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Khazine : les PIB vont s’écraser, partout dans le monde.

mardi 10 février 2015, par Comité Valmy


Khazine : les PIB vont s’écraser, partout dans le monde.

Avec le présent texte, paru sur le site du Club d’Izborsk et extrait d’un entretien accordé le 28 janvier 2015 au journal Svobodnaia Pressa, nous dérogeons partiellement à notre ligne éditoriale. Il s’agit en effet d’une prévision économique de tendance « spectaculaire », qui ne concerne pas seulement la Russie, mais le monde entier. L’auteur en est Mikhaïl L. Khazine, économiste renommé, Président de la société russe de consultants économiques « Neocon », et membre du Club d’Izborsk. Cette analyse et la prévision qu en découle correspondent très exactement à la tendance lourde qui semble imprégner les événements qui se déroulent sous nos yeux, tant en Europe que dans le monde russe.

Ceux qui ne voient pas arriver la catastrophe ne peuvent l’empêcher.
Les économistes promettent aux grandes puissances des chocs plus terribles que celui de 1929. Mais l’essentiel est : à quoi devons-nous nous attendre, nous ? Car les manigances de Washington nuisent à chacun d’entre nous.

Pendant la période au cours de laquelle le Président Obama a dirigé les États-Unis, la dette du pays a grimpé de 70%, pour atteindre le montant extraordinaire de $ 18 trillions. Le problème fondamental ne réside pas dans les dépenses colossales au profit de toutes les guerres menées par les États-Unis dans notre partie du monde. La part léonine de la dette dans les comptes de l’État américain est située dans les programmes sociaux. Le pays dépense son argent à « nourrir » la population de façon à éviter les secousses sociales. Aux États-Unis, il existe un gouffre terrible entre les revenus et les dépenses des ménages. Les gens dépensent beaucoup plus qu’ils ne gagnent. Ils vivent à crédit. Et jusqu’ici a existé un mécanisme permettant aux gens d’effectuer ces dépenses au-delà des possibilités de leurs revenus. Cela ne posait aucun problème. En soit, la dette ne joue aucun rôle. Ce qui est essentiel, c’est d’en assurer le service. Le pays qui imprime la monnaie de réserve mondiale ne connaît pas de problème en matière de service de la dette. Son problème est différent. Il s’agit de donner aux gens la possibilité de travailler afin de gagner ce qu’ils vont dépenser. Mais si, en permanence, les gens dépensent plus que ce qu’ils gagnent, alors, le système économique s’effondre. Et en effet, en 2008 commença à s’effondrer le système qui fournissait aux citoyens des revenus complémentaires, et en 2014, ce système s’est complètement écrasé.

En termes simples, cela signifie que l’État imprime de l’argent et le distribue aux citoyens à travers le système bancaire, sous forme de crédits, ou d’appointements divers quand les gens ont la possibilité d’obtenir de l’argent supplémentaire afin de le dépenser. C’est donc dans le cadre d’un excès de demande qu’a subsisté l’économie américaine. Aujourd’hui, cette faculté a disparu. L’unique issue, c’est la diminution des dépenses. Les citoyens des États-Unis doivent diminuer leurs dépenses. Ils doivent travailler beaucoup plus et dépenser beaucoup moins. Si les citoyens diminuent leurs dépenses, cela signifie qu’ils cessent de payer, de transmettre de l’argent en échange de biens et de services à l’intérieur des États-Unis. Cela implique une chute du PIB des États-Unis… La question fondamentale est de savoir où se situe le point d’équilibre entre les recettes et les dépenses des ménages, c’est tout. Selon nos estimations, il se situe sous l’actuel volume de dépenses évalué à $7,5 trillions. Cela équivaut à une chute du PIB des États-Unis, d’un peu plus de 50%.

Dans le reste du monde, on constatera une chute analogue, dans une mesure sans doute réduite. L’estimation grossière de la chute du PIB est de 55-60% pour les États-Unis, d’environ 50% en Europe et d’à peu près 35% en général dans le reste du monde. Nous sommes aux portes d’une période très intéressante. Bien sûr, les États refusent absolument d’évoquer et de discuter ce sujet tabou. Tout est fait comme si ceux qui ne voient pas arriver la catastrophe devraient être épargnés. Toutefois, de façon informelle, on en parle beaucoup plus. Nous allons vivre de grandes difficultés. Il est impossible d’en prédire les événements concrets, mais le scénario est déjà visible.

9 février 2015

Sources :
www.dynacon.ru

Russie Sujet Géopolitique



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