COMITE VALMY

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ARP - Rassemblement de la Bastille - 29 mai 2010

Pour une politique étrangère et de défense souveraine - Contre Amiral (2s) Claude Gaucherand

vendredi 4 juin 2010, par Comité Valmy


Chers compatriotes, chers concitoyens,

Je dispose de quelques minutes pour vous dire comment l’Arc Républicain de Progrès conçoit la politique de la Défense de la France associée à la politique étrangère de notre pays. Ce tout cohérent forme une seule et même politique internationale s’appuyant sur deux piliers que sont la Diplomatie et les Armées.

Ce qui fonde la politique étrangère d’une nation est avant tout la recherche de la sécurité de la nation à court, moyen et long termes et j’insiste sur « long terme ». Avec le général De Gaule nous pensons qu’une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. Et le premier d’entre eux est à l’évidence la sécurité de notre nation. Cette politique ne se conduit pas le nez sur le guidon, mais au contraire de façon prospective, le regard fixé sur l’horizon et sur un monde non pas uniformisé et soumis à la domination sans partage d’ une hyper puissance ou même de deux, mais un monde multipolaire où la primauté est donnée au droit international, au respect de la souveraineté des nations et bien sûr à leur indépendance.

Nous rejetons le recours unilatéral à la force, à la guerre préventive ainsi que le devoir d’ingérence sous le masque duquel se cache le plus souvent sinon toujours une simple volonté d’ingérence dans les affaires des autres, surtout lorsqu’ils sont moins forts.

Ce monde en perpétuelle évolution, nous le voudrions idéalement à l’abri des crises et des guerres et c’est dans ce but que nous voulons le connaître dans sa diversité tout en restant fidèles à nos valeurs qui sont, entre autres, démocratie, droit de l’homme et du citoyen, laïcité, égalité hommes/femmes, liberté d’opinion et d’expression. Ce n’est pas un monde binaire avec un camp du bien contre un axe du mal, celui de la civilisation contre celui de la barbarie, dans lequel une guerre universelle est déclarée au Terrorisme.

La politique étrangère d’une France souveraine et libre de ses choix s’étend sans préjugés à l’ensemble du continent africain avec lequel une histoire coloniale partagée et assumée avec ses ombres et ses lumières a créé des liens séculaires qui perdurent jusqu’à nos jours. Il s’étend aussi au monde slave, aux deux continents américains où tant de choses bougent, à l’Asie lointaine et pourtant présente, fourmilière humaine, et bien sûr à l’Europe qui nous entoure mais que nous refusons qu’elle nous étouffe.

En somme nous voulons pour la France une politique étrangère souveraine, nationale, originale, cohérente avec la diversité de sa population et sa longue histoire dont on ne doit rien renier, pas même un passé qui pour avoir été colonial ne doit pas pour autant être taxé de colonialiste.

Une politique ouverte sur le monde et à son écoute. Une politique qui soit en accord avec notre philosophie humaniste et les responsabilités internationales de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU.

De cette politique étrangère brossée à grands traits doit découler une politique de défense qui lui soit cohérente. Une politique de défense doit être fondée sur une connaissance exacte du monde qui nous entoure en cherchant à percevoir ses évolutions et des dangers qu’il recèle. Je disais plus haut : une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. Ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour tous. Au mieux la France a des alliés et leur alliance est fondée sur la sauvegarde de leurs intérêts communs.

Par ailleurs, il est impératif de ne pas oublier les leçons de l’histoire . En 1925 les accords de Locarno laissaient croire que la Grande Guerre avait été la Der des Der. Les représentants de l’Allemagne, de l’Italie, de la Tchécoslovaquie, de la Grande Bretagne et de la France les avaient tous signés et la Société Des Nations devait être le siège de relations internationales apaisées. Dix ans et une crise économique plus tard, la France avait à ses frontières une Allemagne nazie, une Italie fasciste et une Espagne bientôt franquiste. Pour notre démocratie, l’avenir s’annonçait pour le moins difficile. En 1940, la France isolée, peu aidée par une Grande Bretagne mal préparée s’écroulait sous les coups de la Wehrmacht sans que bouge l’ami américain ni l’allié soviétique qui avait entre temps signé le pacte bien connu.

Peut-on dire aujourd’hui que la France a des amis ? Non. Des alliés ? Oui, dans la stricte mesure de nos intérêts communs. Mais demain, quels seront les intérêts de ces alliés ? Quels seront les nôtres ? L’Europe unie ? Pensons à l’URSS ou la Yougoslavie volant en éclat dans les années 90.

Et l’OTAN ? direz vous. Eh bien, pensons au Pacte de Varsovie unissant dans une défense commune toute l’Europe de l’Est de l’Oder à Vladivostok, pacte qui fut dissous en quelques mois. C’est pour ces motifs que la politique de défense se doit d’être nationale et indépendante.

