable qu’il est, et bien qu’animé par de valeureux individus qu’on ne saurait remettre en question, demeure envers et contre tout rien qu’un académisme de la Résistance future. Et il n’y a rien de tel pour détruire une émotion capable de soulever les enthousiasmes.

    Le dernier article de Bonafi que l’on trouve sur OULALA.NET devrait vous inciter à aller un peu plus loin que le saut de votre lit !!! Car il semblerait qu’il soit vraiment temps !

    Voir en ligne : http://www.amaranthes.fr

  • le 30 mai 2009 article de m nicolas FONCLAIR sur votre site (l’adoption du traité de lisbonne est anticonstitutionnelle) article fort bien documenté et dont je me sers de temps en temps pour repondre a certain intervenant sur d’autres sites. si plainte a été déposée ?qu’en est-il aujourd’hui, quels sont les recours mis en oeuvre par les sénateurs ou les députés nonnistes.merci de me renseigner sur ce sujet qui pour certaine personne est d’une importance je dirais presque capitale.
  • L’ensemble des arguments avancés dans ce texte décrivent bien la situation dans laquelle est engluée la France.

    Certes, en revenir à l’esprit qui animait et a permis le programme du Conseil National de la Résistance constitue une piste sérieuse et ouvre une possibilité de redonner la main au Peuple, seul souverain légitime.

    Toutefois, en fidèle jobertiste, il me semble que l’essentiel est ailleurs.

    Au fond, nous n’avons plus d’hommes et de femmes politiques en France et un peu partout dans le Monde.

    Les accointances des politiciens (qu’il faut se garder de confondre avec les hommes politiques) sont discrètes mais certaines et fortes.

    La question qui nous est posée, en conscience mais qui n’est nul part formulée est celle de la manière dont le Peuple peut se libérer de ceux qui parlent en son nom.

    A l’époque de la Résistance, les futurs responsables politiques avaient fait "leurs classes" sur le terrain, dans les combats, face à l’énemi .

    Ils étaient tout désigné pour passer du terrain à l’action politique.

    Leur légitimité était certaine .

    On savait ce qu’ils avaient fait pour la liberté de la France.,

    Mais aujourd’hui, ne pas aborder la question de la légitimité des prétendants au Pouvoir constitue une faute lourde.

    Il me parait indispensable, avant d’engager quelqu’action que ce soit dans la perspective de prendre le pouvoir des mains sales, maladroites ou impures qui le tiennent, de fixer des règles simples et claires pour que nos futurs repésentants ne soient pas, finalement, conformes au profil actuel des "zélus.

    Nous avons même le devoir d’engager une réflexion,d’élaborer de nouvelles règles pour choisir nos représentants et pour les mandater afin de nous représentenr lors des élections.

    Ne laissons pas faire sur ce point le marché électoral..

    Voyons comment nous pouvons à coup sûr remettre en cause nos mauvaises habitudes en la matière, comment nous pouvons anéantir dans les faits notre propension à ne confier le pouvoir qu’aux lettrés, qu’aux bougeois et à tous ceux que les réseaux d’influence utilisent et manipulent si bien et depuis toujours...

    Repartir de la base concerne bien les modalités nouvelles qu’il nous faut mettre en oeuvre pour amener aux affaires d’authentiques représentants, sociologiquement en phase avec la population.

    • La question de la méthode 30 août 2009 17:55, par Pascal
      En d’autres termes, le projet doit définir l’esprit d’une charte initiale d’où procèderont les objectifs puis le programme mais aussi et surtout une méthode de travail qui à chaque phase du développement de ce projet, de l’élaboration à la mise en oeuvre, garantira le respect de l’esprit de la charte initiale...
  • Comme vous le savez la médecine du travail est un acquis du programme du CNR. Depuis sa création par A Croizat en 1946 sur des bases encore très progressistes actuellement, elle n’a cessé d’être mise en cause par le patronat et la droite.

    Aujourd’hui à la faveur d’une démographie défavorable organisée depuis 10 ans par les précités, le ministère du travail, le MEDEF et l’UMP ont décidé d’en liquider tous les aspect positifs pour le monde du travail et de la transformer en une machine de guerre contre la santé des salariés.

    C’est ce que dénoncent plus de 500 médecins du travail avec le groupemment national "Sauvons La Médecine du Travail " (site http://www.slmt.fr)

    Un semblant de négociation se tient depuis janvier 2009 dans une confidentialité très suspecte pour un sujet aussi important. Elle confirme le recul social, scientifique et médical qui est proposé par le MEDEF et qui risque d’être avalisé par plusieurs organisations syndicales de salariés.

