COMITE VALMY

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L’Arménie a choisi l’Union douanière (et la Russie)
Elina Kazarian

mardi 7 janvier 2014, par Comité Valmy


L’Arménie a choisi l’Union douanière

En 2013 l’Arménie a changé radicalement de cap. Le refus de parapher un accord d’association avec l’UE et la décision d’adhérer à l’Union douanière a été le principal événement politique et économique en république. Fin décembre l’Arménie a signé à la réunion de l’Union eurasiatique à Moscou une « feuille de route » pour son entrée à l’Union douanière. On prévoit que déjà en février 2014 l’Arménie sera entièrement prête à conclure un accord dans ce sens. Quelques détails avec notre envoyée spéciale en Arménie, Elina Kazarian.

L’Arménie opte pour l’Union douanière. On l’a appris après la rencontre de septembre du chef de la république avec le président russe. En Arménie on qualifie cette décision de réfléchie et pondérée. Voici ce que dit le Premier ministre de la république Tigran Sarkissian :

« La décision d’adhérer à l’Union douanière, stratégique pour nous, était dictée par l’aspiration à réunir les conditions les plus propices à un développement durable et à la formation d’une économie arménienne compétitive. La coopération économique avec la Russie a, comme on le sait, une signification exceptionnelle pour l’Arménie. La Russie est notre principale partenaire commerciale et le pays qui investit le plus dans notre économie. Elle joue un rôle décisif dans le développement de l’infrastructure de l’Arménie. »

En particulier, on compte sur la Russie au regard des perspectives de l’essor des entreprises arméniennes majeures. Dès à présent les capitaux russes placés se sont chiffrés à plus de 3 milliards de dollars. Dans les principales branches de l’économie arménienne travaillent près de 1500 sociétés russes. De l’avis des analystes, après l’adhésion à l’Union douanière les fabricants arméniens auront un accès libre sur le marché extérieur. Quant à l’absence des frontières communes avec les pays membres de l’Union douanière, voici ce qu’en dit Tatiana Valovaïa, ministre de l’Intégration et la macroéconomie de la Commission économique eurasiatique :

« Nous vivons au XXI siècle. Actuellement le commerce se fait principalement dans la sphère des services, des produits de la propriété intellectuelle, de nouvelles technologies. Là les frontières communes n’ont pas, bien sûr, de portée aussi absolue. Or même quand il s’agit de marchandises qui doivent passer par les frontières, le nouveau régime facilitera au maximum toutes les procédures douanières, et réunira des conditions aux maximum favorables, car il n’y aura pas d’inspection douanière, de barrières sanitaires et autres. »

De l’avis des analystes, l’Arménie a toujours été un partenaire économique clé en Transcaucasie pour l’Union douanière. Nombre de sociétés russes investissent déjà activement en Arménie. Avec l’adhésion à l’Union douanière les investissement afflueront également de la Biélorussie et du Kazakhstan, sont persuadés les experts.

L’entrée officielle dans l’Union douanière aura lieu en mai 2014 au plus tard. Ensuite l’Arménie s’engagera activement dans le processus de formation de l’Union économique eurasiatique. Les avantages que cela présente ne sont mis en doute par aucun des experts des pays membres du nouvel espace économique.

Elina Kazarian

6 janvier 2014


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