COMITE VALMY

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Les dirigeants socialistes ont oublié Jaurès à propos de la nation

UN PEU D’INTERNATIONALISME ELOIGNE DE LA PATRIE ; BEAUCOUP D’INTERNATIONALISME Y RAMENE …

mercredi 8 octobre 2008, par Comité Valmy


« Mais ce qui est certain, c’est que la volonté irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini dans la démocratie et dans la paix, ce n’est pas seulement servir l’internationale et le prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera, c’est servir la patrie elle-même. Internationale et patrie sont désormais liées. C’est dans l’internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »

Jean Jaurès, L’armée nouvelle, 1911.

4 Messages de forum

  • Il faut entendre par "patrie", les peuples.

    Et non pas une espèce de concept méta-brumeux, qui permettrait aux chefs, aux politicards encore, de s’incarner gaulliens, et de faire tranquillement leur petit autocrate, de mettre en place la Francafrique, voire de torturer en Algérie pour cette "haute" idée, qui n’a aucune chair, aucun sang versée, mais beaucoup de flics à sa botte et beaucoup de goupillons pour la saluer.

    Voilà ce que voulait dire Jaurès, que toute sa vie et son engagement confirme. Voilà pourquoi il est honteux, indigne et à vrai dire puant qu’un type de la droite frontiste déguuisé en UMP - suivez mon regard - se permette de piquer de ce de là des phrases, des engagements et des sacrifices, pour vendre ses conneries.

    • Aujourd’hui la patrie c’est effectivement le peuple. Les nations sont devenues des obstacles pour le Capital mondialisé sous domination américaine, qui travaille à les détruire, tout particulièrement à travers l’Europe Fédérale néo-libérale et atlantiste. Nous pouvons dire qu’en France malgré la démagogie pseudo-nationale de Sarkozy, vassal des dirigeants américains, le Capital n’a pas de patrie.

      Nous constatons même que dans notre pays comme ailleurs, la lutte de classe a pris un caractère national.

      Marx et Engels dans le "Manifeste communiste" affirmaient déjà que "le moment viendrait où la classe ouvrière s’érigerait en classe nationale dirigeante, deviendrait elle-même la nation". Jean Jaurès avait une analyse semblable et distinguait la nation des banquiers de celle du peuple.

      Les Résistants ont démontré que l’on pouvait être patriotes et internationalistes. CB

  • On peut aussi rajouter l’extrait suivant : "Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation". Jean Jaurès (source : "Aux instituteurs et institutrices" par Jean Jaurès

    )

    Voir en ligne : "Aux instituteurs et institutrices" par Jean Jaurès

    • Ainsi que celui-ci : "Je veux donc, une fois de plus, préciser ma pensée sur ce grand sujet. 1° Je crois que l’existence des patries autonomes est nécessaire à l’humanité. Je crois notamment que la disparition ou la domestication de la France, serve d’une volonté étrangère, serait un désastre pour la race humaine, pour la liberté et pour la justice universelles."

      Source : Jaurès, Rallumer tous les soleils, édition Omnibus, 2006, p. 646.


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