    Ceci a été grandement favorisé par plusieurs positionnement y compris à gauche notamment par le rapport au Conseil Economique et Social et Environemental de 2008 rédigé par Christian DELLACHERIE également auteur la même année d’un raport intitullé "Accomplir la tratégie de Lisbonne contribution du conseil economique et social à la préparation du programme national de réforme 2008-2009" (consultables sur le site du CESE.

    Cette remise en cause fondamentale de la médecine du travail, qui sans réaction rapide va disparaitre, en tant qu’acquis social et scientifique constitue en soi un recul de société très grave. Ce n’est probablement qu’une étape préparant d’autres reculs de même ou de plus grande ampleur dans le domaine de la santé, du travail et de la sécurité sociale. Il est des batailles qui paraissent mineures mais qui servent de banc d’éssai pour les suivantes.

    Je pense que cette question pourait illustrer concrétement la perspective que vous évoquez. Car pour S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE L’UNION de la RESISTANCE ET DE REACTUALISER LE PROGRAMME DU CNR ? il me semble qu’il faut pouvoir analyser en quoi, comment et avec quelles alliances objectives le patronat peut engager actuellement un combat aussi offenssif contre ces acquis.

  • Il n’existe en effet qu’une seule issue, celle que vous proposez . Sinon nous courons à la catastrophe que nous frôlons tous les jours davantage et dans laquelle nous finirons bien par tomber et qui sera irréversible à tous points de vue . Alors, ce que les résistants ont réussi à faire serions-nous incapables de le réaliser ?

    "La République nous appelle... !" à bons entendeurs, salut !

  • Tout à fait d’accord avec votre analyse sur la nocivité de l’Union européenne. Lorsqu’on examine les projets de divers hommes ou femmes politiques depuis les échéances électorales de 2007, on ne peut qu’être séduits par leur hardiesse. Ils n’ont qu’un défaut, la plupart sont irréalisables dans le cadre des traités européens. Comment peut-on promettre de modifier le statut de la BCE pour la rendre démocratique, parler de protéger notre tissu industriel contre le dumping social et environnemental, alors que les traités donnent pour seul rôle à la BCE que la lutte contre l’inflation et contraignent le commerce au libre-échange, la modification des traités nécessiterait l’unanimité des chefs de gouvernement ? Je ne parle pas de l’Europe sociale dont tout le monde sait pertinemment que les traités l’interdisent. De même ceux qui proposent une constituante européenne, savent que sa convocation n’a aucune chance d’être acceptée par le Conseil européen, seul habilité à proposer la transformation des traités. Il faut prendre la construction européenne pour ce qu’elle est depuis sa création, un outil aux mains des libéraux pour l’accroissement des bénéfices des multinationales aux dépens des peuples. Il faut attaquer cette construction européenne pour en construire une nouvelle, où la coopération entre les nations remplacerait la concurrence. Imaginons qu’en 2012, un président ou une présidence de gauche soit élu, il ou elle ne pourrait mettre en oeuvre les promesses électorales qui contrarieraient les traités. Or nous savons que 80% de nos lois sont des transcriptions de directives européennes. Soit il ou elle renoncerait à son programme, soit il ou elle refuserait d’obéir aux directives européennes, sans craindre le clash prévisible avec l’UE. En bref, toute alternance réelle est impossible, si nous n’imposons pas aux candidats de 2012 la désobéissance européenne.
  • Votre analyse est juste, malheureusement c’est le peuple de France qui n’est pas à la hauteur de votre projet rénovateur au sens le plus noble. Lorsque Badiou donne pour titre à l’un de ses ouvrages, De quoi Sarkozy est-il le nom ? Sa réponse est comme souvent dans ses oeuvres politiques (et non philosophiques) fausse, médiocre. Ma réponse est que Sarkozy est le nom d’une majorité du peuple de France. Si ce n’était pas le cas non seulement il n’aurait pas eu la majorité aux élections présidentielles, et s’il avait gagné d’une courte tête, alors le peuple agirait pour le chasser... Vous pouvez constater que ce n’est pas le cas, même en pleine crise économique, la lutte socio-politique est de très basse intensité. N’oubliez pas que les peuples ont aussi les gouvernants qu’ils méritent, ils les élisent de manières démocratiques : un homme, une voix.

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