COMITE VALMY

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1) Communiqué de presse de Jacques Myard - Syrie - conférence de Vienne : France, irréalisme et posture ?
2) Les Français opposés au départ du président syrien - Sputnik

samedi 31 octobre 2015, par Comité Valmy


Communiqué de presse
de Jacques MYARD, Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

Syrie / conférence de Vienne :
France, irréalisme et posture ?

A la suite de la conférence sur la Syrie à Paris le mardi 27 Octobre -qui s’est tenue à l’iniative de la France- et qui regroupaient notamment l’Arabie Saoudite et la Turquie , Riyad a accepté que l’Iran soit présent à la conférence de Vienne de ce jour. Lors de réunions antérieures les Saoudiens avaient toujours refusé les Iraniens pour parler du conflit syrien.

On pouvait dans ces conditions espérer que les choses commencent à bouger, et qu’une solution politique puisse être lentement élaborée.

A l’évidence il n’en est rien, la France largement soutenue et confortée par son principal marchand d’armes l’Arabie Saoudite campe sur ses positions obsessionnelles et irréalistes, Bachar-al-Assad doit partir !

Ni la Russie ni l’Iran ne l’entendent de cet oreille, l’échec de la conférence était ainsi assuré, comme à la parade !

La France rigide s’est mise hors jeu dans ce conflit. Pire, où est la logique ? Alors que Paris recherche à prendre pied en Iran puissance incontournable au Proche et Moyen-Orient, après avoir là encore adopté une position très dure pendant les négociations sur le nucléaire.

Bachar-el-Assad n’est pas un saint, mais dans la région il n’est pas le seul à avoir des manières fortes, il est visiblement devenu la phobie de Paris en dehors de la nécessaire prise en compte de toutes considérations géostratégiques .

Est-ce-là le prix à payer pour obtenir les faveurs chéquiers en main de Riyad ? C’est vraisemblable , mais alors le risque est majeur car parier sur l’Arabie Saoudite c’est à moyen terme parier sur des sables mouvants, le royaume est fragile et va certainement faire face à des troubles internes d’ampleur, sans parler de son amour immodéré pour le respect des droits de l’Homme et l’égalité des sexes !

Que veut on ?

Mettre fin à une guerre civile qui n’a que trop duré et combattre l’Etat islamique ennemi du genre humain, alors dans ce cas assez de posture morale et ce n’est pas aux puissances étrangères à choisir qui gouvernera à Damas, la paix revenue les Syriens s’en chargeront !

Il y a France comme un parfum de fin de règne et notre diplomatie n’y échappe pas, le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius n’a plus la main !

Délégation de parlementaires français en Syrie, invitée à la résidence du mufti de la République. (février 2015)

***

Les Français opposés au départ du président syrien

Les pays occidentaux exigent la démission de Bachar el-Assad depuis plusieurs années, pourtant l’opinion selon laquelle la sortie de la crise est impossible sans le président syrien est de plus en plus répandue.

La majorité des lecteurs du quotidien français Le Figaro se sont prononcés contre la démission de Bachar el-Assad.

Ainsi, près de 72% de lecteurs ont répondu non à la question du journal "Les puissances mondiales doivent-elles exiger le départ de Bachar el-Assad" ? Il est à noter que plus de 21.000 personnes ont participé au sondage.

Les pays occidentaux exigent la démission de Bachar el-Assad depuis plusieurs années, pourtant l’opinion selon laquelle la sortie de la crise est impossible sans le président syrien est de plus en plus répandue.

Ainsi, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry a récemment déclaré que Washington n’insistait plus sur le départ inconditionnel du président syrien, tout en soulignant qu’une "transition progressive" était nécessaire.

Les divergences sur le sort du président syrien demeurent pourtant. Vendredi, les participants aux négociations de Vienne sur le règlement de la crise en Syrie n’ont pas réussi à s’entendre sur ce sujet, certains pays présents réclamant le départ de Bachar el-Assad, d’autres, comme la Russie, déclarant au contraire qu’il ne revient qu’aux Syriens d’en décider.

31 octobre 2015


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