Lettre ouverte aux parlementaires
vendredi 25 janvier 2008, par Comité Valmy
Voir en ligne : : http://www.petitionreferendum2007.fr/index.php ?petition=2
Monsieur, Madame le(a) Député(e), le(a) Sénateur(trice),
Vous êtes appelé à vous prononcer sur le « traité de Lisbonne » et, éventuellement, à violer et trahir la souveraineté populaire, si vous prenez la responsabilité de contribuer, de manière active ou passive, à la ratification de ce document. En effet, le contenu du « traité de Lisbonne » est substantiellement identique à celui du traité constitutionnel définitivement rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005.
Dans ces conditions, un vote nouveau des assemblées parlementaires, contre celui du peuple souverain, est manifestement illégitime, il relève d’une pratique totalitaire de trahison de la souveraineté du peuple, et de la Nation, de celle de la République. Ceux des parlementaires qui contribueront à cette infamie, à ce véritable coup d’État, rejoindront aux yeux de l’histoire leurs prédécesseurs dans la capitulation nationale, les parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940. Demain en revanche, l’histoire honorera les noms des parlementaires qui auront eu le courage de dire non.
De plus, la légitimité de l’État serait gravement mise à mal si une telle forfaiture était accomplie. Si les élus de la nation, de droite comme de gauche, devaient se rendre coupables d’une telle trahison du peuple, la paix sociale et civile dans nos quartiers n’aurait plus aucune chance ni aucune raison d’être maintenue. Ainsi, c’est la survie de l’esprit public qui est en jeu. Jamais, depuis les heures noires évoquées plus haut, les dirigeants de ce pays n’avaient joué avec le feu de manière aussi dangereuse et inconsciente.
Les parlementaires qui auront usurpé la souveraineté - crime puni de mort rappelons-le, par la constitution populaire de 1793… - seront légitimement combattus à chaque nouvelle échéance électorale. Le peuple, pour qui l’insurrection reste le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs dès lors que le gouvernement viole ses droits, ne manquera pas de se souvenir.
Le Comité Valmy proposera aux forces républicaines de la Résistance en cours de regroupement et d’organisation que, dès le rétablissement de la République dans sa pleine souveraineté, les parlementaires félons, frères des émigrés de Coblence, puissent être soumis à une procédure permettant de les traduire devant une Cour de justice républicaine et populaire.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur l’expression de nos salutations républicaines. Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu, président.
Savez vous qu’un vote majoritaire a en 1940 constitué un nouveau pouvoir et DEGAULLE fut accusé de trahison..on connait la suite. N’y avait t’il pas eu un vote majoritaire pouvant justifier cela et vos arguments.
Evoquer l’absence de cohérence au sein des partisans du référendum et éventuellement de la confirmation du non de 2005 parait singulère dans un pays ou règne en principe la démocratie et le respect de l’opinion d’autrui. Je ne suis guère proche du PS mais je reconnais que sa faiblesse est précisèment le respect des tendances mais c’est aussi son honneur.
Il y a eu parfaite cohérence de la majorité de 2005 puisqu’il s’agissait du destin de la France et pas d’autre chose.
Je préfère cela au spectacle navrant offert par les parlementaires UMP qui en sont réduit à être complices des subterfuges les plus scandaleux pour étouffer les voix de ceux qui ne partagent pas leur conception. C’est un déni de démocratie et c’est profondèment malhonnête. C’est une forme de dictature feutrée méprisant le peuple.
Nous sommes appelés à penser que le vote par la voie parlementaire étant illégitimes le traite dit de Lisbonne l’est aussi et pourra être rejeté par référendum dans les temps qui viennent.
et à la "simplification" d’un traité ... refusé pour malgré un bombardement médiatique à sens unique
ce fait à lui seul aurait du vous interpeller l’Europe n’est pas en marche, elle est mise en marché
Monsieur, J’ai lu attentivement votre texte en faveur d’un passage par la voix parlementaire du Traité dit Simplifié concernant l’Europe.
