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Et si le CAC 40 faisait réélire Hollande en 2017, malgré les sondages qui ne le qualifient pas aujourd’hui pour le second tour ? - par Jean LEVY

samedi 10 octobre 2015, par Comité Valmy


Magazine que possède François Pinault, la troisième fortune de France...

Et si le CAC 40 faisait réélire Hollande en 2017,
malgré les sondages qui ne le
qualifient pas aujourd’hui pour le second tour ?

Tous les sondages éliminent aujourd’hui François Hollande au second tour des présidentielles de 2017.

Comment, dans ces conditions, imposer malgré tout sa réelection ?

Telle est peut-être la question que les administrateurs des sociétés du CAC 40 se posent aujourd’hui. Car enfin le président PS n’est-il pas, aux yeux des patrons, l’homme miracle qui, contrairement à l’attente de ses électeurs et en contradiction avec ses promesses électorales, "détricote", mois après mois, les acquis sociaux que les classes populaires avaient gagnés par leurs luttes depuis plus d’un siècle ?

Et cela sans réaction d’envergure des organisations syndicales...

Une prouesse jamais atteinte par ses concurrents de droite !

Dans ces conditions, pourquoi ne pas poursuivre ce travail de démolition sociale avec le même acteur ?

Oui, mais les sondages, reflets du rejet populaire, éliminent du jeu Hollande au premier tour... Comment, dans ces conditions, pourrait-il concourir au second ?

Un seul moyen, conforme à la Constitution, est possible : présenter au premier tour, en plus de Marine le Pen, DEUX candidats labellisés "droite républicaine", issus de l’ex-UMP, remodelée sous l’étiquette "Les Républicains". Ainsi, se partageant l’espace électoral de la droite, chacun d’eux obtiendrait un score inférieur à celui de François Hollande, même si celui-ci se situait dans les basses eaux.

Le tour serait joué et le président sortant assuré d’un second mandat...

Billevesées que tout cela ?

Ce n’est pas si sûr.

Ne voit-on pas déjà se jouer au guignol électoral une partition entre deux protagonistes, tous deux LR, qui jouent l’un contre l’autre le rôle de challenger dans la composition qui s’annonce ? Ce spectacle est relayé avec complaisance par les médias : Juppé contre Sarkozy, le "bon chi-bon genre" contre le "dur" ours mal léché.

Plus, pour faire bon poids, une pléthore de candidats qui concourent à la "primaire", ce qui réduira d’autant l’audience des deux premiers.

Bataille au couteau, qui peut faire des blessés. Et qui peut justifier une double candidature au premier tour face à un François Hollande, imbu de sa personne, qui attend son heure en imposant quotidiennement sa présence sur le petit écran, bonhomme ou martiale, selon les circonstances.

Scénario improbable, dira-t-on...La droite veut la place et sa revanche.

Pourquoi iraient-ils à l’échec en se divisant ?

Mais ce cas de figure s’est souvent présenté dans l’histoire de la Vème République :

Pompidou contre Poher, Chaban contre Giscard, Giscard contre Chirac, Baladur contre Chirac...

Sans compter les candidats dits "centristes".

Et, rappelons-nous, en 1981, Mitterrand a été élu grâce aux voix de Chirac !

Alors, pourquoi pas en 2017, Hollande réélu grâce à la double candidature de Juppé et de Sarkozy ? Le Medef, quand c’est son intérêt, sait choisir son meilleur homme pour l’Elysée.

Et comme l’écrit "Le Point" : "Et si à la fin, c’était encore lui..."

Et quand on sait que le propriétaire du Point, c’est François Pinault

qui avec une fortune personnelle estimée à 8,5 milliards de dollars US (6,216 milliards d’euros) est la 59e fortune mondiale en 2012, et troisième française, on peut penser que la UNE de son hebdo n’a pas, pour le moins, échappé à sa vigilance...

Jean Lévy
2 Octobre 2015


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