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Réflexion à propos du "débat sur l’identité nationale" par Jacques Maillard

jeudi 7 juin 2012, par Comité Valmy


Le triomphe de la République - Par Jules Dalou - Place de la Nation Paris

Prologue

Qu’est ce que la nation ? C’est, selon les dictionnaires, un peuple, habitant un territoire, ayant en commun une langue et des intérêts. Qui, en prenant cette définition, menace réellement la nation française ? Certainement pas de pauvres immigrés venus chercher du travail, fuyant la misère matérielle et morale (religieuse, familiale, despotique) de leur patrie soumise à la famine, le chômage, l’invasion, la guerre. Voyons plutôt les effets de la politique néfaste qu’une infime minorité du pays, milliardaire, assistée de la collaboration de quelques centaines de milliers d’affidés, et bénéficiant de l’aliénation de millions, inflige au pays, à son peuple, à la nation. Cette minorité est caractérisée par sa haine du peuple, son avidité sans limite et son total manque de culture, d’instruction et d’intérêt pour elles.

1 La haine du peuple, Le syndrome de Gobineau

Ces milliardaires et leur cohorte d’affidés sont les "héritiers", adoptifs, de coeur, ou de filiation, de ceux qui en France "possédaient" ce pays avant 1789, à savoir les nobles, l’église catholique et quelques bourgeois. Le comte de Gobineau est le fondateur de la thèse de la "race supérieure", destinée à dominer et diriger les autres peuples. Bernays, dans "Propaganda", parle de "born leader" (leaders nés). Pour Gobineau, en supprimant les droits féodaux (conséquence rendue possible par la primauté déclarée de la loi sur la propriété), l’assemblée nationale, dans la nuit du 4 août 1789, a dépouillé les nobles et l’Eglise de sa propriété (le peuple esclave) qu’ils avaient reçue des mains de Dieu à la chute de l’Empire d’Occident. Les nobles car ils sont (approximativement...) les descendants des envahisseurs germains qui firent la conquête de la Gaule, L’Eglise par les droits qu’ils reçurent des empereurs romains christianisés. Ce peuple est donc un voleur : par essence, tous ses droits, toutes les propriétés de l’Etat républicain, pour ces descendants (spirituels ou biologiques) de nobles ou anoblis, sont des impostures, des aberrations anti-naturelles, violation des lois naturelles et divines, violation des "droits de l’homme", des vrais des seuls qui ont le droit de vraiment vivre, les "leaders", les "entrepreneurs. C’est un gaspillage. Sans jamais pouvoir l’avouer trop clairement en public, c’est donc une haine de la République, et donc de la nation qui agite ces milieux, rêvant d’une France d’ancien régime, où les "manants" n’auraient aucun droit. Cette haine s’exerce vers la République, dont la devise et surtout son terme "égalité", est pour eux une insulte. Elle s’exerce aussi contre l’industrie, qui nécessite des travailleurs instruits et organisés. Elle s’exerce même contre la France, sa langue : on change les noms des firmes, des concepts, au profit de l’anglais, rendu même obligatoire dans les agences de recherche du gouvernement.

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L’avidité de cette classe

Elle se manifeste sous 3 aspects :

· Braderie générale des biens publics.
· Destruction des droits des citoyens et des travailleurs permettant une exploitation sans limite.
· Politique internationale de prédation et d’aliénation de souveraineté, permettant la destruction des intérêts communs du peuple, et donc de la nation,au prix même de l’abandon du territoire national.

2.1 La grande braderie

En premier lieu, sous le prétexte de l’"efficacité", on a investi des sommes fantastiques dans des aventures internationales, on a fait emprunter l’Etat en devises internationales. Puis les mêmes ont agité le spectre de la dette, au nom des traités européens, pour privatiser, alors même que les actifs couvraient sans problème le passif (voir le rapport de l’INSEE sur le patrimoine de la France). Alors on a vendu, tout azimuth, à bas prix : flotte de commerce, industries, banques, assurances, télécommunications, arsenaux, télévisions, services publics des transports et de l’énergie, autoroutes, monuments... Ainsi, en deux décennies, l’Etat, et donc la nation, s’est vue dépouillée de plus de 80% de son potentiel industriel, minier et financier, bradé à cette poignée de milliardaires, dont la citoyenneté est souvent douteuse, le patriotisme et le civisme absent : abonnés aux fraudes fiscales, à la délocalisation, aux trafics électoraux, aux partage douteux des marchés, à la corruption et au soutien des dictatures.

