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Source : l’Humanité du 11 février 2010

Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl

samedi 1er novembre 2014, par Comité Valmy


Le débat sur l’identité nationale aura tendu à enfermer la notion même de référence nationale dans un piège dont il est urgent de la libérer pour lui restituer la valeur démocratique et même révolutionnaire qu’elle a acquise au fil des luttes et que la mondialisation capitaliste rend plus actuelle que jamais à condition d’en élucider l’approche et, comme cela s’était déjà posé à propos du procès du souverainisme, de tordre le cou à toutes les confusions 
sémantiques.

Première question  : pourquoi les mêmes qui ont fait la guerre en Yougoslavie au nom du droit des peuples à l’indépendance nationale nous prêchent d’accepter la soumission à l’Europe de la finance parce que la souveraineté nationale est un vieux machin  ?

Deuxième question  : est-ce qu’il y a identité entre revendication nationale et nationalisme  ?

Il est de fait que depuis son éclosion la valeur nation a toujours été un enjeu disputé entre les défenseurs de ses valeurs de progrès libérateur et les artisans de sa dénaturation confiscatrice.

Cette dénaturation confiscatrice peut être identifiée dans deux types de démarche  :
D’une part celle de la bourgeoisie française des débuts du XVIIIesiècle  : le concept de souveraineté de la nation était utilisé contre celui de souveraineté populaire. Les révolutionnaires n’ont cessé de revendiquer de donner à la démocratie un contenu de souveraineté populaire (1848, la Commune) et la bourgeoisie y opposait la souveraineté de la nation qu’elle était censée représenter.

D’autre part, la déviance nationaliste a fait du critère national, diverti en chauvinisme, une valeur antagoniste des autres nations. Ces dérives ne doivent pas conduire pour autant à répudier la valeur nation, mais à lui donner son véritable contenu, en prenant en compte qu’elle est objet de combat.

Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. Toute l’histoire du PCF, et sans doute facteur exceptionnel de ses racines populaires, est marquée par ses combats pour l’indépendance nationale, par opposition au cosmopolitisme capitaliste, dénoncé comme n’ayant pas d’autre patrie que l’argent, comme la monarchie avait sombré avec les émigrés de Coblence contre les sans-culottes de Valmy, et comme d’autres plus tard allaient dire « plutôt Hitler que le Front populaire ».

Et ce n’est pas par hasard si aujourd’hui le capitalisme mondialisé, même si, comme souvent, il est complété par des nihilismes à la phrase révolutionnaire, emploie ses moyens de domination idéologique à périmer l’idée de nation, au moment même où la charte des Nations unies lui a, pour la première fois, conféré une valeur universelle, précisément sous le drapeau de la notion de souveraineté nationale. C’est que la notion de souveraineté nationale est aussi diamétralement antithétique du souverainisme que du nationalisme.

En effet, sa donnée essentielle, qui est bien évidemment la première occultée, est son contenu populaire, qui lui aussi est le contraire du populisme. Le populisme consiste à flatter le peuple pour obtenir de lui la délégation du pouvoir à un ou des hommes providentiels. La souveraineté populaire consiste pour le peuple à exercer le pouvoir lui-même par ses représentants élus, et qui lui sont subordonnés. Le caractère révolutionnaire de la charte tient à ce qu’elle fonde tout sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, c’est-à-dire à être les maîtres de leurs affaires, leurs gouvernements ne devant être que leurs instruments de souveraineté.

Et la notion de souveraineté nationale intervient alors pour prendre en compte qu’il n’y a pas un seul peuple mondial homogène, mais des peuples, avec chacun son implantation géographique, ses besoins et possibilités différents qui en découlent, et son histoire, la souveraineté populaire devant alors s’exercer par chaque peuple, mais dans l’obligation du respect mutuel de leurs différences. Alors, la souveraineté nationale n’est rien d’autre que la référence d’identification de ses compétences territoriales d’auto-administration.

De contenu fondamentalement démocratique, elle suppose que, sur un territoire où cohabitent plusieurs peuples, ceux-ci exercent ensemble leur souveraineté par le moyen d’un État multinational, et la notion de souveraineté nationale est si peu assimilable au nationalisme que l’histoire française des luttes populaires, à contenu manifestement national, s’est illustrée par la promotion de Schiller comme citoyen d’honneur, le Polonais Dombrowski comme héros de la Commune, et ceux de l’Affiche rouge. La notion de souveraineté nationale n’est donc pas une référence conflictuelle, mais un aliment d’essor personnalisé. Sinon, comment pourrait-on revendiquer le droit pour les Palestiniens ou les Sahraouis à leur indépendance  ?

