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La coalition internationale : lutter contre « Daech » ou l’utiliser comme outil au service du plan hégémonique ?
Infos d’ALAHED

samedi 27 septembre 2014, par Comité Valmy


Voir en ligne : Le Pentagone déclare la nécessité d’une opération terrestre en Irak et en Syrie - Al Manar

La coalition internationale : lutter contre « Daech » ou l’utiliser comme outil au service du plan hégémonique ?

Tous les faits décelés sur le champ de la confrontation dans la région prouvent que les allégations américaines concernant la lutte contre « Daech » sont mensongères. Dans une tentative de riposte ratée à l’échec de la guerre contre la Syrie, « Daech » jouissait et jouit toujours d’un soutien illimité de la part de l’axe israélo-américain. Quant au projet de frapper « Daech », cela ne peut être que l’œuvre de l’axe de la Résistance dans le cadre de sa lutte contre le projet hégémonique israélo-américain.

Un seul avis dont la mise en application constitue une riposte sérieuse contre « Daech » et qu’aucun Etat ou instance officielle ou non-officielle n’a hésité à rejoindre la position unanime pour laquelle cette organisation terroriste et takfiri constitue une menace pour la région et le monde. Cet avis est prôné par certains milieux de gauche en Occident et appellent à anéantir « Daech » le plus rapidement possible pour mettre fin à ses exactions.
Mais le quotidien britannique The Guardian considère cet avis comme « naïf » car il ne prend pas en considération la complication de la situation dans la région.

La véritable position des Etats-Unis : Soutenir « Daech »

En excluant une solution passant par l’anéantissement de « Daech », The Guardian a exprimé la véritable et l’ultime position de l’axe israélo-américain vis-à-vis de cette organisation takfiri et des autres organisations analogues. Quant au bruit de bottes qui accompagne la formation d’une coalition internationale et même le bombardement de certains sites au nord irakien, particulièrement dans la zone limitrophe du Kurdistan, cela n’est qu’une sorte de leurre.

The Guardian justifie son point de vue par ce qu’il appelle des « conséquences catastrophiques » que pourrait entrainer la confrontation avec « Daech ». Des mass médias et de nombreux Etats s’accordent avec le quotidien dans le diagnostic de ces conséquences en avançant plusieurs arguments. Parmi ces derniers, on signale la difficulté de liquider l’organisation en question, ainsi que la colère que cela suscitera chez les extrémistes sunnites qui n’hésiteront pas de former des organisations plus sauvages que « Daech », de commettre des actes de vengeance et de provoquer de vaste mouvements d’exode. Entre autres arguments qui sont tous d’un genre qui n’ont jamais empêché les puissances hégémoniques d’exterminer des peuples entiers pour s’imposer ici et là.

Cependant, le refus de la confrontation ne s’explique pas par ces seuls arguments, mais plutôt à ce que plusieurs instances arabes et occidentales ont signifié en considérant que l’anéantissement de « Daech » profitera directement à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah. Il est clair que cette attitude suffit pour prouver que le conflit qui sévit dans la région depuis des décennies est, notamment et exclusivement, celui qui oppose l’axe de la Résistance et l’axe israélo-américain. Elle suffit également pour prouver que l’animosité envers l’axe de la Résistance et l’action effrénée visant à le liquider sont le dénominateur commun qui réunit les organisations terroristes et takfiri, d’une part, et l’axe israélo-américain, de l’autre. Il s’ensuit que c’est seule la naïveté qui permet à certains de croire que la coalition internationale vise effectivement à anéantir « Daech ».

Dans ce sens, diverses analyses ont signalé que l’hypothétique effort déployé vers une coopération militaire et sur le plan des renseignements entre la Syrie et les Etats-Unis en vue d’affronter « Daech », surtout en ce qui concerne la permission aux forces aériennes américaines de survoler des territoires syriens pour bombarder des positions de « Daech », n’est qu’une couverture d’un nouvelle épisode de la guerre mondiale que dirige Washington dans le but de détruire la Syrie.

En effet, la montée de « Daech » et des organisations semblables n’est qu’un simple détail dans la panoplie des tactiques ratées pour parer à l’impasse consécutive à la faillite du projet hégémonique israélo-américain, suite aux diverses avancées réalisées par l’axe de la Résistance. Surtout dans les conditions de la ténacité de la Syrie face à une guerre féroce qui était censée atteindre ses objectifs en quelques jours ou quelques semaines au plus tard.

Le registre des mensonges

Quant à la volonté de Washington et ses alliés d’affronter « Daech », elle n’a de place que dans le registre des mensonges tant et tant utilisés comme prétexte pour justifier leurs guerres d’agression. Le dossier de la guerre contre « Daech » ne regorge-t-il déjà d’innombrables faits qui témoignent du caractère mensonger de cette prétention et du fait que « Daech » n’est qu’un outil que manipule l’axe israélo-américain ?

Le New York Times n’a-t-il pas affirmé récemment que la plupart des armes à la disposition de « Daech » lui sont fournies par les Etats-Unis et le Royaume saoudien sous le couvert du soutien à ce qu’on appelle « l’opposition modérée » en Syrie ?

Les dix pays arabes réunis récemment à Djedda en la présence de John Kerry n’ont-ils pas décidé d’installer des camps pour l’entrainement des combattants contre le régime Syrien ?

Et la position de la Turquie, membre de l’Otan, qui refuse de rejoindre la coalition internationale contre « Daech » qui est dirigée par la puissance qui dirige l’Otan ?

Faire face à « Daech » -qui est un outil utilisé par l’axe israélo-américain et dont la tâche est de s’attaquer à l’axe de la Résistance- ne peut être que l’une des tâches de cet axe de la Résistance dans le cadre de son victorieux combat contre l’axe israélo-américain. Quant à vouloir persuader certains de la « légitimité » de « Daech » ou du sérieux de Washington les proposant de le combattre, ne constituent qu’une nouvelle chute arabe dans le piège des complots qui sont à l’origine de la Grande révolution arabe pendant la première guerre mondiale, de la Nakba palestinienne et de l’actuel Printemps arabe.

Source :
french.alahednews
26-09-2014 |


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