Elle en veut toujours plus. Maintenant ce sont les services de la santé, de l’éducation, des musées, des monuments historiques , de la poste, de la sécurité, dont elle veut s’emparer. Elle le fait en association avec l’église catholique qui s’intéresse particulièrement à la santé, aux monuments, à l’éducation, l’université, et la solidarité. Le traité de Lisbonne, est d’ailleurs l’outil adéquat de cette piraterie. Il détruit la nation républicaine et instaure la dictature de l’argent sur les citoyens ("le despotisme doux", selon Jacques Delors). Contrairement à l’objectif affiché, chaque privatisation augmente la dette, la misère, et justifie de nouvelles privatisations. Ce sont les saignées des docteurs de Molière. La détérioration de la qualité des biens et services offerts, l’augmentation de leur coût, la baisse du niveau et de la qualité de vie pour tous, hors de cette poignée de profiteurs, s’accélère. Cette privatisation s’accompagne d’une "mise à l’abri" systématique par ces oligarques de leur butin à l’étranger : ainsi des accords internationaux leur garantissent impunité et totale protection contre des troubles et des révolutions en France. Les usines sont déménagées (de nuit souvent), les emprunts libellés en monnaie étrangères, les sièges des firmes "sécurisés" hors de nos frontières (Pechiney, Arcelor, EADS...). De multiples activités, de nombreux savoir-faire sont pillés et disparaissent du territoire national. Les intérêts de cette classe oligarchique et de ses sicaires sont donc à l’opposé des intérêts du peuple et de la nation française.

2.2 L’atteinte aux droits des citoyens et des travailleurs

Leur avidité se manifeste aussi par un transfert massif de revenus et de richesses de la classe des travailleurs vers les "actionnaires" (eux en l’occurrence). Environ un quart du PIB est consommé par moins de 1% de la population. Pour ce faire il faut museler la population, corrompre ses "leaders" (voir le scandale de l’UIMM et des rétrocommissions), écraser par la précarité (la menace du chomage), détruire les solidarités (par "l’individualisation" des salaires et la contractualisation générale), instaurer le harcèlement "managérial". Il faut aussi que la population ne puisse se rendre compte de la situation, ni se révolter, contre le hold-up qu’elle subit. Il faut donc une propagande efficace, et un appareil juridique (international si possible) qui interdise tout "retour en arrière" et qui "pousse les réformes", contraire à toute notre tradition nationale. Il faut aussi détruire toute véritable instruction publique. Petit à petit, le droit du travail, privé et public, est sytématiquement démantelé, sous divers prétextes ("lutter contre la concurrence" pour les marins en premier, "faire respirer le service public" pour les fonctionnaires, etc). La terreur règne, la consommation de drogues, médicales (nous sommes les champions du monde de la consommation par personne), légales et illégales, augmente sans arrêt. Les grèves sont noyées dans le pourrissement, et toute révolte individuelle est, par la psychiatrie aux ordres, les huissiers ou le harcèlement, écrasée.