Il est clair que les données objectives de mondialisation génèrent des échanges qui tendront de plus en plus à interpénétrer les composantes nationales respectives et il est possible (probable  ?) qu’un jour viendra où il y aura un seul peuple mondial, mais nous n’en sommes pas là, et pour le moment, outre qu’une partie des échanges tient aux migrations forcées de ceux dont l’épanouissement national est opprimé, la négation nationale ne peut que servir à l’écrasement de la personnalité des peuples, de la richesse de leurs différences, au service de leur exploitation universelle. Ne nous y prêtons pas.

Texte publié dans l’Humanité du 11 février 2010. Roland Weyl est avocat.

Mise en ligne CV mai 2010

4 Messages de forum

  • trés bon article qui remet les "pendules à l’heure"et la Nation à l’endroit ! parut ds l’huma !il n’a pas du plaire à tt le monde car le concept de nation n’est pas en odeur de "sainteté républicaine" ds les rangs du pc..on est plutôt ds le déni de nation.et le communautarisme de culpabilité.pour la France bien sur !merci encore à R.wely pour cet article qui remet ds le bon sens "républicain" positif la Nation.. ;française et autre un militant"chevènementiste"
  • Depuis que j’ai lu dans le préambule de la Constitution de 1958, "La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions de leur développement" je ne vois plus ce qui nous retient de changer de Constitution. Mais il faut pour cela se mettre d’accord sur le type de démocratie et je ne veux plus de démocratie représentative.
  • Roland WEYL a raison.

    La nation est le bien commun du peuple, elle lui appartient, elle est lui, en tant que lien commun.

    Les dérives sémantiques ont perverti la définition du mot nation dans l’intéret de ses adversaires.

    C’est important mais, depuis quand, en politique, les mots sont-ils victorieux ?

    N’est-ce pas plutôt les idées qui valent ?

    Les jugements de valeur ne l’emportent-ils pas, au fonds, sur la victoire des slogans que sont devenues aujourd’hui les élections ?

    Et pas n’importe quels mots : ceux des "communiquants", ceux des publicitaires, ceux des techniciens du "marketing électoral"...

    Le tord qui est fait au mot nation, au mot communisme, au mot socialiste, au mot écologiste, au mot démocrate a une justification évidente : créer la confusion pour garder la maîtrise de l’action.

    Les mots vivent et finissent par mourrir lorsque leur sens devient équivoque.

    Mais, dans le combat politique se ne sont pas les mots qui doivent l’emporter mais l’action.

    Ainsi, aujourd’hui, le mot de démocratie est vidé de sa signification profonde au point que se prétendent démocrates bien des responsables politiques qui en sont le contraire.

    Le fonctionnement de la démocratie n’est plus du tout démocratique.

    Les ressorts de celle-ci sont confisqués, bien loin en amont, par les intérêts financiers et les oligarchies que ce pouvoir là a réussi à valider de façon populiste.

    En France, nous sommes en 2010 sous le joug d’un pouvoir qui n’est ni démocrate, ni social, ni libéral bien qu’il ose se prétendre populaire (dernier mot de sa marque commerciale).

    Un combat politique est un combat d’idées qui ne se gagne pas avec des mots usés.

    C’est donc le moment d’ouvrir une perpective à la possibilité pour le peuple de revenir en charge de ses affaires en donnant au combat de demain une arme sématique affûtée.

    Le néologisme proposé par Joseph PROUDHON, la démopédie, est bien une trouvaille qui peut nous débarraser des confusions sémantiques aussi entretenues...qu’intéressées.

    Régis ROQUETANIERE

    Voir en ligne : Torde le cou à toutes les confusions sémantiques

  • Alors que ce débat nauséabond sur l’identité nationale battait son plein, j’ai écris ce texte et formé un groupe sur facebook. J’ai juste été moi-même, d’autres ont fait de même, les pendules ont été remise à l’heure et nous sommes finalement tous fier de nos valeurs française profondément humanistes.

    Ce texte fut aussi publié sur réveil communiste.

    je vous mets le lien du groupe face book ainsi que ceux qui furent mis sur le mur et qui sont très intérressant également, en fin de texte.


    Eh bien j’ai une identité nationale et pour que tout le monde comprenne ce point de vue je vais commencer par le début.

    J’ai une identité propre, un nom, un prénom et une façon de vivre, elle me vient de ce que m’ont légué mes parents, elle est ma racine et je la développe en fonction de mon évolution en faisant la part des choses, en remettant tout en question y compris moi-même pour évoluer et m’améliorer. J’ai une règle de vie en commun avec moi-même et je peux dire que je m’entends bien...

