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POURQUOI "ILS" PLEURENT NELSON MANDELA...
par Jean Lévy

vendredi 6 décembre 2013, par Comité Valmy


Voir en ligne : Hypocrites ! - Par Karim Bouali ( Algérie patriotique )

POURQUOI "ILS" PLEURENT NELSON MANDELA...

La presse, les radios, la télé sont en deuil : ils pleurent tous

la mort de Nelson Mandela.

Célèbrent-ils l’homme qui s’est battu contre l’appartheid, et qui a payé son combat de 27 longues années de prison ?

Non ! Le choeur des pleureuses évoque la résistance de l’homme, certes, mais en passant vite sur cet épisode. Ce qui bouleverse les médias, c’est le rôle joué par le leader sud africain dans ce qu’ils appellent la "réconcilliation" entre la bourgeoisie blanche tortionnaire de tout un peuple noir et ses victimes, hier considérées comme des esclaves.

En fait, l’acte célébré de Nelson Mandela, c’est d’avoir permis à la minorité blanche, sud-africaine et des multinationales étrangères de garder la main mise sur l’appareil de production sud-africain, c’est de n’avoir rien changé dans les rapports sociaux entre exploités et expoiteurs : les esclaves au service du capital blanc sont devenus des travailleurs "libres" toujours férocement exploités au service de ce même capital blanc.

Certes, une frange réduite de la majorité noire a pu accéder marginalement aux sources du profit, en particulier par la corruption.

Mais comme certains journalistes ont dû l’avouer, la fin de l’appartheid n’a rien changé en terme d’exploitation, et la misère en République Sud Africaine est toujours aussi grande aujourd’hui qu’hier pour la masse du peuple noir.

Certes, en terme de liberté individuelle, celui-ci n’est plus quotidiennement victime de la brutalité bestiale et du mépris des Blancs. Encore que socialement, les Noirs sont toujours soumis à la répression féroce de la police, s’ils osent se dresser contre l’exploitation économique dont ils sont l’objet.

Le récent massacre de dizaines de mineurs grévistes africains par les forces "de l’ordre capitaliste" confirme que la fin de l’appartheid n’a rien changé en la matière.

C’est donc un Mandela protecteur de la classe possédante qui est, aujourd’hui, porté aux nues par les médias. Et pas le combattant du systhème de l’appartheid.

S’il en était autrement, nos journalistes, nos politiciens en pleurs, ne porteraient dans leur coeur le régime d’appartheid qui sévit aujourd’hui en terre palestinienne, où la minorité juive discrimine jour après jour la population arabe, exerçant sur celle-ci la dictature militaire sur un territoire volé, en violation ouverte de tous les droits naturels de ce peuple et des votes des Nations Unies.

Nelson Mandela a eu beaucoup de mérites pour son action et son courage qui l’ont privé de sa liberté pendant 27 longues années.

Mais, le jour venu de sa libération en 1994, l’appartenance à la bourgeoisie noire a dominé son action politique.

Ce qui ne fut pas le cas d’autres dirigeants de la Résistance, combattants de l’ANC et du Parti communiste sud-africain, fidèles à leur peuple et à leurs convictions, et qui furent éliminés physiquement, même après la libération de leur pays.

De ceux-là, bien sûr, les Guetta de service n’en font pas état.

Jean LEVY - Comité Valmy


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