Vous n’ignorez pas que tous les votes, toutes les élections, assemblent à un moment ou à un autre, et notamment lors des deuxièmes tours de scrutin que la France connaît bien, des intérêts estimés convergents pourtant sous tendus par des opinions souvent différentes à l’origine.
Ou bien votre "plaidoyer" remet tout simplement en cause notre Démocratie qui s’appuie sur ce principe, principe parfois inconfortable, je veux bien l’admettre, comme est parfois difficile et inconfortable l’execice même de la Démocratie. Et combien d’élections devraient alors être invalidées dans ce même après coup que le dernier référendum...
Ou bien vous ne pourrez que vous résoudre à redemander l’avis du Peuple comme le Président de la République lui même l’a, il y a peu et vous vous en souvenez sans doute, jugé indispensable et garant de la cohésion nationale et européenne.
En espérant un changement de votre perspective quant à cette situation précise,je vous prie de croire, Monsieur le Député, en mes sentiments respectueux.
BRAVO ! Cela fait plaisir de voir si bien exprimée l’inquiétude que j’éprouve depuis des semaines :
Si les élus de la nation, de droite comme de gauche, devaient se rendre coupables d’une telle trahison du peuple, la paix sociale et civile dans nos quartiers n’aurait plus aucune chance ni aucune raison d’être maintenue. [...] Jamais, [...], les dirigeants de ce pays n’avaient joué avec le feu de manière aussi dangereuse et inconsciente.
Il est navrant de lire les réactions qui tentent de justifier la forfaiture qui se prépare par une contre vérité telle que : "Le peuple a donné mandat à NS avec 53% de voix !" Faut-il rappeler que le scrutin majoritaire à 2 tours n’est vraiment pas fait pour recueillir des préférences collectives ?
Qu’il est incapable de garantir la liberté de vote de l’électeur sur chaque question particulière : tant au 1er tour, (ou "il choisit"), qu’au second, (ou "il élimine"), celui-ci est appelé à accepter ou rejeter en bloc des propositions sans lien entre elles.
En contraste avec l’imposture du "mandat a 53%", on peut au contraire retenir que le 22 avril 2007, 74% des électeurs INSCRITS, n’ont pas choisi l’élu du 6 mai ! A une époque ou l’on use, (et abuse...), de moyens informatiques et de sondages plus ou moins rigoureux... il y a qq chose de tragique dans l’usage persistant, au pays de Condorcet et de Borda, d’un outil aussi grossier que le scrutin majoritaire !
Quel parti aura le courage d’être moins "conservateur" dans le choix des moyens mis en œuvre pour recueillir les préférences collectives ? De tenter d’appliquer enfin l’article VI de la DDHC, qui affirme : "La loi est l’expression de la volonté générale" ?
Voir en ligne : France-alter
Les sénateurs ont voté OUI à la révision de la Constitution française, révision nécessaire pour la ratification parlementaire du traité de Lisbonne.
http://www.senat.fr/scrupub/2007/scr2007-76.html
Il y a eu 258 suffrages exprimés. 210 sénateurs ont voté OUI. 48 sénateurs ont voté NON.
Je veux remercier les 48 sénateurs qui ont voté NON. Je veux rendre hommage aux 48 sénateurs qui ont sauvé l’honneur :
23 sénateurs communistes et MRC (Chevènement) : Mme Éliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Évelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Mme Odette Terrade, MM. Bernard Vera, Jean-François Voguet.
22 sénateurs socialistes : M. Bernard Angels, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Mme Annie Jarraud-Vergnolle, M. Alain Journet, Mme Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Marcel Rainaud, Robert Tropeano, André Vantomme.
2 sénateurs UMP : MM. André Lardeux, Charles Pasqua.
1 sénateur proche de Philippe de Villiers : Bernard Seillier
Si on additionne les 48 sénateurs qui ont voté NON et les 77 députés qui ont voté NON, on obtient 125 parlementaires qui veulent un référendum.