    J’ai une identité familiale, elle me vient de ce que j’ai crée avec ceux qui partage ma vie, ma femme, les enfants, notre façon de vivre ensemble, des règles de vie commune à notre famille, pas toujours les mêmes que celles de mon voisin, mais sont identité familiale à lui ne me regarde pas tant qu’elle ne viole pas les lois de la république en commettant des crimes odieux bien entendu ! L’identité familiale est aussi la monade (plus petite cellule) qui constitue la nation nous disent les nationalistes (j’y reviendrais plus loin). Toujours est-il que cette identité forme le premier au groupe auquel j’appartiens.

    J’ai une identité locale dans mon village, nous vivons ensemble, nous avons des règles de vie communes, nous organisons des fêtes différentes de celle du village voisin par exemple. Cette identité là me permet de faire parti d’un groupe, d’échanger avec les autres dans le respects des règles établis par le groupe et de ne pas vivre en autarcie. Elle permet de créer des liens entre les familles qui demeurent sur la même commune elle est le premier ciment social qui oblige au respect de l’autre et évite les conflits.

    J’ai une identité cantonale, nous avons des règles de vie en commun qui diffère un peu du canton voisin, là encore, je suis dans ce groupe là, elle permet aux groupes locaux d’échanger, d’être d’accord sur de règles plus élargies, elle forme une culture qui rapproche et cimente socialement les groupes locaux. Avant, il n’y avait pas cette identité, les villages (tribus) se faisaient facilement la guerre, la formation de l’identité cantonale à forcé aux échange et au respect pour éviter les conflits sanglants.

    J’ai une identité départementale, elle est représentée par une culture commune aux différents canton tout en respectant leurs diversités, elle amène une richesse en permettant là encore les échanges par la culture commune. Elle permet d’avoir des règles en commun comme par exemple ne pas mettre sa maison trop près de celle du voisin, cela se fait dans le Gers, peut être ailleurs ou pas, bref dans le Gers c’est ainsi. Je préfère cette identité départementale là plutôt que celle où je suis né, elle était parisienne et je ne me vois pas proposé de mettre un métro dans le Gers. C’est une autre façon de vivre, j’y suis venu de mon plein gré parce quelle me plaisait. Là encore, c’est l’échange qui force au respect.

    J’ai une identité régionale, elle est un peu plus éloigné mais tout de même, la région propose certaine règles communes à la région, organise des manifestation culturelles pour cimenter le groupe régionale. Là encore, nous trouverons des règles différentes de la région voisine elles sont la volonté de ceux qui demeurent dans cette région, par exemple nous avons décidé de ne rendre le transport scolaire gratuit, ce n’est pas d’autre région.

    J’ai une identité nationale, elle est pacifiste, elle répond à la République, au contrat social de JJ rousseau, au pulse des communards, à une façon de vivre que je ne me vois pas imposer aux autres, elle est terre d’accueil, elle répond à la liberté, l’égalité, la fraternité. Cette identité nationale est laïque, elle m’interdit d’imposer ma religion aux autres, m’interdit d’interdire une religion, me permet de critiquer la religion, de ne pas en avoir si je le désire et sûrement pas d’imposer mon identité familiale aux autres, ni les autres identité que j’ai décris plus avant. Elle nous permet de vivre ensemble en fonction d’accords commun, en France elle est différente de la Suisse qui a choisi la neutralité totale, mais je ne me vois pas obligé les Suisse à vivre comme des français, ni d’autres pays d’ailleurs ! Mon identité nationale me permet de critiquer ce qui se passe ailleurs, comme d’autres je ne comprends pas comment on peut mettre 40 coup de fouet à une femme parce qu’elle porte un pantalon, ceux qui ont cette identité nationale là ne me verront jamais mettre les pieds chez eux sauf si : je n’ai pas le choix parce que je crève la faim dans mon pays (par exemple mais je trouve qu’il y a d’autres pays plus accueillant il me semble !). Cette identité nationale là à été créé afin d’arrêter les guerres entre région qui existaient d’ailleurs avant la révolution de 1789, elle me permet aujourd’hui d’être un citoyen, je trouve cela mieux que d’être un sujet.

    Aujourd’hui, on me propose une nouvelle identité nationale, en réalité il s’agit d’une supra nationalité européenne, porté par une devise "UEM" pour « union européenne monétaire » qui gommerai mon identité nationale gravé dans nos pierres, mon identité nationale, si cela ne dérange personne j’aimerai bien la garder, je la trouve bienséante. De plus elle cimente les régions et évite à la nation de sombrer sous le poids de ses diversité régionales ou cantonales, elle organise la cohésion sociale entre les groupes évitant le communitarisme avec son socle sociale fort que l’on est en train de nous enlever.

