COMITE VALMY

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Poroshenko : l’anglais, deuxième langue officielle en Ukraine
par Karine Bechet-Golovko

lundi 19 octobre 2015, par Comité Valmy


Poroshenko :
l’anglais, deuxième langue officielle en Ukraine

Le Président ukrainien, enfin, si l’on peut dire, fait des propositions qui paraissent de plus en plus fantaisistes, voire caricaturales. Ainsi, l’anglais doit devenir une langue officielle, la deuxième langue de travail en Ukraine.

A l’occasion de l’anniversaire de l’Université ukrainienne Académie Mohyla de Kiev, l’une des principales du pays, P. Porochenko annonce que non seulement à l’Université il doit y avoir deux langues, l’ukrainien et l’anglais - ce qui est très à la mode dans différents pays d’Europe - mais, et là c’est une surprise, l’anglais doit devenir la deuxième langue de travail du pays.

Dans un pays où les réunions du Conseil des ministres se font en russe, où les émissions sont souvent en russe, il faut absolument imposer l’anglais. Mais pour l’imposer, il faut déjà le parler. Or, le niveau d’enseignement est tel, que le test de contrôle de langue étrangère d’anglais de fin d’études a été annulé, car le niveau des élèves est trop bas.

Et comme le souligne le maire de Lvov, déjà que tous les fonctionnaires et élus locaux ne parlent pas parfaitement la langue étatique (l’ukrainien), s’il faut réellement introduire encore l’anglais, ce ne pourra pas être une réalité avant une vingtaine d’année.

Mais peu importe, Poroshenko continue de faire acte d’allégeance à ses maîtres, de manière de plus en plus outranciée, manifestement parallèlement à la chute de sa côte de popularité qui dépasse à peine les 20%, deux tiers de la population étant ouvertement contre sa politique.

Toutefois, dans une logique coloniale qui ne se cache plus, cette démarche présente un avantage : il ne serait plus nécessaire de perdre du temps à traduire les instructions et autres "directives" de l’anglais vers l’ukrainien, les dirigeants du pays étant de toute manière soit étrangers, soit ont été formés à l’étranger. Et le peuple ... quelle importance, qu’il comprenne ou pas, cela ne le concerne pas.

Pour conclure, cette initiative montre le côté totalement artificiel du nationalisme en Ukraine.

PS : en 2005, Poroshenko proposait le russe. Les temps changent, ils s’adaptent. C’est ce qui s’appelle avoir des convictions.

Karine Bechet-Golovko
lundi 19 octobre 2015

Russie Politics


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