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Le sionisme sur la sellette ?
Par Ahmed Halfaoui

jeudi 17 octobre 2013, par Comité Valmy


Le sionisme sur la sellette ?

Benjamin Netanyahu, le Premier ministre de l’entité sioniste, peut se le permettre, il peut tout se permettre, comme tous ses prédécesseurs depuis plus de 65 ans. Il a le verbe haut et l’arrogance que personne ne lui contestera. Il a intimé au président de la République française de se montrer fort contre l’Iran et François Hollande ne se l’est pas fait dire deux fois. Il a réagi au quart de tour. Il l’a assuré de "toute sa fermeté sur le fond de ce dossier".

Tandis que Netanyahu pour montrer sa fermeté, interrogé sur la question palestinienne, déclare que c’est la seconde priorité, c’est-à-dire en clair que ce n’est pas LA PRIORITE. Pour le moment, comme pour tous les moments passés, ce sera une question qui n’a pas et qui n’aura pas une importance particulière. Le président Hollande ne lui en a d’ailleurs pas parlé. De plus, le Premier ministre sioniste a un argument de taille : l’Iran " a violé toutes les résolutions de l’ONU sur l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ". Il le brandit sans sourciller, car les sionistes seuls peuvent violer, mépriser, rejeter toutes les résolutions des Nations unis, y compris celle qui a présidé à la partition de la Palestine et plongé tout un peuple dans une tragédie sans fin.

Sur le nucléaire, aussi, les sionistes ne sont pas justiciables pour posséder l’arme atomique. Mais derrière cette montée sur scène, il y a une petite panique qui travaille au corps. Les Etats-Unis et Wall-Street, au-dessus, ne semblent plus être ces utilisateurs inconditionnels d’Israël. L’abandon spectaculaire de leurs positions sur la Syrie, a certainement été vécu comme une douche glacée. Dans la foulée, le parrain étatsunien a, aussi, décidé de faire des appels du pied aux Iraniens. Il n’est plus question d’un arrêt inconditionnel du programme nucléaire, ni de menaces, mais d’une demande appelant lundi l’Iran à faire de nouvelles propositions dans les négociations sur son programme nucléaire, lors de la reprise de discussions à Genève.

Même François Hollande, sûrement échaudé par sa stérile et humiliante agitation syrienne, fait dans la prudence et " souhaite que les propos du président Rohani se traduisent en actes ". Souhait qui est, de toute évidence, une réponse diplomatique au persiflage de Netanyahu, qui considère que l’Iran " vient …demander, en échange de concessions cosmétiques de sa part, la réduction des sanctions " et qui pleurniche cyniquement : " et bien, ils auront tout, et nous autres nous n’obtiendrons rien ". Mieux, dans l’outrecuidance cette fois-ci, il avertit que si les Occidentaux n’arrêtent pas "l’Iran, il n’y aura pas de paix dans le monde".

Car il voit les intérêts de l’oligarchie économique et financière étatsunienne prendre, pragmatiquement, le pas sur l’aventurisme guerrier, source de cette tension permanente qui permet au sionisme de prospérer et d’achever son projet de phagocytage de la Palestine, et d’asseoir son hégémonie sur le Moyen-Orient.

Malheureusement pour lui, les cartes sont en train de se brouiller. Les Etats-Unis, qui ne sont plus en mesure de tout dicter, revoient les données d’un monde qui risquent de leur exploser à la face et les faire effondrer.

Par Ahmed Halfaoui


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