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Sebastopol : Le FSB arrête un groupe de subversion
du renseignement militaire ukrainien
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 11 novembre 2016, par Comité Valmy


Sebastopol : Le FSB arrête un groupe de subversion
du renseignement militaire ukrainien

Le 9 novembre, à Sebastopol, le FSB a arrêté un groupe de subversion du renseignement militaire ukrainien qui s’apprêtait à des actions contre des sites militaires de la péninsule. Cet "incident" est le deuxième du genre ces derniers mois, après l’intervention musclée de Perekop en août dernier. Que l’Ukraine se transforme en Etat-terroriste commence à se confirmer, espèrons que les récentes élections américaines permettront de mettre un terme à la destruction de cet Etat.

Le FSB vient de l’annoncer :

« Le Service fédéral de sécurité a arrêté le 9 novembre un groupe de saboteurs rattaché au service du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, qui planifiait des attaques contre des sites militaires et l’infrastructure vitale dans la péninsule de Crimée »

Lors de cette opération, les forces russes ont trouvé des explosifs de forte puissance, des armes, des moyens de transmission spéciaux et des cartes localisant les sites visés. Sans surprise, l’Ukraine dément toute responsabilité. Cette opération avortée s’inscrit dans la droite ligne de l’opération menée en août en Crimée qui s’est soldée par un échec pour le renseignement militaire ukrainien, mais a coûté la vie à plusieurs personnes.

Il ne faut pas se fermer les yeux, le réseau terroriste ukrainien n’est pas totalement démentelé, et le Medjlis, reconnu organisation terroriste en Russie et par l’Occident organe représentant les droits et intérêts des tatars oprimés (il semblerait que ces divergences d’appréciation entre terrorisme et opposition soit une habitude qui dépasse le cadre syrien), ce Medjilis a clairement énoncé qu’il aidait à destabiliser la situation en Crimée, qu’il pouvait non seulement contribuer à recruter des agents, mais également à faire passer des armes et des munitions. Pour l’instant, l’échec de cette politique est patent, provoquer la haine entre les peuples et destabiliser la situation semble au-dessus de leurs forces pour des raisons évidentes : la Crimée a choisi elle-même sa voie, n’en déplaise à Kiev et au Medjilis.

Mais l’attitude de Kiev laisse songeur. La multiplication des attentats, l’on se souviendra de l’assassinat récent d’un des commandants symboliques de la résistance armée du Donbass, Motorolla, laisse à penser que l’Ukraine utilise cette méthode comme moyen de lutte et contre ce qu’elle revendique comme étant son propre peuple - puisqu’elle ne reconnait pas l’indépendance du Donbass - et contre ses voisins - la Crimée étant territoire de la Fédération de Russie.

A ce sujet, à la mi octobre, l’ assemblée représentative de Crimée a adopté une résolution reconnaissant l’Ukraine comme une menace terroriste pour ses voisins et pour son propre peuple et appelant la Communauté internationale à intervenir pour éviter à l’Ukraine de totalement se transformer en Etat terroriste.

Dans la mesure où l’Ukraine est un Etat sous tutelle, que cette tutelle est exercée par les Etats Unis, il ne reste qu’à espèrer que les dernières élections américaines conduiront à un changement de cap et permettront à la population de reprendre possession de son pays. Sans l’hystérie financée, soutenue et organisée outre-atlantique, la russophobie ukrainienne retombera naturellement.

par Karine Bechet-Golovko
jeudi 10 novembre 2016

Russie politics


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