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Egypte : une femme à la tête d’un parti politique

mardi 11 mars 2014, par Comité Valmy


Egypte : une femme à la tête d’un parti politique

Hala Shoukrallah, 59 ans, a tout contre elle dans un pays ultra-conservateur : femme de gauche

Pour la première fois de l’histoire de l’Egypte, une femme vient d’être élue à la tête d’un parti politique. Il s’agit de Hala Shoukrallah, la nouvelle présidente du parti al-Dostour ("la Constitution"), fondé et présidé par Mohamed el-Baradei. Le signe d’un changement certain dans une Egypte où les droits des femmes étaient en pleine régression.

Hala Shoukrallah, 59 ans, a obtenu 108 voix sur les 189 électeurs.

Selon Hala Shoukrallah, son élection représente une "percée significative" au sein de la société égyptienne. "C’est un grand pas en avant", ajoute-t-elle. Une femme est également arrivée en deuxième position, avec 57 voix, il s’agit de la présentattrice de télévision Djamila Ismaïl.

L’élection de Hala Shoukrallah est également à remettre dans le contexte du putsch militaire qui a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en Egypte. Les femmes ont joué un rôle prépondérant en particulier par l’intermédiaire. Les militaires ont en effet promis que lors des élections pour le Parlement qui devraient se dérouler en été, la moitié des sièges sera réservée aux femmes.

Dans le pays ultra-conservateur qu’est l’Egypte, Hala Shoukrallah avait tout contre elle. Elle est une femme, et jamais dans l’histoire de l’Egypte une femme n’avait été le chef d’un parti politique. Il y a encore un an, les islamistes niaient aux femmes le droit de commander, en se basant sur une interprétation rigoriste d’un hadith du prophète, selon lequel "elles manquent de cervelle et de religion". Pire encore quand il s’agit d’une chrétienne. La seule exception date de deux mois à peine, quand Mona Mina avait été élue présidente de l’Ordre des médecins.

Hala Shoukrallah présente par ailleurs un dernier défaut ; dans une Egypte où la droite est dominante - chez les libéraux comme chez les islamistes -, elle est de gauche. Elle aura la dure tâche de redresser un parti qui a été déchiré par les divisions et les démissions après le départ de son icône Mohamed el-Baradei. Un parti où certains veulent déjà que la nouvelle patronne se présente à la présidentielle. Des femmes ont déjà tenté l’expérience en 2012 mais n’ont jamais pu recueillir le nombre suffisant de signatures pour que leur candidature soit retenue.

Source :
www.i24news.tv

24 Février 2014


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