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Demain, une nouvelle manif’...

Après le vote pour le Brexit en Grande-Bretagne,
ll faut préparer la bataille de France...
par Jean Lévy

vendredi 8 juillet 2016, par Comité Valmy


Demain, une nouvelle manif’...
Après le vote pour le Brexit en Grande-Bretagne,

ll faut préparer la bataille de France...

On les cherche vainement dans les manifestations contre la loi El Khomri, aussi bien à Paris que dans les villes de province : pas la moindre banderole, pas la plus petite pancarte évoquant l’Union européenne pour dénoncer son rôle moteur dans l’offensive tout azimut visant les droits sociaux des peuples et imposant à ceux-ci l’austérité la plus noire.

L’exemple qui nous vient d’outre-manche devrait faire réfléchir.
Le 23 juin en Grande-Bretagne, les couches les plus pauvres de l’Angleterre et du Pays de Galles se sont rebellés et, leur vote massif, ont permis le Brexit, la sortie de leur pays de la prison européenne.

Ce n’est pas en semant l’illusion qu’une discussion avec les maîtres de cette prison - la renégociation des traités - pourrait conduire les gardiens à en ouvrir les portes, comme pourrait le laisser penser une pétition signée par Jacques Sapir, Jean-Pierre Chevènement et Michel Onfray dans les colonnes du Figaro. L’accueil haineux des chiens de garde du capital européen démontre la volonté de celui-ci de poursuivre et d’accentuer au contraire leur besogne antinationale et antisociale.

Certes, la porte ouverte ne résout pas tous les problèmes, la City et la finance mondiale, bien qu’ayant subi une humiliante défaite, demeurent aux leviers de commande...Cependant, le sort de la classe ouvrière et du peuple britanniques ne dépenderont plus de l’étranger, de la dictature de Bruxelles, mais du rapport de forces à l’intérieur du Royaume Uni.

Car, c’est clair, presque officiel : en Europe occupée par les forces du capital mondialisé, c’est à Bruxelles que sont élaborées les "directives", les oukases, peut-on dire, qui sont à l’origine des mesures imposées aux salariés, aux retraités et aux jeunes dans chaque pays de l’UE. Jusqu’au budget de chaque Etat soumis à la vigilante censure des commissaires européens. Et, bien sûr, si notre Code du Travail est mis en cause dans ses fondements, c’est pour répondre à la nécessité d’assurer aux entreprises une plus forte rentabilité, selon les critères établis tant dans capitale belge qu’à Francfort, dans les salons de la BCE.

En somme, l’équipe au pouvoir, dans chaque pays, n’est là que pour appliquer ces directives. Que ces équipes soient de droite ou se prétendent de "gauche", ou collaborent entre elles, les chefs d’Etat, les ministres ne sont que les prête-noms des grandes sociétés, dont ils assurent la logistique. Parfois même, leur attitude est tellement criante qu’ils donnent l’impression de se caricaturer pour nous prouver qu’ils ne sont que des valets des intérêts privés !

Pas besoin d’en rajouter et d’en faire le dossier complet.

Mais alors, pourquoi sur ce sujet, ce lourd silence des syndicats ?
Pourquoi les directions de ceux-ci regardent ailleurs, alors que la révolte sociale s’exprime ? Pourquoi ne pas crier la vérité et ouvrir les yeux à ceux qui les ont encore fermés ?

Depuis quatre mois, des centaines de milliers de salariés et de jeunes ont défilé pour faire pression sur le pouvoir afin que celui-ci annule sa loi travail. Ils n’ont pas seulement martelé de leurs pas les pavés, Ils ont parfois bloqué les rues de nos cités et ils ont recommencé, encore plus nombreux, plus déterminés. Et à nouveau, ils vont se faire entendre le 5 juillet.

Mais sans s’en prendre aux donneurs d’ordre, seulement à leurs subordonnés. Ils manifestent avec ardeur, certes, mais comme qui dirait, les yeux bandés. Et les discours enflammés qu’ils acclament ne parlent jamais d’Europe, de Bruxelles, de l’oligarchie mondialisée.

Certes, en France, Hollande, Valls, Macron sont à la manœuvre. C’est d’abord contre eux et leur loi scélérate, qu’il faut manifester pour les pousser à se déjuger.

Cela n’est pas facile, appuyés qu’ils sont au mur argenté du Medef. Il faut ajouter que celui-ci est la filiale de la maison-mère, BusinessEurope, le patronat qui trône sur notre continent vassalisé.

Pour gagner la bataille sociale, et en premier lieu, imposer le retrait de la loi El Khomri, faut-il voir clair, connaître l’ennemi, bien mesurer les enjeux et frapper fort où ça fait mal.

C’est la condition pour que la mobilisation populaire de notre peuple conduise au résultat escompté : le retrait de la loi travail.
Il est grand temps que la CGT, ses dirigeants, ses militants en prennent conscience à l’égal de nombreux syndicats britanniques.

Jean Lévy
Comité Valmy - 4 juillet 2016


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