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Le commandement opérationnel de la force d’intervention rapide de l’OTAN contre la Russie est basé à Naples
Antonio Mazzeo

dimanche 16 novembre 2014, par Comité Valmy


Préparation de la manœuvre et...

Le commandement opérationnel de la force d’intervention rapide de l’OTAN contre la Russie est basé à Naples

Deux semaines pour tester les groupes d’intervention rapide de l’OTAN destinés à faire obstacle en Europe de l’Est à toute manœuvre politico-militaire de la Russie de Poutine. Le 8 novembre, le Joint Forces Command (Commandement intearmes, FC) de l’OTAN à Naples a lancé l’exercice international "Trident Juncture 14" qui se conclura le lundi 17.

...présentation aux médias, le 12 Novembre, à Naples

Ces complexes war games auront pour mission de valider le bon fonctionnement des structure du commandement stratégique allié récemment transféré à Lago Patria (Naples) en tant que Centre de direction et de contrôle de la NATO Response Force (NRF), la force d’intervention rapide de l’Alliance Atlantique à laquelle ont été attribués 25 000 soldats. "Trident Juncture a pour but d’accroître les compétences et les capacités de commandement à un niveau opérationnel de guerre, grâce à l’entraînement, la planification et l’exécution des missions dans un contexte politico-militaire complexe", ont expliqué, au cours d’une conférence de presse l’amiral Mark Ferguson (commandant en chef du JFC Naples et des forces navales US en Europe et en Afrique) et le général italien Leonardo di Marco. "Cet exercice est le couronnement d’un an d’entraînement d’unités tactiques auxquelles ont été adjointes des petites équipes spéciales terrestres, aériennes et navales, mises à disposition par roulement par des pays membres de l’OTAN. Celles-ci feront partie de la NRF qui, à partir de 2015, se trouvera sous le contrôle du Commandement allié de Naples".

Ferguson et di Marco

Au cours de "Trident Juncture 14", l’état-major du JFC Naples coordonnera à distance les opérations de nombreuses unités d’intervention rapide réparties dans toute l’Europe pour affronter une crise en rapide évolution. "Le scénario prévu dans cet exercice annuel - l’invasion de l’Estonie par un pays frontalier fictif - pourrait intéresser les pays du flanc oriental de l’OTAN qui, comme l’Ukraine, ont fait partie de l’Union Soviétique et ont une population russophone considérable", commentent les officiers du Commandement de l’OTAN à Naples. "Le conflit évolue progressivement, passant d’opérations de stabilisation et de combats irréguliers à une guerre terrestre à grande échelle". Les activités prévoient des "combats hybrides", des attaques de systèmes de missiles, de la cyber-défense et la"protection" contre des attaques nucléaires, biologiques et chimiques (Nbc).

Le blason du JFC Naples

L’exercice a lieu simultanément dans plusieurs pays européens : outre les unités et les détachements attribués au JFC Naples de Lago Patria, prennent part à "Trident Juncture" le Joint Warfare Center (Centre de guerre interarmes, JWC) de l’OTAN à Stavanger , Norvège ; le French Joint Force Air Component Command de Lyon (Commandement de l’élément air des forces interarmes, France) ; le quartier général des forces navales espagnoles (HQ COMSPMARFOR) à bord de l’unité de guerre LPD Castilla ; le Commandement des forces spéciales polonaises de Cracovie et le Commandement suprême des forces alliées en Europe (SHAPE) de Mons, Belgique. Dans l’ensemble, 1255 personnes sont concernées, militaires ou employés civils du secteur de la défense.

"En septembre, le sommet de l’OTAN au pays de Galles a fourni aux autorités militaires un Readiness Action Plan (Plan de préparation d’action) basé sur un programme d’exercices avancés de défense collégiale et Trident Juncture 14 fait partie intégrante de cet effort", a déclaré le général Reinhard Wolski, directeur et commandant du Joint Warfare Centre de Stavanger. Au Pays de Galles, a été en particulier décidée la création d’une force d’intervention rapide avec "fers de lance" (Spearhead), capables d’entrer en action dans un délai de 48 heures, avec un support d’aviation, marine et forces spéciales. La task force aura à sa disposition des bases permanentes, des dépôts de munitions et de carburant et toutes les infrastructures d’appui nécessaires dans les pays de l’OTAN proches de la frontière avec la Russie.

Breedlove

Le 3 novembre dernier, le général Philip Breedlove, commandant des forces armées US en Europe et du Nato Supreme Allied Command Europe, a présenté au Congrès une demande d’ augmentation du nombre des unités US en Europe orientale et des dépôts d’équipements et d’armements militaires en tant que "riposte aux continuels mouvements agressifs des forces armées russes". Breedlove a affirmé que la dimension numérique des forces USA présentes de façon permanente en Europe est "suffisante" mais il a ajouté que son commandement aura besoin sur le continent d’une plus grande présence de forces militaires tournantes, en utilisant au besoin des unités de réservistes de l’Armée de terre et de la Garde nationale. "Étant donné les pressions croissantes que nous pecevons aujourd’hui en Europe orientale et les mesures de sécurité que nous avons prises dans la Baltique, en Pologne et en Roumanie, nous avons besoin d’une présence supplémentaire par roulement", a conclu le général US. Les détails sur les unités et sur les équipements destinés à renforcer la présence US en Europe de l’Est sont en discussion au Pentagone et seront ensuite présentés au Congrès qui devra délibérer sur le budget militaire 2016.

Après le déclenchement de la crise en Ukraine, les USA et l’OTAN ont déclenché une série d’exercices multinationaux imposants en Europe de l’Est. Du 15 au 26 septembre dernier, s’est tenu, à l’International Peacekeeping and Security Center de Yavoriv, Ukraine, "Rapid Trident", avec pour objectif de "renforcer le partenariat et l’interopérabilité entre le Commandement des forces armées US en Europe, l’OTAN, les forces terrestres ukrainiennes et les autres pays membres du Partnership for peace (Partenariat pou la paix)". À cet exercice ont participé en tout 1300 militaires de 15 pays : Ukraine, Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Géorgie, Allemagne, Grande-Bretagne, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Norvège, Pologne, Roumanie, Espagne et USA.

Fantassins canadiens en action pendant l’opération "Iron Sword" (Épée de fer)

Du 2 au 14 novembre, s’est tenu, dans les grands polygones de tir de Pabrade et Rukla en Lituanie, l’exercice "Iron Sword 2014", auquel ont pris part 2 500 militaires en provenance du Canada, de l’Estonie, l’Allemagne, la Grande- Bretagne, la Lituanie, le Luxembourg, la République tchèque, les USA et la Hongrie. Enfin, dans ce dernier mois, 600 éléments de l’équipe de combat de la 1ère Brigade de la 1ère Division de Cavalerie US cantonnée à Fort Hood, Texas, ont été transféres en Europe orientale pour une mission qui aura une durée non inférieure à 90 jours. Actuellement, ces militaires s’exercent avec les chars M-1 "Abrams" et les véhicules de combat "Bradley" en Pologne, Lettonie, Lituanie et Estonie.

Antonio Mazzeo

Traduit par Rosa Llorens


Merci à Tlaxcala
Source : http://antoniomazzeoblog.blogspot.com/2014/11/a-napoli-il-comando-della-forza-di.html
Date de parution de l’article original : 15/11/2014
URL de cette page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp ?reference=13914



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