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Les rebelles sont en train de perdre à tous les niveaux à Alep-Ouest
par Anthony SAMRANI OLJ

mardi 1er novembre 2016, par Comité Valmy


Les rebelles sont en train de perdre
à tous les niveaux à Alep-Ouest

Même en cas de succès militaire, l’opposition ne sortirait pas indemne de cette bataille, où elle a déjà perdu une partie de son crédit sur le plan politique et médiatique.

Briser le siège d’Alep-Est à tout prix. C’est ce que tente de faire une coalition de groupes rebelles, menée par les combattants de Jaïch el-Fateh, en provenance de la campagne ouest d’Alep et de la province d’Idleb, depuis vendredi dernier. À l’aide de tanks, de véhicules blindés, de bulldozers, à coups d’attentats-suicide et de tirs de roquettes, les forces rebelles avaient réussi vendredi à progresser dans le quartier de Dahiyet al-Assad, à Alep-Ouest. Mais depuis, l’effet de surprise passé, l’offensive piétine. « Les combats ont baissé en intensité », a indiqué hier à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. Les frappes aériennes sur le front « se poursuivent, mais ne sont pas aussi intenses », selon lui. Les insurgés cherchent à progresser vers le quartier de Hamdaniyé, tenu par le gouvernement et situé en bordure des quartiers rebelles assiégés par le régime. Sa prise permettrait de briser le siège alors que 250 000 personnes vivent actuellement à Alep-Est et sont privées d’aide humanitaire depuis juillet et menacées de pénurie alimentaire, selon l’Onu.

Les combats se poursuivent également dans un village à l’ouest d’Alep, Minyane, selon l’OSDH. Mais les 1 500 combattants de la coalition rebelle ne parviennent pas à briser les lignes de défense des troupes loyalistes, comme ils l’avaient fait dans le secteur de Ramousseh le 6 août dernier. « Depuis dimanche, c’est le régime qui initie les combats », a précisé M. Abdel Rahmane. « L’offensive des rebelles est ralentie depuis qu’ils n’ont pas réussi à prendre le contrôle du quartier dit des 3 000 appartements et le complexe militaire », a indiqué hier à l’AFP une source militaire prorégime.

Les rebelles jouent, en quelque sorte, à quitte ou double dans cette offensive. S’ils parviennent à briser le siège, ils seront considérés comme des héros à Alep-Est. Mais s’ils ne réussissent pas à avancer et à réunir davantage de combattants, le régime sortira largement renforcé de cette épreuve et sera conforté dans s

on objectif de reconquérir la partie orientale de la deuxième ville de Syrie.

« Le mépris choquant »

Même en cas de succès militaire, l’opposition ne sortirait pas indemne de cette bataille, où elle a déjà perdu une partie de son crédit sur le plan politique et médiatique. Au moins 48 civils selon l’OSDH – 84 selon l’armée syrienne – auraient été tués par les salves de roquettes et d’obus tirées par les rebelles sur les quartiers ouest. L’armée syrienne accuse, en outre, les rebelles d’avoir mené dimanche une attaque au gaz de chlore et rapporte 48 cas de suffocation.

En s’attaquant à des civils, en utilisant tous les moyens dont ils disposent pour briser le siège, les forces rebelles prennent le risque de perdre le soutien de la communauté internationale. « Briser le siège d’Alep-Est ne donne pas le droit aux groupes de l’opposition armée de bafouer le droit humanitaire international », s’est insurgé hier l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty international, qui dénonce « le mépris choquant » des rebelles « pour les vies des civils ». La veille déjà, l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’était dit « horrifié » et « choqué » par ces tirs, évoquant de possibles « crimes de guerre ».

En agissant de la sorte, la coalition islamiste et jihadiste tend à atténuer la portée des « crimes de guerre » du régime et de ses alliés, même si ni les proportions ni la stratégie ne sont comparables. « Si les rebelles tuent des civils, alors ils ne valent pas mieux que le régime », estime une source de l’opposition syrienne, qui a souhaité garder l’anonymat. « En tant que prorévolutionnaire, je suis contre le fait de tuer des civils, de façon directe ou indirecte. Il faut punir ce type de comportements », dit-il à L’Orient-Le Jour. « Certains combattants m’ont dit qu’ils étaient désolés d’avoir tué des civils et qu’ils regrettaient. Ils ont prévenus les civils une semaine avant l’attaque dans les quartiers concernés », ajoute-t-il.

Le fait que les forces islamistes et jihadistes, notamment Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra) soient en première ligne dans cette bataille ne joue pas non plus en faveur de l’opposition syrienne. Les Russes ont jusqu’à maintenant justifié leur pilonnage de la partie orientale de la ville par la présence de « forces terroristes ». Le médiateur de l’Onu a pourtant estimé que les combattants de Fateh el-Cham n’étaient pas plus de 900 dans la partie est d’Alep. Leur présence dans l’offensive peut toutefois fournir un prétexte aux forces russes pour reprendre leurs bombardements, d’autant plus si les combattants de cette formation radicale parviennent à pénétrer dans les quartiers orientaux d’Alep. Mais les habitants d’Alep-Est ont-ils un autre choix ?

Anthony SAMRANI
1 novembre 2016

nb Valmy : au lieu et place de rebelles, on peut sans se tromper lire terroristes takfiristes


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