COMITE VALMY

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Source : Solidarité Internationale PCF

Le Parti Communiste Brésilien : Plutôt un Front Anti-Impérialiste Mondial et le renforcement de la coopération entre Partis Communistes qu’une Vème Internationale

Note politique du Parti Communiste Brésilien

jeudi 15 avril 2010, par Comité Valmy

Le Comité Valmy défend également l’idée d’un front uni anti-impérialiste des peuples du monde, contre leurs ennemis communs. Il est en faveur d’une stratégie populaire internationale, concertée et solidaire, d’endiguement de la menace étasunienne et occidentaliste, contre le nouvel ordre mondial impérialiste, dictatorial et construit sur des guerres permanentes d’agression.



Pour le PC Brésilien, plutôt un Front Anti-Impérialiste Mondial et le renforcement de la coopération entre PC qu’une Vème Internationale

La Commission Politique Nationale du Parti Communiste Brésilien (PCB) a étudié très attentivement la proposition bien intentionnée du président Hugo Chavez, annoncée lors du récent congrès du Parti Socialiste Unifié du Vénézuela (PSUV), sur la création du Vème Internationale Socialiste, dont la date de fondation serait prévue pour avril 2010 :

1) Nous saluons l’initiative du président vénézuelien, qui vise à rassembler de larges forces afin de mieux coordonner leur lutte contre l’impérialisme, entendu comme l’ensemble des actions mises en œuvre par les Etats capitalistes pour la défense de leurs grandes entreprises et de la bourgeoisie en général.

2) Toutefois, nous ne sommes pas d’accord sur la manière dont est menée cette initiative, car nous croyons que la fondation d’une structure de cette nature nécessite une accumulation de débats au préalable, et une unité politique et idéologique ainsi qu’une unité d’action que nous ne voyons pas encore dans les partis qui sont disposés à adhérer à la proposition.

3) Les processus historiques de constitution des Internationales ont pris forme au cœur du combat du prolétariat sous l’égide de partis qui s’identifiaient à lui, ce qui ressort de la Troisième Internationale, fondée par Lénine, à laquelle ont seulement pris part les Partis Communistes et Ouvriers.

4) En outre, quand nous parlons de la Vème Internationale, nous prenons en compte la soi-disant IVème Internationale qui fut, en fait, une articulation de groupes trotskistes, avec une influence sociale et politique très faible, qui ont fini par se diviser en différents petits groupes, chacun se revendiquant comme son héritier légitime, certains jusqu’à nos jours.

5) Au vu des différences de contexte historique et des spécificités qu’ont prises les initiatives antérieures, il ne nous paraît ni correct ni nécessaire d’inscrire ce rassemblement précis dans cette numérotation historique.

6) Nous avons des réticences également, quant à la définition de cette « Vème Internationale » comme socialiste ; pas seulement à cause de la banalisation du terme, utilisé jusque par des courants du camp du capital. Il peut générer de la confusion par ceux qui n’ont pas banalisé le concept de socialisme et qui l’entendent correctement comme une transition vers le communisme.

7) Le PCB défend, dans notre pays, un front anti-impérialiste et anti-capitaliste, étant entendu qu’au Brésil le capitalisme est pleinement développé et que les contradictions entre la bourgeoisie brésilienne et l’impérialisme – dont le capitalisme brésilien fait partie – sont résiduelles.

8) Dans le cadre mondial, cependant, avec l’immense diversité des réalités nationales et régionales, tous les partis, mouvements, organisations et forces politiques qui s’opposent à l’impérialisme ne sont pas favorables à la construction d’une société socialiste et, encore moins, d’une société communiste. Il y a des pays colonisés, occupés ; il y a des pays dans lesquels le capitalisme est peu développé ; il y a des peuples et des nations qui n’ont pas conquis ni le droit d’avoir un État, un pays. De notre point de vue, dans des cas bien déterminés, il est possible que le processus révolutionnaires comprenne des fronts nationaux contre l’impérialisme.

9) Le Parti Communiste Brésilien (PCB), devant ce moment historique dans lequel nous vivons – où une grave crise économique touche pratiquement tous les pays du monde – défend la nécessité de la formation d’un Front Anti-Impérialiste Mondial, qui rassemble tous les partis, organisations et mouvements prêts à lutter, de manière coordonnée, contre l’impérialisme.

10) Le PCB continuera à valoriser toutes les initiatives qui cherchent à mettre en avant un programme de lutte, sur notre continent et dans toutes les régions du monde, de manière à ce que renforce l’unité d’action et se forge une organisation capable de répondre collectivement aux attaques de l’impérialisme.

11) Le PCB continuera également à valoriser les Rencontres Internationales des Partis Communistes, la Revue Communiste Internationale, et travaillera inlassablement pour que les communistes d’Amérique Latine et des Caraïbes cherchent une coordination pour affronter de la manière la plus organisée possible la bourgeoisie, l’impérialisme et mener la lutte idéologique contre le réformisme.

Rio de Janeiro, avril 2010

Commission Politique Nationale du PCB

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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