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Source : Voix de la Russie

La Russie et la Chine : les sanctions du CS de l’ONU ne doivent pas « punir » l’Iran

vendredi 4 juin 2010, par Comité Valmy

Nous faisons partie des amis de la Chine et de la Russie. Nous souhaitons notamment que l’Organisation de Coopération de Shanghai devienne de plus en plus un contrepoids géopolitique face à la frénésie guerrière de l’OTAN et des occidentalistes. Cette attitude commune de la Russie et de la Chine nous laisse toutefois perplexes. Elle rappelle à certains d’entre nous, le temps où la RP de Chine dénonçait les tenants du monopole nucléaire. Nous ne sommes pas, cela va de soi, des partisans de la prolifération des armes nucléaires.

Nous comprenons mal cependant, que l’on puisse au Conseil de Sécurité de l’ONU, s’en prendre au seul Iran, lequel affirme ne vouloir développer que le nucléaire civil. Il est certes possible de douter de sa bonne foi et lui prêter l’intention de se doter de l’arme nucléaire. Mais ignorer dans cette résolution du CS, l’Etat d’Israël auquel il n’est demandé aucun désarment nucléaire, tout en ne tenant par ailleurs, aucun compte du récent accord entre la Turquie, le Brésil et l’Iran, peut-être ressenti comme relevant d’une politique du deux poids, deux mesures, cédant aux pressions des dirigeants américains.

Fleurus


Les sanctions économiques « paralysantes » sur l’Iran sont exclues du projet de résolution du CS de l’ONU, le document prend en considération les corrections apportées par des membres non permanents du Conseil de Sécurité, il est concentré sur les problèmes de la non-prolifération et confirme la volonté de procéder aux négociations avec l’Iran. Le chef du Ministère des Affaires étrangères de Russie Sergei Lavrov l’a communiqué à la conférence de presse avec le collègue chinois Yang Jiechi à Pékin.

La situation autour du programme nucléaire de l’Iran s’est aggravée après que le 11 février, le président de l’Iran Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que Téhéran avait produit la première partie de l’uranium enrichi jusqu’à 20 pour-cent et possédait un potentiel pour la production de l’uranium avec un degré de l’enrichissement plus élevé. Il a a démenti les accusations d’élaborer l’arme nucléaire. À présent, les membres permanents et non permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU examinent le projet de résolution sur les sanctions supplémentaires possibles contre l’Iran.

Au dire de Sergei Lavrov, ce document est fondé sur la nécessité pour l’Iran de répondre à toutes les questions de la communauté internationale concernant son programme nucléaire. Au cas où Téhéran accomplira ses exigences, les sanctions du Conseil de Sécurité en ce qui le concerne seront supprimées et l’Iran recevra la possibilité de bénéficier de tous les droits que possèdent les signataires du traité de non-prolifération de l’arme nucléaire qui ne sont pas membres du club nucléaire. Mais pour cela, Téhéran devra faire des pas à la rencontre, trouve l’orientaliste russe connu Vladimir Sotnikov.

L’Iran doit prouver à la communauté mondiale que ses intentions dans l’activité nucléaire sont exceptionnellement paisibles. Pour le moment, nous nous persuadions que l’Iran n’a pas répondu à toutes les questions posées par l’AIEA et la communauté internationale. Il n’a pas fait disparaitre la préoccupation au sujet des objectifs de son programme nucléaire.

Ayant évoqué la situation dans la Péninsule Coréenne, Sergei Lavrov a remarqué que la Russie et la Chine tenteraient de ne pas admettre le conflit à grande échelle entre Pyongyang et Séoul. Nous rappellerons que les relations entre la République Démocratique Populaire de Corée et la Corée du Sud se sont aggravées brutalement à cause du naufrage dans la Jaune de la corvette sud-coréenne "Cheonan". La Corée du Sud, soutenue par les États-Unis et le Japon, en avait accusé la Corée du Nord. À Pyongyang, on nie l’implication dans cet incident. Sergei Lavrov a rappelé que le côté russe, en vue de l’établissement des coupables dans cet accident, avait envoyé en Corée du Sud un groupe d’experts pour contrôler les résultats de l’enquête effectuée par une commission internationale.

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