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Guennadi Ziouganov a appelé à « ne pas faire monter la fièvre » après l’attaque sur l’avion russe Su-24

samedi 28 novembre 2015, par Comité Valmy


Guennadi Ziouganov a appelé à « ne pas faire monter la fièvre » après l’attaque sur l’avion russe Su-24

Site officiel du Comité central du Parti communiste – KPRF.RU

Radio « Ici Moscou »

Le dirigeant du Parti communiste, G.A. Ziouganov, dans une émission en direct de la station de radio « Ici Moscou « , a souligné la nécessité d’étudier soigneusement les faits.

En même temps, a-t-il dit, l’attaque contre le bombardier russe est probablement liée aux frappes russes sur les installations pétrolières des combattants en Syrie.

* * *

Le journaliste : Je voudrais vous demander tout d’abord : que doit faire la Russie ? Quelles actions devrions-nous entreprendre relativement à laTurquie ?

Guennadi Ziouganov : Tout d’abord il est nécessaire de comprendre ce qui se passe, et de ne pas faire monter la fièvre. Que des forces énormes et puissantes en Amérique et en Europe, et en Turquie, soient intéressées à ce que l’EI continue d’exister et continue à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang– c’est tout à fait évident. Ce n’est pas un hasard qu’il soit si difficile de former une coalition. Ce n’est pas un hasard si la coalition menée par les USA se bat paraît-il depuis un an, et l’EI ne fait que se renforcer. Ce n’est pas un hasard si des flots de pétrole ont traversé la frontière turque, revendus ensuite à moitié prix – faisant la fortune des chefs militaires, des services spéciaux, et de bien d’autres.

C’est pourquoi nous devons maintenant élaborer un dossier sur la base d’éléments d’information objectifs, rédiger un rapport ; et à travers tous les canaux – et diplomatiques et militaires – discuter et tenter malgré tout de former une coalition pour étrangler le plus grand mal, qui est l’EI et toute cette bande internationale de criminels.

Le journaliste : Mais la Turquie aussi représente le mal international ?

Guennadi Ziouganov : Au sujet de la Turquie. Poutine vient de dire qu’il y aura des conséquences. Mais, avant que les effets ne se produisent, nous devons réfléchir et comprendre. Je n’exclue pas que beaucoup parmi les dirigeants de la Turquie – à la fois politiques et militaires – sont catégoriquement contre ces provocations. Nous devons savoir qui est derrière eux, comment ils ont fait. Rappelez-vous comment a démarré la Première Guerre mondiale, lorsque Ferdinand a été amené en Serbie, tout le monde avait mis en garde, disant que nous ne devrions pas faire cela.

Le journaliste : Gavrilo Princip, nous savons.

Guennadi Ziouganov : Et puis un massacre sans précédent a été déclenché.

Le journaliste : Guennadi Ziouganov, mais qu’y a-t-il spécifiquement à comprendre, quand les Turcs disent directement : « Notre avion a abattu votre avion ? » Par ailleurs, le Premier ministre turc a déclaré : « Nous faisons ce que nous voulons. Cela nous regarde, c’est notre droit ».

Guennadi Ziouganov : Voyons, il ne dit pas cela.

Le journaliste : Comment il ne dit pas cela ?

Guennadi Ziouganov : Ils disent que l’avion avait violé leur territoire, et ainsi de suite.

Le journaliste : Permettez-moi de citer, Gennadi Andreyevich …

Guennadi Ziouganov : Ne vous énervez pas, et écoutez-moi. Je suis allé dans tous les points chauds et je sais comment commencent les guerres. Elles commencent avec des provocations. Je sais qui est derrière eux. Dès que la Syrie a commencé à être libérée et les flux de pétrole à se tarir, ces provocations sont apparues. En principe, je m’attendais personnellement à ce qu’elles arrivent inévitablement – que ce soit dans l’air, ou sur terre. Eh bien, si vous proposez de déclencher une véritable guerre, alors vous êtes quelqu’un d’irresponsable.

Le journaliste : Peut-être. Guennadi Ziouganov, et vous vous ne le proposez pas ?

Guennadi Ziouganov : Non. Je propose de tenter de réglementer ce processus et continuer à se battre pour former une coalition et pour en finir avec le fléau principal. Parce que si ce fléau s’empare de l’ensemble du Moyen-Orient, alors tout le « ventre mou » méridional de notre pays s’enflammera.

Le journaliste : Si je comprends bien, notre avion a été abattu, et il faut maintenant passer l’éponge, alors ?

Guennadi Ziouganov : Il ne s’agit pas de cela.

Le journaliste : Eh bien, comment réagissons-nous ?

Guennadi Ziouganov : C’est très simple. Je vous ai proposé un moyen de résoudre ce problème.

Le journaliste : Qui est de créer une coalition anti-terroriste pour continuer à se battre contre l’ « Etat islamique » ?

Guennadi Ziouganov : Continuer à construire, renforcer nos efforts pour détruire l’EI, couper les flux financiers, les contrôler à travers le système mondial. Au fait, où va l’argent, les Américains le savent parfaitement. Ils contrôlent le téléphone de Merkel non seulement quand elle parle avec le gouvernement, mais même quand à la maison elle est dans ses travaux de cuisine. Ils sont très bien renseignés. Nos services spéciaux aussi doivent travailler, et les gens qui en sont responsables.

Le journaliste : Gennadi Andreyevich, j’ai compris. Vous dites que c’était une provocation. Ce fut une provocation de la part de la Turquie ? Ou pensez-vous que quelqu’un est derrière la Turquie ?

Guennadi Ziouganov : Je pense qu’il ne s’agit pas de la Turquie.

Le journaliste : Et de qui ?

Guennadi Ziouganov : Il s’agit d’un groupe de gens qui sont intéressés dans la préservation de l’EI, intéressés à détruire la Syrie, intéressés à la possession d’une énorme enclave. Le Qatar est intéressé à poser son pipeline à travers la Turquie pour vendre son gaz. Il y a beaucoup de parties intéressées.

Le journaliste : Mais le rôle des États-Unis dans ce jeu ? Ou il n’en ont pas ?

Guennadi Ziouganov : Leur rôle ? C’est le principal fauteur de troubles dans le monde. Si vous regardez la façon dont ils se sont développés depuis plus de 200 ans, on a deux tendances principales : la première est l’extension et la seconde – la provocation. Leur histoire en est pleine : ils ont commencé la guerre l’Espagne à cause du croiseur « Maine », qui était ancré à La Havane ; l’incident dans le golfe du Tonkin a provoqué la guerre au Vietnam. Et les nazis ont commencé à peu près pareil. Donc, ne vous excitez pas. Il est facile de commencer une guerre, mais difficile de la finir.

24 novembre 2015

Texte Russe original : Г.А. Зюганов призвал « не пороть горячку » после атаки на российский Су-24

http://kprf.ru/party-live/cknews/148902.html

traduit par Marianne

Source :
histoireetsociete
dieu me pardonne c’est son métier…


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