COMITE VALMY

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manipulations de l’opinion contre la Syrie souveraine

C’est Pétain qui pourrait avoir eu raison !
Gaston PELLET

jeudi 22 août 2013, par Comité Valmy


Gaz toxiques en Syrie :
Cette opération de propagande est pourtant grossière : comme chacun peut l’observer sur YouTube, les vidéos attestant du massacre du 21 août ont été mises en ligne par le compte « Majles Rif »… la veille, le 20 août.

http://allainjules.com/2013/08/22/zoom-syrie-gaz-toxiques-le-mystere-elucide-dune-grosse-arnaque-mediatique-contre-la-syrie/


C’est Pétain qui pourrait avoir eu raison !

Eh oui, « Français, vous avez la mémoire courte ». Même courte, elle devrait suffire pourtant pour que nous nous souvenions de faits et événements récents qu’on voudrait nous faire oublier en les remisant aux accessoires de l’Histoire, enfouis sous des couches de médiamensonges.

Les années 90 -c’était il y a tout juste 20 ans, une génération à peine- faisaient suite à la défaite du camp socialiste et les « Occidentaux », déjà eux, toujours eux, avaient les mains libres pour porter la guerre là où subsistaient des résidus de collectivisme.

La Yougoslavie fut la première cible et le conflit des Balkans, le champ de l’une des pires manipulations de l’opinion. Politiques, radios et télés nous abreuvèrent pendant près de 10 ans d’horreurs et de catastrophes humanitaires pour nous faire avaler l’impérialisme.

Sans revenir sur Srebrenica où, en 48h et dans une enclave sous contrôle serbe, on dénombra 8000 morts, ni sur les hommes décharnés dans les camps d’extermination, ni sur les massacres en tout genre, les exactions, le tout à l’actif des Serbes bien entendu, souvenons-nous seulement d’un fait particulier qui marqua les esprits : l’obus des mêmes Serbes tombé pendant le vrai-faux siège de Sarajevo sur un marché de la ville et des corps déchiquetés exposés sur nos écrans le soir même.

Pourquoi ce retour en arrière aujourd’hui ? Pour aider notre mémoire à ne pas être trop courte. L’obus meurtrier de l’ennemi des puissances otanesques exigeait leur intervention. Comment rester insensibles au massacre de « populations innocentes ». Le gentil Bosno-Musulman Izetbegovic reconnut quelques années plus tard que l’obus avait été tiré par ses troupes -pourtant assiégées.- pour alerter l’opinion publique. Bel aveu.

Comprenons qu’aujourd’hui il ne faut pas tomber dans le même piège, l’actualité en Syrie présentant un scénario semblable. Comment, à nouveau, ne pas intervenir après le massacre de plus d’un millier de civils -femmes et enfants, naturellement- tombés, nous dit-on, sous l’effet du gaz sarin utilisé par le pouvoir.

Rien ne nous assure que les combattants « anti Bachar », comme il sied de dire, auraient fomenté cette provocation pour donner à l’Otan prétexte à intervenir d’une manière ou d’une autre.

Aucune certitude, en effet. On est cependant en droit de douter, on en a même le devoir, notre conscience ne peut s’en tenir à accepter, sans réfléchir, la propagande de guerre que l’on nous sert sous couvert d’« informations ». N’oublions pas que nous appartenons à un camp dont les E.U. et Israël sont le cour. Il serait ridicule de penser que la France, membre de premier plan de l’OTAN, soit un observateur neutre et que les déclarations de son étrange ministre des Affaires étrangères ne relèveraient d’aucun parti pris.

Pas de certitude mais de sérieux doutes. Il faudrait tout de même que les dirigeants syriens soient de sacrés tarés pour lancer une telle opération au nez et à la barbe des experts de l’ONU, au moment même où ils débarquent à Damas et qui plus est dans sa proche banlieue, comme s’ils voulaient leur montrer le chemin de leur ignominie, ajoutant encore à l’irresponsabilité et, pour tout dire, à ce qui apparaitrait comme une véritable crise de folie suicidaire.

La crédulité a ses limites, ayons un peu de mémoire et ne nous laissons pas circonvenir une nouvelle fois.

Gaston PELLET,
le 22 août 2013


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