2.3 La recherche de la prédation mondiale

Grâce aux vertigineux profits que la grande braderie et l’exploitation des travailleurs leur ont permis, ces oligarques ont lancé une opération de "conquête mondiale des marchés", consistant essentiellement à profiter de l’exploitation forcenée que l’absence de traditions républicaines permet dans de nombreux pays. Ainsi nos firmes ferment des usines, délocalisent leur production (Renault en premier), font la "conquête de marchés", importent massivement des produits ne correspondant ni à nos besoins, ni à nos traditions, pour leur plus grand profit. Bien sûr cette "nouvelle colonisation" s’accompagne d’une diarrhée de propagande pour la justifier, avec "experts" et "universitaires" qui en vantent les bienfaits tout en ne subissant, ni en ne connaissant aucun de ses méfaits. Ils argumentent en particulier que, tous les pays procédant ainsi, nous devons le faire. En dehors de l’aspect "panurgique" de l’argument, remarquons qu’une spécificité "républicaine" serait justement d’éviter la prédation externe. C’est d’une part explicitement proclamé dans notre constitution, et d’autre part, souvent, à terme, beaucoup plus raisonnable économiquement : si ces aventures ont permis des enrichissements gigantesques d’oligarques, pour notre pays et son peuple, elles se sont le plus souvent terminées en catastrophe, souvent militaire. En particulier le prix à payer, pour que ces oligarques s’engraissent à l’étranger, c’est la "réciprocité". Ainsi les bénéfices aux USA d’une EDF privatisée se payeront-ils par l’aliénation de notre indépendance nucléaire. Ainsi la conquête de marchés agricoles se traduit par le démantèlement de notre sécurité alimentaire ("toute la bouffe sera importée...", dixit un de ces sicaires). La vente d’assurances médicales en Europe ou aux USA nous impose le démantèlement de notre assistance publique et de notre sécurité sociale (démantèlement aux mains de la commission européenne, grâce au traité de Lisbonne). Les oligarques et leurs sicaires ont clairement des intérêts opposés aux nôtres : Prenons un ministre qui a fait une carrière grassement rémunérée aux USA, dans une firme pétrolière, dans un cabinet d’avocat, dans une université. Comment peut-t-il concevoir quelqu’attention pour des travailleurs, fonctionnaires, salariés ou indépendants qui se battent pour vivre décemment dans notre pays ? Ajoutons que le modèle dominant de ces "élites", c’est "blade runner" décrit par Mike Davis, Los Angeles : quelques-uns sont très riches (ils ont "réussi"), et le reste oscille entre pauvreté et extrême pauvreté...

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Son inculture

Celle-ci se manifeste par 3 caractéristiques :
· Son mépris, voire sa haine, de tout ce qui est savoir et savoir-faire

· Son amour et sa promotion de l’obscurantisme, qu’il soit astrologique, religieux, chauvin, ethnique.

· Son prosélytisme "marchand" et "financier"

3.1 La haine de l’esprit

La politique de tous les gouvernements, depuis 20 ans, est la restriction de l’accès au savoir, ainsi que la réduction du savoir enseigné lui même. Ceci se manifeste par :

· Dans le primaire et le secondaire, la réduction systématique du nombre d’heures de cours, ainsi que de la création de véritables guettos d’éducation, rendant une bonne école un luxe qui devrait se payer très cher, notamment en prix de l’immobilier. Ceci s’accompagne d’une réduction de l’effectif des professeurs, ainsi que la baisse systématique du contenu des savoirs enseignés.

· Par la stagnation du nombre d’étudiants, ainsi que la réduction de la proportion des élèves des classes défavorisées (ouvriers, employés...) dans les grandes écoles

· Dans la recherche et l’université, des "réformes" visant à détruire toute liberté et créativité aux chercheurs et enseignants, avec l’objectif affiché de les rendre esclaves du patronat, voire des églises.

Parallèlement, un tel mouvement se traduit dans toute la sphère intellectuelle : Il est frappant par exemple de constater que le déménagement de nombreuses oeuvres du musée de l’homme vers le musée du quai Branly s’est traduit par une réduction drastique (1/3) du nombre d’oeuvres exposées,alors même que la surface a grandi d’un facteur 3. Il s’agit de frapper au coeur une spécificité française reconnue par de nombreux observateurs étrangers, depuis longtemps (Clausevitz, Freud) : le niveau d’instruction de la population. Si l’oligarchie rencontre de vives oppositions, elle poursuit toujours avec obstination ses "réformes", dont le but avoué est la destruction du savoir "classique" (en particulier arts, humanités, sciences) au profit du commercial, "économique", management... Ceci est présenté comme la "nécessaire professionalisation" de l’enseignement, en fait sa mise au service du patronat : ne pas former quelqu’un de trop qualifié, un citoyen trop critique, mais un esclave docile. Cette haine de l’esprit explique aussi la haine de l’industrie, commune à de larges franges de l’"élite", et maquillée sous de nombreux habits (écologie, aide au tiers monde...). Délocaliser une industrie, fermer une ligne de chemin de fer, acheter des prestations clés en mains d’une firme "internationale", c’est tuer des ouvriers qualifiés, organisés, liés à la population locale. Depuis 30 ans de nombreux savoir-faire ont disparu de notre pays, ce qui constitue, à terme un grand danger pour notre pays.

