COMITE VALMY

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Crise migratoire
Jacob Zuma le president-sud-africain,
accuse les puissances de l’OTAN
Par : Christine Abdelkrim-Delanne

dimanche 20 septembre 2015, par Comité Valmy


Jacob Zuma accuse les puissances de l’OTAN

C’est avec beaucoup de gravité que le président Jacob Zuma s’est adressé, à Pretoria, le 15 septembre, à un parterre d’ambassadeurs et de journalistes sur la question des réfugiés en Europe.

Il s’exprimait dans le cadre d’une intervention de politique internationale, à une semaine de la célébration des 70 ans de l’Assemblée générale de l’ONU, à laquelle il assistera à la tête d’une la délégation sud-africaine. Un réquisitoire sans concession :

« L’impact des guerres et de la pauvreté dans le monde se manifeste par la crise des réfugiés. Le monde est témoin des horribles et mortelles traversées de la Méditerranée par les migrants africains et du Moyen orient en quête d’une vie meilleure en Europe. La terrible tragédie humaine de plus de 4 millions de réfugiés syriens nous rappelle aussi la nécessité de trouver une solution durable qui réside dans l’arrêt de la guerre en Syrie. Il a fallu la tragique noyade d’un enfant syrien de 4 ans pour secouer le monde et qu’il agisse. La fermeture des frontières par certains pays européens ne va pas améliorer la situation. Pour instaurer une paix durable en Syrie, la communauté internationale doit rejeter toutes les actions visant à un changement de régime dans ce pays. La communauté internationale ne doit soutenir aucune nouvelle intervention militaire ou toute action en Syrie non conforme à la charte des Nations unies. Le soutien à des acteurs non étatiques et aux organisations terroristes visant à imposer un changement de régime n’est pas acceptable. La situation en Syrie est toujours très préoccupante et c’est pourquoi nous soutenons totalement le dialogue politique prôné par l’ONU. Nous recommandons aussi aux pays voisins de la Libye d’agir pour la recherche d’une solution dans ce pays.

Je suis sûr qu’il est approprié, Vos excellences, de souligner ce point, de rappeler qu’avant le Printemps arabe et l’assassinat de Kadhafi, il n’y avait pas de réfugiés fuyant ou affluant massivement dans les pays européens. Le nord de l’Afrique était calme et la situation, normale. Les bombardements de la Libye et l’assassinat du dirigeant de ce pays ont ouvert les vannes d’un grave conflit et de graves tensions. Le flot de réfugiés, d’Afrique dans un premier temps, a été provoqué par la déstabilisation de la situation sécuritaire. Les bombardements massifs et systématiques par les forces de l’Otan, ont déstabilisé la sécurité et provoqué le conflit qui se poursuit en Libye et dans les pays voisins. C’est là qu’a commencé l’exode des réfugiés, il ne faut pas l’oublier. Quand l’Afrique a présenté sa feuille de route pour œuvrer avec les Libyens à une solution à la crise, elle a été ignorée. Et aujourd’hui, ceux qui ont pris part à la déstabilisation de cette partie du monde, ne veulent pas accepter les réfugiés. Ils sont responsables, ils l’ont provoqué, ils doivent y répondre. C’est absolument important. C’est une vérité pénible, mais c’est la vérité. »

Concernant le Moyen Orient, Jacob Zuma a rappelé la nécessité de reconnaître l’État palestinien sur la base des frontières de 1967. « Il ne peut y avoir de paix durable au Moyen Orient tant que les Palestiniens se verront nier leur droit inaliénable à un États en paix aux côtés d’Israël, avec Jérusalem Est pour capitale. » Il a, également, insisté sur le fait que « les pays en développement se prononcent pour une réforme du système des Nations unies pour qu’il puisse mieux répondre aux intérêts et aux besoins de la majorité de ses membres ». Il a rappelé que « l’Afrique, un continent de plus d’un milliard de personnes, ne siège pas au Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre permanent. Un monde supposé être juste ne peut pas accepter que plus d’un milliard de gens ne soient pas représentés au plus haut niveau de prise de décision ».

Concernant le Sahara Occidental, « le temps est venu pour les Nations unies de déterminer une date pour la tenue d’un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui, la dernière colonie en Afrique », a-t-il encore déclaré.

Le 18 septembre 2015


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