COMITE VALMY

Accueil du site > - Défense et promotion de la LANGUE FRANCAISE - FRANCOPHONIE > L’ACADEMIE FRANCAISE CONTESTE SARKOZY ET LES DEPUTES OUBLIEUX DE LA (...)

12 juin 2008 :déclaration de l’Académie française

L’ACADEMIE FRANCAISE CONTESTE SARKOZY ET LES DEPUTES OUBLIEUX DE LA REPUBLIQUE

lundi 16 juin 2008, par Comité Valmy

Après cette juste déclaration de l’Académie Francaise, le Sénat a rejeté l’amendement de l’Assemblée faisant entrer les langues régionales, comme patrimoine de la Nation, dans la Constitution.

A suivre...


(Cette déclaration a été votée à l’unanimité par les membres de l’Académie française dans sa séance du 12 juin 2008).

Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence : « La langue de la République est le français ».

Or, le 22 mai dernier, les députés ont voté un texte dont les conséquences portent atteinte à l’identité nationale. Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l’article 1er, dont la première phrase commence par les mots : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », une phrase terminale : « Les langues régionales appartiennent à son patrimoine ».

Les langues régionales appartiennent à notre patrimoine culturel et social. Qui en doute ? Elles expriment des réalités et des sensibilités qui participent à la richesse de notre Nation. Mais pourquoi cette apparition soudaine dans la Constitution ?

Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la Constitution.

Au surplus, il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l’objet d’une politique.

Les conséquences du texte voté par l’Assemblée sont graves. Elles mettent en cause, notamment, l’accès égal de tous à l’Administration et à la Justice. L’Académie française, qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement, en appelle à la Représentation nationale. Elle demande le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s’exprimer ailleurs, mais qui n’a pas sa place dans la Constitution.

5 Messages de forum

  • Un seul mot : ridicule ! Au fait, quelle langue parlait entre eux les tous premiers résistants à rejoindre de Gaulle à Londres. Je vous le donne en mille l’une de ces langues qui ne serait pas dans le patrimoine français, j’ai nommé le Breton...
  • Je partage, j’apprécie et j’approuve la réaction de l’Académie française. Le français est la langue de la Patrie et doit être défendu contre le globisch, le franglais et tous les autres charabias du même tonneau. Il doit être défendu contre tous ceux qui ont des visées contre l’intégrité de notre Nation que l’on veut diluer, dissoudre, découdre (la culture que l’on délaye, la langue que l’on submerge, l’Histoire que l’on occulte ou que l’on mutile,les départements que l’on supprime etc.) pour l’engloutir dans un grand magma informe. Toutes ces actions, importantes ou moins importantes (en fait,elles le sont toutes) tendent à mieux nous dominer, à créer un peuple décervelé que tout gouvernement totalitaire (français ou européen) pourra dominer. Les langues régionales font partie de notre patrimoine : elles sont une richesse, un plaisir,et, à ce titre, doivent être étudiées, respectées, protégées, transmises de manière vivante. C’est bien d’ailleurs ce qui se fait. Les faire entrer dans la Constitution est totalement inutile et superflu. Ce serait aggraver le communautarisme et marcher à grands pas vers un régionalisme à l’échelle européenne et sur le modèle des Lânders dont la France, les Pays Bas et hier les Irlandais ne veulent pas. Car n’en déplaise à ceux qui ne voient dans cette affaire de langues régionales qu’une question franco-française, c’est bien au contraire un grave sujet européen dont il s’agit.
    • "C’est bien d’ailleurs ce qui se fait."

      Non. Non ça ne se fait pas. Oui il a fallu batailler fort pour que les écoles Diwan aient le droit d’enseigner. Oui il faut chercher, et pas qu’un peu, pour trouver un professeur de breton compétent. Oui la langue bretonne est en train de mourir, et finira par s’éteindre si le respect des langues minoritaires (déjà mis en place par... presque tous les pays européens) ne s’inscrit pas dans la constitution.

      "notre Nation que l’on veut diluer, dissoudre, découdre"

      Je ris, et fort. Quelle nation ? La nation crée par un homme politique de la IIIème république qui en quelque temps et sur demande du gouvernement, a écrit la merveilleuse et fantastique histoire de "nos ancêtres les gaulois était un peuple" (fictif hélas. Les gaulois n’étaient pas un peuple, mais une bonne centaine de peuples différents (et encore, tous n’étaient pas gaulois)), magnifiant Jeanne d’Arc, la pucelle qui sauva la france des cochons anglais (La vérité étant que Jeanne d’Arc a bien existé, mais n’a certainement rien fait de tout ce qu’on lui attribue), nous contant la prise de la Bastille, fouches contre canons, que l’on célèbre encore aujourd’hui (fait est que cette prise ne signifiait rien à l’époque, ne signifie toujours rien et que le 14 juillet est un hommage à la signature de la constitution par le roi en 1790). Une nation unie par une culture tellement commune qu’il devient presque impossible de trouver une cornemuse passé Rennes, et que les parisiens se foutent de l’accent du sud. Non, la nation française existe certes, mais se limite à la france, oubliant les périphéries integrées de force, des régions qui aujourd’hui font gronder leur colère sous forme de régionalisme. Gardez votre "nation" si vous le souhaitez, mais sachez que ce n’est ni ne sera la mienne.

  • D’accord avec le message précédent.

    L’on ne pourra parler sereinement, et éventuellement légiférer, sur les langues régionales que lorsque l’on aura signifié fermement à Brussels que la politique linguistique de la France n’est pas de son ressort, mais qu’elle s’élabore à Paris, et à Paris seulement. Tant que le régionalisme continuera d’être instrumentalisé par les européistes, et en particulier par les pangermanistes qui, manifestement, ont réussi à faire leur trou à Brussels, et tant que lesdits européistes viseront, par le biais du régionalisme (comme du reste par bien d’autres biais), à démanteler la République, aucune discussion apaisée sur ce sujet ne sera possible. Les régionalistes en France, dont certaines revendications sont assurément négociables, mais dans le cadre républicain, ont donc grand tort de vouloir rechercher des appuis à Brussels et de pactiser avec le Diable, car cela se révèle, et se révélera, contre-productif.

    Décidément, l’Europe de Brussels envenime tout !


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>