3.2 La promotion de l’obscurantisme

Celui-ci se manifeste par la religion, le chauvinisme, la dépendance : Les gouvernements, quels qu’ils soient, ont commencé à remettre par divers moyens à l’église catholique ses anciens biens et pouvoirs : Collège des Bernadins à Paris, aide aux écoles confessionnelles obligatoires pour les mairies, autorisation d’investissements dans les constructions liées aux cultes, reconnaissance des diplômes delivrés par les universités catholiques, et destruction de l’enseignement public (pour renforcer l’attractivité des écoles privées). Hypocritement, la plus puissante des églises instrumentalise les minorités religieuses en éclaireurs sur le chemin de la remise en question de la laïcité de l’Etat.

La promotion du chauvinisme le plus bas sous prétexte de sports, est un des avatars de ce système de pensée. La "fierté" nationale devient alors donc partie intégrante de cette aliénation, alors même que la nation se voit détruite, spoliée, sur des questions très graves.

Parallèlement, pour tenir la population, on laisse la drogue envahir les rues, on ne lésine pas sur les psychotropes : ce sont les seuls médicaments qui, tout en augmentant massivement de consommation d’année en année, ne voient aucune restriction à leur développement par les autorités sanitaires, au contraire. Autre avatar, grâce à "l’Europe", on déclenche un développement massif des jeux de hasard et sportifs, par une "libéralisation" de ces jeux, par une baisse gigantesque des taxes les imposant : l’illusion de la chance pourra-t-elle empêcher que, conscient de ce qu’on lui inflige, le peuple ne se révolte ?

Enfin, en succédané d’un bon fonctionnement des services publics, d’un niveau de vie honnête, et d’un esprit civique, on promeut bons sentiments et charité, cette dernière que condamnaient comme le pire des crimes contre la République, à juste titre, les tribunaux romains.

3.3 Promouvoir la mentalité de "boutiquier"

L’un des aspect fondamentaux de l’offensive idéologique en cours, c’est d’instaurer dans la population cette mentalité de "teneur de livre de compte", dont Napoléon accusait les anglais : ne voir que le "comparateur de prix", passer son temps à des "évaluations", transformer l’économie du pays en gigantesque casino ("l’économie de service"). L’enseignement doit alors être réduit aux "matières fondamentales" (anglais, informatique, management, les 3I de Berlusconi, Impresa, Inglese, Informatica). La philosophie, l’histoire, les maths, la physique, la littérature, voilà les ennemis : ils donnent de l’esprit critique, la possibilité de "penser par soi-même", le pire des péchés, selon la bible.

Epilogue : Le choix de société

Deux logiques sont donc en opposition frontale :

· La logique "royale", ou "féodale", métissée avec la logique "marchande".

La propriété est reine. La nation se définit par des critères ethniques, séparant des autres. La jouissance est totale (liberté du luxe, du pouvoir, des avoirs) pour ceux d’en haut. La dépendance, l’aliénation est totale pour ceux du bas. Les inégalités sont monstrueuses. La nation n’est alors qu’un moyen d’oppression extérieure et intérieure.

· La logique républicaine.

L’égalité est l’un des principes, assurant des droits et des devoirs à chacun. Le bien public est inaliénable. Cette logique ne peut survivre qu’avec un haut niveau d’instruction de tous : en science, en arts, en philosophie, en humanités, en techniques. La nation doit incarner des principes qui unifient à l’intérieur et qui ouvrent à l’extérieur.

La première des logiques conduit à la guerre. La seconde permet au contraire, par l’exemple, d’inciter d’autres peuples à découvrir aussi que l’esclavage n’est pas l’unique avenir possible.

