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Grande-Bretagne : le parti europhobe Ukip gagne un deuxième siège au parlement

vendredi 21 novembre 2014, par Comité Valmy


Nigel Farage (g), leader du parti europhobe Ukip, et Mark Reckless, le 21 novembre à Rochester (Photo Ben Stansall. AFP)

Grande-Bretagne :
le parti europhobe Ukip gagne un deuxième siège au parlement

Un mois après l’élection de son premier député à la Chambre des Communes, l’Ukip europhobe a récidivé jeudi lors d’une législative partielle à Rochester and Strood, dans le sud de l’Angleterre, confirmant son rôle de trouble-fête.

Mark Reckless, qui a quitté en septembre le parti conservateur du Premier ministre David Cameron, a battu le candidat présenté par son ancien parti avec un peu moins de 3.000 voix d’écart et 42% des voix. Il a ainsi conservé son siège de député de la circonscription, mais sous une autre étiquette.

L’intense campagne des Tories pour garder Rochester and Strood dans leur giron n’est pas parvenue à stopper son avance, le candidat conservateur ayant obtenu 35% des voix.

Après l’annonce des résultats, Mark Reckless a appelé les électeurs à faire de l’Ukip le faiseur de rois lors des élections générales de mai prochain.

« Quelle que soit la circonscription dans laquelle vous vivez, quel que soit le parti que vous soutenez, réfléchissez à ce que cela représenterait d’avoir à Westminster un groupe de députés Ukip assez grand pour maintenir l’équilibre du pouvoir », a-t-il dit.

La conquête d’un deuxième siège de député intervient alors que le parti conservateur de David Cameron se relève à peine de la claque qu’a été le triomphe de Douglas Carswell, un de ses ex-députés passé à l’ennemi, à Clacton. La deuxième salve est le fait d’un autre déserteur et eurosceptique notoire, Mark Reckless, 43 ans.

Comme son collègue, Mark Reckless a été élu en 2010 sous l’étiquette torie. Rapidement, il s’est fait remarquer par ses positions rebelles et volontiers critiques à l’encontre du gouvernement, qualifié de trop mou sur l’immigration et l’Europe.

Encouragé par l’exemple de Carswell, il a fini par rejoindre l’Ukip en septembre, provoquant une nouvelle élection qui lui était promise selon tous les sondages.

Sans avoir la même portée symbolique que la victoire de Carswell, qui reste une première, un succès de Reckless reste pourtant à plusieurs égards encore plus significatif.

Parce qu’il entretient une dynamique, sachant que les spéculations sur les prochains déserteurs conservateurs vont bon train, au point que les bookmakers ont déjà ouvert les paris.

Et surtout parce que Reckless l’a emporté dans une circonscription à 50 kilomètres au sud de Londres censée être nettement moins favorable aux thèses de l’Ukip.

« L’Ukip n’était pas censé gagner cette législative partielle. Lorsque Mark Reckless a annoncé qu’il ralliait le parti, la plupart des conservateurs étaient confiants. On semblait être à des années lumière de Clacton et de l’électorat type de l’Ukip : des gens âgés, blancs, issus de la classe ouvrière avec peu de qualifications », explique l’universitaire Matthew Goodwin, spécialise du parti, dans une tribune du Sun on Sunday.

- Ultime polémique -

Une victoire de l’Ukip dans la circonscription de Rochester and Strood constitue donc une vraie percée pour le parti de Nigel Farage et un nouveau motif d’inquiétude pour David Cameron, à moins de six mois des élections générales. « Si nous pouvons gagner ici, nous pouvons gagner partout », avait souligné Mark Reckless.

Confiants au départ, les conservateurs avaient, devant la répétition des sondages inquiétants, essayé de réagir. Des douzaines de députés ont fait l’aller-retour depuis Londres, pour notamment avertir les électeurs que le prix de leurs maisons allait baisser en cas de victoire de l’Ukip.

David Cameron, lui-même, s’est déplacé à cinq reprises, pas moins, pour tenter d’inverser la tendance. « Voter Ukip ne fait que rapprocher Ed Miliband (le leader de l’opposition travailliste) de Downing Street », avait-il lancé à la population, selon un refrain désormais bien connu.

En vain visiblement, puisque Mark Reckless a continué à caracoler en tête des sondages, d’autant que le Labour s’est rapidement désintéressé de cette élection, créant un nouvel appel d’air en faveur de l’Ukip qui drague désormais ouvertement l’électorat travailliste.

Une ultime polémique mercredi avait forcé Nigel Farage, à intervenir alors que son candidat a laissé entendre que les Européens de l’Est allaient devoir quitter le pays en cas de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

« Il n’en est pas question », a martelé Nigel Farage, assurant que les propos de son candidat avaient été « sortis de leur contexte ». Et exploités par la concurrence, réduite à de telles bassesses pour essayer d’empêcher l’Ukip de décrocher son deuxième siège de député.

21 Nov 2014

Source :
d’après AFP


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