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Navalny ou quand la lutte contre la corruption est un commerce très rentable
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 10 décembre 2014, par Comité Valmy


Navalny ou quand la lutte contre la corruption est un commerce très rentable

Alexeï Navalny a très bonne presse en Occident. Il est souvent montré en exemple de la lutte contre la corruption, tente de tenir l’image de ce preux chevalier sans peur et sans reproche. L’image de cette société civile contemporaine, que l’on voudrait tellement pure, à l’inverse de ce pouvoir que l’on dit tellement corrompu. Par nature et où qu’il soit. D’ailleurs cette démarche profite de l’appui de diverses structures, comme la CEDH, qui condamne, en l’occurrence la Russie, à dédommager le préjudice morale que peuvent subir ces soldats de la démocratie, dès que l’Etat veut faire respecter l’ordre public. Ainsi plusieurs milliers d’euros pour l’arrestation et la condamnation de A. Navalny, lorsque la manifestation terminée, il cherchait à enrôler les troupes pour marcher vers les bâtiments officiels, pour rester dans la rue, etc. Un schéma classique de déstabilisation que l’on retrouve à Hong Kong ou ailleurs. La Cour européenne ne comprend pas que ce multi-récidiviste ait été condamné à 15 jours de rétention, pour lui laisser le temps de la réflexion et dissuader d’autres de prendre le même chemin.

Pourtant, il est vrai que A. Navalny, et les membres de son parti du Progrès, sont habitués à se faire financer par le budget local, comme le montre une enquête menée par le journal centriste Izvestia. Et ce depuis quelques années et à hauteurs de plusieurs millions de roubles.

La démarche est en fait plutôt simple. Les sections locales sont très souvent constituées de businessman, qui ont parfaitement compris que la politique aide les affaires. Et que faire partie de l’opposition est encore plus rentable. Car toucher à un membre de l’opposition est délicat, l’accuser l’est plus encore, tout de suite l’affaire devient politique. Le chef de file de cette politique étant sans conteste M. Khodorkovsky.

Certaines régions sont plutôt faibles, car les gouverneurs sont particulièrement attaquables. Dans ces régions, le parti de Navalny fait des affaires, sans commettre d’indiscrétion. Et tout le monde est content. L’opposition est financée, les politiques s’achètent une tranquillité, donc une respectabilité, aux frais de l’Etat .

Le schéma est très simple. Les hommes d’affaires du Parti du Progrès (parti Navalny) participent aux concours de marchés publics ... et les remportent. Haut la main. L’ensemble est estimé à plus de 50 millions de roubles. On retrouve un pic d’activité, par exemple, dans les régions de Perm, de l’Altaï, de Krasnoïarsk ou encore dans la région de Moscou, où le parti déclare ne pas être au courant.

Pour donner un exemple précis. La compagnie "Remteplostroï", détenue à 30% par le fondateur de la section régionale dans l’Altaï du Parti du Progrès a vu ses contrats avec le Gouvernement local bondir depuis l’enregistrement du Parti. En trois ans, la compagnie a conclu plus de 40 contrats pour une somme totale de 23 millions de roubles.

Aujourd’hui, le Parti de Navalny compte 40 sections régionales. Le business étant rentable, pourquoi s’arrêter là ? Ainsi, le soi- disant combattant toute catégorie de la corruption a mis en place un schéma qui non seulement fonctionne grâce à la corruption, mais encore la favorise. Ironie du sort ? Non, simple escroquerie politique. Seulement, la presse occidentale et les ONG de défense des droits de l’homme préfèrent en parler comme d’un prisonnier politique, victime d’un régime totalitaire. Ca en rappelle un autre ...

Karine Bechet-Golovko
mercredi 10 décembre 2014

Russie politics


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