Sur un nombre total de 908 parlementaires, ça fait 13,8 % de parlementaires qui veulent un référendum.
13,8 % de parlementaires démocrates.
86,2 % de parlementaires anti-démocrates.
86,2 % de parlementaires qui s’apprêtent à désavouer le peuple français lundi à Versailles.
Le parti gaulliste Debout La République appelle à manifester le 4 février à Versailles :
" Lorsque le feu est à la maison, on ne demande pas aux pompiers s’ils sont de droite ou de gauche … Devant le péril qui menace la Nation, devant le mépris du peuple et du vote des Français, Nicolas DUPONT-AIGNAN et DEBOUT LA REPUBLIQUE appellent à réagir.
Nicolas DUPONT-AIGNAN et DEBOUT LA REPUBLIQUE appellent tous les adhérents et sympathisants à se joindre dans un esprit d’unité aux manifestations organisées par de nombreux mouvements de tous horizons politiques le Lundi 4 février à Versailles. Rendez-vous à partir de 14h avenue de Sceaux, angle avenue du Général de Gaulle, à proximité des gares de Versailles Rive Gauche et Versailles Rive Droite.
Pour ceux qui ne peuvent se déplacer en région parisienne, DEBOUT LA REPUBLIQUE propose de manifester silencieusement le lundi 4 février, entre 12h et 14h, devant chaque préfecture, en faisant un geste symbolique à votre initiative. (Par exemple, se bâillonner avec un bâillon noir, etc…) "
http://debout-la-republique.fr/
A Versailles, quelles sont les nouvelles de notre monarchie élective ?
A Versailles, notre monarque vient d’arriver à « La Lanterne » le samedi 2 février 2008.
A Versailles, notre monarque vient de finir sa nuit de noces avec la reine. Félicitations aux heureux époux !
A Versailles, l’endroit où notre monarque passe sa lune de miel s’appelle « La Lanterne ».
« Le pavillon de la Lanterne a été édifié en 1787 par le prince de Poix, capitaine des chasses et gouverneur de Versailles, sur un terrain situé en bordure de la ménagerie du château de Versailles (aujourd’hui détruite), offert au comte de Noailles son père par le roi Louis XV. Il comporte alors un rez-de-chaussée ainsi qu’un étage sous combles. Ses façades ornées de stucs comptent sept travées, celle du centre étant surmontée d’un fronton. Cependant, en l’absence d’archives, on ignore ceux qui y ont œuvré. Contrairement à certaines rumeurs, le nom de "la Lanterne" ne fait pas référence au célèbre refrain révolutionnaire « Ah ! ça ira », mais aux nombreuses fenêtres, 36 en tout, du pavillon qui éclairent les lieux.[...] Lieu de villégiature affecté sous la Ve République aux premiers ministres français, il est mis à la disposition du président de la république depuis mai 2007. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Lanterne
Le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté la constitution européenne par référendum. 54,67 % des Français ont voté NON. 15 449 508 Français ont voté NON.
A Versailles, deux ans et huit mois plus tard, le 4 février 2008, environ 780 parlementaires s’apprêtent à désavouer le peuple français. Didier Maus est le président émérite de l’Association française de droit constitutionnel. Il vient de publier un article historique intitulé « Le Parlement peut-il désavouer le peuple ? »
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/01/17/01005-20080117ARTFIG00517-le-parlement-peut-il-desavouer-le-peuple-.php
A Versailles, 780 parlementaires vont avoir le privilège de désavouer le peuple français.
A Versailles, 780 privilégiés vont désavouer le peuple français.
Quelle sera la réaction du peuple ?
Bonjour,
Bravo pour cet article. J’ai rejoint le collectif 29mai.eu en déposant plainte contre l’Etat Français.
Il faut informer et sanctionner dans les urnes.
