COMITE VALMY

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Les BRICS ET l’OSC face à l’hégémonisme occidental
Svetlana Kholodnova

lundi 29 septembre 2014, par Comité Valmy


Les BRICS ET l’OSC face à l’hégémonisme occidental

La Russie et la Chine se sont alliées et ont attiré des partisans dans leur camp dans le but de défendre les intérêts des Etats qui ne font pas partie des coalitions et des unions occidentales. Moscou et Pékin étaient d’ailleurs les initiateurs de l’OCS et des BRICS. Dans ces organisations, les membres ne dépendent pas les uns des autres, et leur coopération est tout à fait réelle.

Les États-Unis et l’Europe cherchent à instaurer leur contrôle sur tous les marchés, que cela soient des marchés financiers, des marchés d’écoulement des marchandises, et des marchés du travail. Grâce à ce contrôle, les pays occidentaux arrivent à tirer un bénéfice maximal pour eux-mêmes. Ils utilisent pour y parvenir la pression politique, en spéculant les principes de la démocratie et des droits de l’Homme. Et tous les moyens sont bons pour que les pays occidentaux y parviennent : le contrôle ou les manipulations. Si certains capitulent face à une telle pression, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et l’alliance Brésil-Russie-Inde-Chine Afrique du Sud (BRICS) ne veulent pas capituler.

« L’objectif des BRICS et de l’OCS est de renforcer l’influence des pays-membres de ces organisation sur l’arène internationale en contrepoids à la politique hégémonique de l’Europe et des Etats-Unis », explique Nikolaï Mironov, directeur général de l’Institut des projets régionaux prioritaires. « En se rendant compte de cela, les pays se réunissent pour garantir leurs intérêts et le respect des règles du jeu, notamment en ce qui concerne la concurrence globale. Les relations entre les pays qui font partie des BRICS ou de l’OCS ne portent pas de caractère politique, à la différence des unions construites entre les pays européens. Nous menons des transactions commerciales, nous interagissons les uns avec les autres, mais nous ne réalisons jamais ensemble des missions politiques. De ce point de vue, ces alliances sont beaucoup plus utiles pour la Russie ».

Du point de vue géographique, l’OCS et les BRICS représentent près de la moitié de la planète.

« Les BRICS, c’est la concentration de l’Orient global face à l’Occident global, car cette union inclut des pays de quatre continents », commente Gleb Ivachentsov, directeur adjoint du Centre d’études russe de l’APEC à l’Académie russe de l’économie nationale. « Quant à l’Organisation de coopération de Shanghai, c’est une percée sur le territoire de l’Asie, qui s’étend du Nord au Sud. Outre ses six membres, l’OCS inclut aussi des pays-observateurs – l’Inde, le Pakistan, la Mongolie et l’Iran. Il n’est pas exclu que ces pays puissent également rejoindre l’organisation à l’avenir.
Ainsi, l’OCS aura la forme d’un arc sur le continent asiatique, regroupant la plus large partie de l’humanité ».

Craignant le renforcement de l’OCS et des BRICS, les Etats-Unis sont en train de promouvoir un pacte commercial transatlantique qui devrait réunir l’Amérique et l’Europe au sein d’un seul marché libre. Mais cela risque de porter atteinte aux producteurs européens. On voit donc clairement qui va contrôler ce marché « libre ». Un autre projet des États-Unis - un accord commercial transpacifique, a pour objectif de rendre l’Asie dépendante de l’Amérique. Ces tentatives des Etats-Unis ne sont pas très bien vues par d’autres acteurs mondiaux.
On peut donc affirmer avec assurance que les organisations comme l’OCS et BRICS auront une longue vie.

Svetlana Kholodnova
26 septembre 2014


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