    Mais au fait, un socle social qui saute, un communitarisme rampant qui remplace l’identité nationale et qui finit par faire exploser une nation entière sous le poids de ses diversité cela ne vous rappelle rien ? C’est arrivé il n’y a pas si longtemps pourtant en Europe et cela à fait plusieurs milliers de mort. Alors mon identité nationale de "liberté, égalité et fraternité", républicaine et issue du contrat sociale de Rousseau moi j’aimerai bien la garder, parce qu’elle forme une nation unie avance vocation de respecter l’autre et de ne pas s’entre-tuer pare que nous n’appartenons pas à la même communauté.

    Depuis la dernière guerre, nous avons essayé de construire une identité européenne, c’est celle qui nous permet d’échanger et d’éviter les guerres. Je trouve qu’éviter les guerres c’est bien, mais utiliser cette identité là pour m’imposer une façon de vivre qui ne me plait pas ne me convient pas. L’utiliser pour m’enlever ma souveraineté monétaire et la remplacer par une autre qui m’appauvrie moi et ma famille non plus. L’utiliser pour m’imposer un traité sur lequel le peuple de France à statuer avec un NON fort ne me convient pas. L’utiliser pour m’enlever ma souveraineté, c’est à dire mon droit à décider de ce que j’ai envie de vivre et en en respectant pas ni ma famille, ni mes amis, ni le reste des mes compatriotes me fait hurler. Certes, nous avons besoin d’une identité européenne pour échanger culturellement et éviter les guerres et non pas d’une supra nationalité réductrice de nos droits à choisir nos vies.

    Quant à mon identité mondiale, je dirai internationale, elle est le prolongement de mon identité nationale, c’est celle qui me fait dire que nous devons faire en sorte que les gens soient heureux chez eux pour ne plus les voir quitter leurs familles et leurs amis, donner tout à des passeurs qui les entassent dans des bateaux pourris où la première chose que nous faisons nous quand il s’échouent sur nos côtes, c’est de compter les morts.

    Je crois sincèrement que ceux qui viendront en France pour vivre comme nous et non parce qu’ils crèvent de faim chez eux, viendront dans un esprit tout à fait différent vous ne croyez pas ? Cela porte un nom, cela s’appelle la solidarité qui découle naturellement de la fraternité.

    Alors si toi aussi tu penses que ce ne sont pas les nations qui sont fauteuses de guerre et que c’est bien les identités qui forment la cohésion sociale et qui les évite, rejoint ce groupe. Si toi aussi tu penses que ce sont toutes ces identités qui fédèrent et évitent la formation de communautés qui finiront par faire exploser notre nation sous le poids de ses diversités si on les nie, rejoint ce groupe. Si pour toi le débat sur l’identité nationale de notre pays n’a pas lieu d’être parce que notre identité c’est « la liberté, l’égalité et la fraternité » dans une « République démocratique souveraine et respectueuse des décisions du peuple qu’elle administre » et non "UEM" soumis au seul pouvoir des propriétaires de banques et des grandes sociétés, rejoint ce groupe et fait passer le message. Niveau de confidentialité : Ouvert : tout le contenu est public


    TEXTE IMPORTANT DU RESEAU INFORMEL DE REFLEXION SUR L’EDUCATION http://www.resistance-citoyenne.fr/index.php ?option=com_content&view=article&id=231 :identite-nationale-et-mondialisme&catid=77 :R%C3%A9flexions&Itemid=614

    Qui a dit "Quand je vous écoute, je vois la vieille politique" qui était visé par le reproche "de vouloir dresser les Français les uns contre les autres et contre les étrangers." Vous avez perdu, ce n’est pas un gauchiste parlant de Sarkozy, c’est Besson parlant à M. Le Pen. M. Besson, vous devriez relire les propos d......e Sarkozy durant la campagne de 2007 et vous rappeler qu’il a fait main basse sur les idées du FN. http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/

    En mettant le débat sur le thème de l’immigration, l’Islam et les symboles de la république, le gouvernement a raté une occasion. Essayons de reprendre le débat pour parler des valeurs. http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/un-debat-indispensable-les-valeurs/2010/01/17/

    Deux études montrent que ce qui est en jeu c’est plus l’identité que le sentiment d’appartenance à la nation : même les immigrés se sentent avant tout français. La perte d’identité est en fait lié à la perte des valeurs humanistes et non à l’immigration. http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/identite-ou-nationale/2010/01/23/

    Comment sortir de la barbarie libérale ? Une nouvelle approche. De l’écoute bienveillante, de la communication non violente et de l’amour (http://zebres.eu/blog/le-politique-12/2009/12/27/) http://www.liberation.fr/politiques/0101614214-vingt-theses-pour-repartir-du-pied-gauche

    Voir en ligne : Sauvons notre identité nationale


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