Voir en ligne : Porter plainte auprès de la CEDH
En 800, Charlemagne est couronné empereur à Rome. L’historienne Elisabeth Carpentier évoque Charlemagne (Histoire de France, Seuil Points Histoire, p. 100) :
« C’est là, dans les dernières années de sa vie, entre 800 et 814, et pendant le règne de son fils Louis le Pieux (814-840), que l’étude des institutions carolingiennes peut nous révéler si l’Empire fut conçu comme une réalité politique ou s’il resta au stade d’un agglomérat de peuples voué à l’éclatement. »
En 843, le traité de Verdun est signé : l’Empire de Charlemagne éclate. Il est divisé en trois tiers : le royaume de Francie occidentale (qui deviendra la France), le royaume de Francie orientale (qui deviendra la Germanie), et enfin la Francie médiane et l’Italie.
http://fr.encarta.msn.com/media_461551600/Trait%C3%A9_de_Verdun.html
Elisabeth Carpentier évoque le traité de Verdun (Histoire de France, Seuil Points Histoire, p. 106) :
« Le traité de Verdun (843) est à la fois le premier traité européen et un premier acte de naissance de la France. Il reconnaît l’existence de trois royaumes complètements indépendants.
Attribuée à Charles le Chauve, la Francie occidentale s’étend à l’ouest d’une ligne qui suit très imparfaitement le cours de l’Escaut, de la Meuse, de la Saône et du Rhône : soit les « quatre rivières » qui constitueront jusqu’à la fin du Moyen Age la frontière orientale du royaume de France.
La Francie orientale, attribuée à Louis, s’étend à l’est du Rhin et au nord des Alpes : elle va constituer le royaume de Germanie.
Le reste, la Francie médiane et l’Italie, soit une longue bande qui s’étire de la mer du Nord au sud de Rome, va à Lothaire, qui conserve le titre impérial. Cette part de Lothaire est très vite vouée à la division – Lothaire lui-même en fait trois royaumes pour ses fils – et aux ambitions de ses voisins des deux Francies. Quant au titre impérial, il ne reste pas longtemps fixé dans la descendance de Lothaire. S’en empare le prince carolingien qui jouit du plus grand prestige auprès des grands et surtout auprès de l’Eglise et de la papauté, restées garantes de l’unité chrétienne. C’est le cas de Charles le Chauve, qui a réussi à unifier son royaume malgré la résistance des Aquitains, à organiser une première défense contre les Vikings et à s’emparer de la partie septentrionale de l’héritage de Lothaire, en Francie médiane. Charles le Chauve porte la couronne impériale de 875 à 877. Elle passe ensuite à un fils de Louis de Germanie, Charles le Gros (881-888). Désormais, l’histoire de la France et l’histoire de l’Empire seront disjointes. »
Je complète cette dernière phrase : désormais, l’histoire de la France et l’histoire de l’Empire seront disjointes, jusqu’au 4 février 2008, acte de décès de la France. Le 4 février 2008, députés et sénateurs choisissent de dissoudre la France dans un nouvel Empire, l’Union européenne. La France devient une simple région de l’Union européenne.
L’Union européenne a un drapeau : le drapeau bleu avec douze étoiles jaunes.
Elle a un hymne : « L’ode à la joie » de Beethoven.
Elle a une fête nationale : le 9 mai.
Elle a une devise : « Unie dans la diversité ».
Elle a une monnaie : l’euro.
Elle a la personnalité juridique.
Elle a une Commission, non élue au suffrage universel direct.
Elle a un parlement : le parlement européen.
Elle a un droit : le droit européen. « Les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des États membres. » Déclaration n° 17 du traité de Lisbonne.
Elle a un ministre des Affaires étrangères.
Elle a une politique de défense : dans le cadre de l’OTAN.
Elle a une superficie de 4 376 000 km².
Elle a 494 000 000 d’habitants.
Elle a 27 nations.
Elle a 23 langues officielles.
Elle a 3 alphabets (latin, cyrillique, grec).
Hypothèse : comme l’Empire de Charlemagne, l’Union européenne est un agglomérat de peuples voué à l’éclatement. Combien de temps durera ce nouvel Empire avant d’éclater ?
Voir en ligne : レーシック