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Syrie : la marche arrière de l’Occident ?!
IRIB

samedi 20 juillet 2013, par Comité Valmy


IRIB- Depuis deux ans et demi, la Grande Bretagne ne cesse de réclamer ...
...une plus grande livraison d’armes aux rebelles en guerre contre l’Etat et l’armée syriens. Depuis quelques jours, la Grande Bretagne semble avoir fait marche arrière, son premier ministre affirmant avoir peur que les armes britanniques ne tombent pas entre les mains des "extrémistes" ; l’analyse des questions internationales Ami Moussavi croit voir dans ce recul le signe d’une certaine convergence de vue retrouvée entre les britannqiues et les français d’une part et les russes de l’autre sur la question syrienne.

" La principale raison de cette marche arrière est la victoire de l’armée syrienne qui a su conserver sa cohésion et rallier à sa cause une majorité de syriens . Ces derniers se sont mobilisés dans le cadre des comités de défense nationale et totalise à l’heure qu’il est quelques 120000 personnes. Ce sont des forces qui aident l’armée nationale et à qui sont dûes les récentes avancées des soldats syriens ".

"Mais un second point est encore plus important, une partie des armements qui sont transités en Syrie à destination des rebelles est vendue par ces mêmes rebelles à l’armée syrienne et au Hezbollah ( !!), ce que ni les britanniques ni les français ne veulent voir".
Selon cet expert, " le Hezbollah et l’armée syrienne ont crée des réseaux par où transitent les armes occidentales et arabes avant de leur parvenir . L’Occident ne peut pas sous estimer " cette dérive" et n’y voir le signe de l’incompétence de l’opposition anti Assad".

Le troisième point qui a poussé Londres à revenir sur ses pas , c’est la présence des extrémistes qaidistes en Syrie , ce qui a d’ailleurs provoqué la méfiance de l’opinion occidentale" . "Les extrémistes salafo wahhabite d’une partie est ressortissants occidentaux présentent un réel danger pour l’Europe".
L’analyse n’écarte pas non plus le rôle des divergences saoudo-qataries et leur rupture dans cette affaire : " les querelles entre le Qatar et l’Arabie saoudite ont fini par être gagnées par ce dernier et le Qatar est mis hors jeu. il semblerait que l’Occident comence à se rapprocher de la vision russe et que les parties impliqués dans le conflit s’orientent vers Genève II .

L’UE et les USA semblent être convaincus par le point de vue de Moscou. en effet les opposants d’Assad sont incapables de renverser Assad , ils sont incapables de conserver les régions qu’ils ont conquises.

Dans des zones contrôlées par les terroristes, la majorité de la population est contre ces derniers . Il y a des manifestations d’envergure des syriens et Raqqa en est un exemple manifeste. Ville donnée comme la première à être libérée, Raqqa est le théâtre de manifestations anti salafistes et anti Al Nosra."

Pour Mossavi, "la cohésion de l’armée arabe syrienne a aussi joué en faveur de la dissuasion des occidentaux. Ni les soldats et les officiers de l’armée syrienne ni les diplomates de ce pays n’ont lâché le régime au bout de deux ans et demi de guerre .
Le système administratif syrien ne s’est pas désintégré non plus et même dans des régions contrôlées par les rebelles , les fonctionnaires continuent à se rendre au travail et ils touchent leur salaire de manière parfaitement normale. Ces éléments témoignent de la solidité du gouvernement syrien et du fait qu’une grande partie des opposants à Assad est revenue sur sa décision et appércie désormais leur président et sa résistance aux terroristes barbares et brutaux...

Les soutiens incontournables des terroristes à savoir le Qatar, l’Egypte et la Turquie ont connu au fil des événements des difficultés grandissantes et commencent à se retirer de ce dossier extrémement compliqué. Il ne reste que l’Arabie saoudite qui n’a qu’un mois car ses politiques vont elles aussi vers la non ingérence en Syrie".
" En Arabie saoudite tel qu’il se présentent aujourd’hui sous nos yeux, les faucons c’est à dire Saoud al Fayçal et Bandar Sultan s’accrochent avec le roi Abdellah et ses fils qui sont des modérés . Ces derniers ne sont pas partisans d’une ligne dure dans la politique étrangère".

"Au Qatar, l’émir Tamim, une fois arrivé au pouvoir a écarté le chef d’état major ainsi que le commandant de l’armée et a désigné à leur place des gens opposés à l’ingérence en Syrie.

En ce sens le contexte général va dans le sens souhaité par Assad et tout se met en place pour la tenue de Genève II.
"Mossavi souligne également le virage britannique dans le dossier syrien , la levée de son opposition à la participation de l’Iran à Genève II : "la condition avancée par Londres à la participation de l’Iran ne pose d’ailleurs pas de problème puisque l’Iran ne s’est jamais opposé aux conclusions de Genève I et a toujours respecté les accords syro syrien".

"

Les occidentaux ont donné un mois aux saoudiens pour qu’ils changent la situation en Syrie et au delà il pourrait y avoir des changements à l’intérieur même de l’Arabie saoudite. D’où cet empressement de Riyad à armer et à aider les terrorsites d’Al Nosra et de l’ASL". Moussavi est revenu sur la conférence de Genève II et la position de l’Iran : " aucun accord ne peut être accepté par l’Iran a condition qu’il soit d’abord accepté par les dexu parties belligérantes syriennes. "
" Le président élu iranien a un plan élaboré en étroite coopération avec le Guide Suprême et ce plan ser arendu public au lendement de sa prestation de serment. ce plan inquiète dores et déjà les saoudiens qui ont peur d’être isolés . Riyad n’est pas vraiement content de voir Rohani se hisser à la présidence .

En Arabie saoudite de puissants lobbys cherchent à saper tout rapprochement ; la visite de Bandar Sultan en Europe en France, en Grande Bretagne et en Allemagne devra se comprendre en ce sens mais tout compte fait, le climat lui est plutôt défavorable .
c’est Assad qui semble en position de force".


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