COMITE VALMY

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Les banques européennes ont réduit de 9% leurs prêts aux entreprises en 2 ans.
Note de Bruno Arfeuille

mardi 5 novembre 2013, par Comité Valmy


Pour relancer l’économie réelle, Mario Draghi pensait avoir une idée géniale : le LTRO. En décembre 2011 et février 2012, la BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Durée : 3 ans. Taux d’intérêt : 1 %.

Résultat : avec cet argent, les banques européennes ont massivement acheté des obligations d’État. Leurs achats ont augmenté de 26%, soit une augmentation de 550 milliards d’euros.

Dans le même temps, les banques européennes ont réduit de 9 % leurs prêts aux entreprises privées ! Cela correspond à une baisse de 440 milliards d’euros !

Depuis deux ans, les banques européennes ont de moins en moins financé l’économie réelle. Ces centaines de milliards d’euros de liquidités n’ont pas servi l’économie réelle. La dette des Etats européens a explosé. La dette des ménages a explosé. Le chômage en Europe a explosé.

Le LTRO est un échec total.

Mario Draghi est un neuneu.

Mardi 5 novembre 2013 :

Les banques européennes ont réduit de 9% leurs prêts aux entreprises en 2 ans.

Les 16 plus grandes banques européennes ont augmenté leurs investissements dans les obligations d’État au cours des deux dernières années, pour leur faire atteindre 26%, soit 550 milliards d’euros.

Dans le même temps, elles ont réduit les prêts qu’elles ont accordés aux entreprises de 9%, soit de 440 milliards d’euros, rapporte Reuters.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Fitch Ratings, qui confirme que les règles de Bâle III, qui devront être effectivement appliquées par toutes les banques à la fin de l’année 2018, ont déjà impacté la gestion du capital des banques, leur stratégie de crédit et leur exposition au risque. Selon cette réglementation, entre autres, les banques ne seront pas obligées de limiter les prêts qu’elles accorderont aux Etats souverains à une fraction de leurs capitaux, comme elles le seront avec les dettes des agents privés.

Le papier de Fitch indique que ces nouvelles règles pourraient avoir pour effet pervers d’encourager les banques à plus prêter au secteur public, aux dépens du secteur privé.

Récemment, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a vivement critiqué le traitement préférentiel qui sera appliqué sur l’exposition à la dette souveraine dans une nouvelle réglementation en préparation dans un article d’opinion paru dans le Financial Times. Selon le président de la Buba, ce traitement de faveur risque d’inciter les banques à souscrire massivement des obligations souveraines, notamment celles de leur pays, ce qui risque de dissuader en retour les Etats les plus fragiles de mener des réformes, puisqu’ils ne rencontreront plus de difficultés pour refinancer leur dette.

Weidmann rappelle que les Etats peuvent aussi faire défaut, réfutant l’hypothèse courante qui voudrait que les obligations d’État soient sans risque. « L’hypothèse de l’actuelle réglementation selon laquelle les obligations d’Etat sont sans risque a été infirmée avec ce qui s’est passé récemment. Le temps est venu de s’occuper de façon règlementaire du traitement appliqué aux expositions à la dette souveraine. Sans lui, je ne vois aucune méthode fiable pour briser le lien entre les banques et les Etats », écrit-il.

http://www.express.be/business/fr/economy/les-banques-europeennes-ont-reduit-de-9-leurs-prets-aux-entreprises-en-2-ans/198035.htm


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