Nationale au plein sens du mot car il est essentiel que la nation dans son ensemble y participe par un service national, militaire ou civil, impliquant les jeunes hommes et les jeunes femmes de ce pays pour une durée de quelques mois. Ce service national sera le creuset dans lequel se réduira la fracture sociale dont nous souffrons en faisant se côtoyer et se découvrir l’ensemble de ces jeunes citoyens et en leur enseignant la signification d’un drapeau et d’un hymne national, symboles d’une véritable solidarité.

Indépendante et non point soumise au dictat d’un commandement suprême de l’OTAN détenu par les Etats Unis au service avant tout des intérêts de ce pays. Je vous pose la question : qu’est-ce donc qu’une défense nationale qui se veut européenne, atlantique et pour tout dire euro-atalantique ? Qu’est-ce qu’une défense nationale où la langue de travail est l’anglo-américain, le matériel et les procédures aux normes anglo-saxonnes d’outre Atlantique ? Qu’est-ce qu’une défense nationale qui sert à combattre dans des territoires lointains où la France na’ d’autres intérêts à servir que ceux de l’hyper puissance états-unienne au prétexte de la lutte contre le terrorisme, de la défense du bien contre le mal, de la civilisation contre la barbarie ? Est-ce là notre vision du monde ?

Voilà pourquoi nous préconisons de sortir des structures militaires intégrées de l’OTAN comme l’avait fait en 1966 le général De Gaulle.* Les armées n’ont pas vocation à servir d’autres intérêts que ceux de la France, d’autres drapeaux que le nôtre, bleu blanc rouge Troisième volet de cette politique de défense, après la conscription dans le cadre du service national, et le retour à l’indépendance pour nos armées, la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la défense, garant que quiconque, si puissant soit-il, voudrait s’attaquer aux intérêts vitaux de notre pays, pourrait se voir opposer une arme terrifiante au pouvoir égalisateur dont nous pensons que sa possession constitue un gage essentiel pour notre sécurité. L’histoire récente nous en fait la démonstration. Les armées puissantes et aguerries de l’Irak n’ont pas dissuadé les Etats-Unis et leurs alliés d’attaquer ce pays sous un prétexte donc chacun sait qu’il était fallacieux. Au prix de plus d’un million de morts, nous avons vu l’Irak réduit à un champ de ruines où sévit un terrorisme hors de tout contrôle, terrorisme qui en était pourtant absent auparavant. Tandis que la Corée du Nord, pays de l’axe du mal mais détenteur de l’arme atomique, se contente de subir les rodomontades sans lendemain de Washington.

Conscription, nationalisation, souveraineté et dissuasion au service d’une politique étrangère souveraine et indépendante, c’est ainsi que peut se résumer la politique de défense que prône l’ARP. Comme on dit quand on parle de rugby, c’est un retour aux fondamentaux que nous préconisons.

Une politique étrangère et de défense qui combatte le terrorisme non point à coups de bombes et de guerres mais en s’efforçant d’en éradiquer les causes profondes qui sont avant tout la misère, l’injustice et la violence. En somme tout ce qui fait le jeu d’idéologues pervers et cyniques qui n’hésitent pas à transformer en martyrs assassins des êtres désespérés, déboussolés, préférant la mort et la donner aveuglement au lieu de simplement vivre.

Claude GAUCHERAND

Contre Amiral (2S)

La Bastille 29 MAI 2010

* L’ARP regroupe des sensibilités diverses bien que convegentes. Sur la question de l’OTAN, la volonté d’en retirer la France totalement et d’appeler à sa dissolution, y est le point de vue le plus fréquent. CB

1 Message

  • D’accord sur les grandes lignes, mais absolument pas sur ce qui est devenu une litanie « le pacte Germano-Soviétique » Tout historien un peu sérieux sait que l’URSS n’a signer se pacte que contrainte et forcée pour gagner du temps suite l’attitude des « dirigeants Français » qui étaient déjà installés dans la collaboration et refusèrent l’offre soviétique de signer des accords militaires afin de mener une guerre préventive contre les nazis. Sans parler des Polonais et du Vatican. Cette guerre n’aurait pas duré plus d’un moi. Mais voila à quoi nous a conduit le triste « plutôt Hitler que le front populaire ». Pour parler du nazisme et des nazis ils n’ont pas disparu un grand nombre ont été « sauvés » par la filière des rats US, ou celle du Vatican. Des signes avant coureurs nous indiquent que le nazisme n’est pas mort, colle-t-il à la peau de l’Occident comme son parasite ? PS : Les accords Bonnet Ribbentrop et ceux de Munich ont été signés avant les accords Germano-Soviétiques.

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