2 janvier 2010 Jacques Maillard

4 Messages de forum

  • Trés bon état des lieux ,l’attaque des possédants contre la Republique et le peuple est bien mise à jour.C’est la PATRIE qui EST EN DANGER il faut que les citoyens se mobilisent comme l’ont fait les sans cullote à Valmy ,et comme l’ont fait les resistants sous l’occupation. VIVE LA REPUBLIQUE ET VIVE LA NATION,.mobilisons nous et defendons la PATRIE
  • Rien de nouveau de fait... Ce n’est pas le retour à l’Etat féodal ou Royal... Au moins à cette époque les nobles étaient guerriers et risquaient leur vie sans cesse... Regarder ainsi c’est se tromper d’ennemi... C’est la manière dont la bourgeoisie élimine la démocratie à la fois sociale et politique avec des simulacres, élections bidonnées, culture bas-de-gamme, rapeurs et autres artistes pseudo-contestataires, de manière à barrer le chemin de la promotion sociale à ceux à qui le mérite permettrait cela... Bref c’est la société du spectacle marchand qui élimine la démocratie politique... mais demeure une question énigmatique. Que fait le peuple auquel le comité Valmy n’arrête pas de faire référence. J’ai malheureusement le regret de dire qu’en Europe, le peuple en tant que sujet historique dort d’un sommeil dogmatique... Et sans lui... nos paroles voleront au vent mauvais qui les emportent (citation libre).
  • Une autre drogue non "techniquement" considérée comme telle est celle d’une certaine ambiance "musicale", qui n’a rien de mozartienne, et enferme l’individu sur lui-même, au nom, bien sûr d’un "progrès" quère partagé par tous. On voit, que ce soit dans la rue ou dans les transports des gens ne parlant à personne, avec des écouteurs dans ou sur les oreilles, complètement insensibles à tout ce qui les entoure, sirotant des "musiques" à percussion, dans lesquelles les paroles qui émergent du tintamare sont naturellement en américain (sûrement au titre de "l’identité nationale" ?). Le walkman (je laisse la paternité de la langue au lieu de provenance de cette "mode") et ses avatars (captant aussi la vue) comme le MP3 et le IPod, sont comme les jeux vidéos (auxquels les enfants sont accoutumés dès l’enfance par les pubs à la télé), les jeux solitaires avec les portables, sont des objets dont la promotion ne sert qu’à éviter que les gens se parlent, favorisent le repli sur soi-même, et désarment les solidarités. Cela vise particulièrement les jeunes générations, déjà sursaturées de séries télévisées américaines de violence coupées de pubs. On voit clairement à qui ce type de "modernité technologique" profite, et quel avenir cela nous réserve...

    Voir en ligne : Débat sur l’identité nationale - 3- Son inculture - 3-1 la haine de l’esprit

  • Cette logique ne peut survivre qu’avec un haut niveau d’instruction de tous : en science, en arts, en philosophie, en humanités, en techniques. La nation doit incarner des principes qui unifient à l’intérieur et qui ouvrent à l’extérieur. Ce postulat est ,me semble-t-il parfaitement exact. Mais que faire de nos sinistrés intellectuels précoces sortis d’un système éducatif souvent défaillant ? Ce débat est donc complétement frelaté et il n’est pas étonnant qu’il dérape sur tous les bords. A un moment où les plus hautes autorités de l’Etat relancent les débats sur l’identité nationale, il serait peut-être bon de se poser aussi la question du pays que l’on veut servir et pour qui on serait prêt à se battre. Curieusement cet aspect des choses n’apparaît pas dans les discours. Ci joint un texte d’éclairage puisé dans mes archives au moment même où déjà la question se posait du remplacement du service militaire. Peut-être serait-il temps aussi de se remettre en mémoire cette appréciation d’une jeune sous-officier de l’Armée de l’Air : " J’ai cru qu’il fallait excuser les non-informés. Ne pouvant, étant instruite de ces réalités faire semblant de ne pas l’être, désirant conquérir la sagesse d’un vieux soldat, je me suis placée au service de la France et je lève mon visage vers notre ciel de libertés, coffre des trésors rêvés par nos aïeux morts pour Elle..."

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