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ECHEC DU COUP D’ETAT EN EQUATEUR - Jean Lévy

vendredi 1er octobre 2010, par Comité Valmy


L’armée a libéré le président, Rafael Correa, encerclé par des forces de police dans un hôpital, où il s’était réfugié.

Un groupe de soldats avait pris momentanément le contrôle du principal aéroport du pays, à Quito, ce qui a provoqué pendant plusieurs heures l’arrêt des vols internationaux

Le chef d’Etat équatorien et apparu triomphant au palais présidentiel à Quito, acclamé par la population. "Quelle loyauté, quel soutien ! Cela servira d’exemple à ceux qui veulent arrêter la révolution, non par les urnes mais par les armes", s’est exclamé Correa en arrivant sur le balcon face à la foule qui l’applaudissait. "Je remercie vivement les héros qui m’ont accompagné tout au long de ces événements difficiles", a-t-il lancé à ses partisans.

"Malgré le danger, bien que nous soyons encerclés, des ministres et des hommes politiques sont accourus, pour mourir s’il le fallait. Avec un courage, une telle loyauté, rien ne peut avoir raison de nous !", a-t-il lancé du balcon de la présidence. Il s’est félicité d’autre part de ne pas avoir cédé face aux manifestants. "Nous n’avons jamais cédé, nous n’avons jamais accepté de négocier quoi que ce soit. Sous la pression, rien !", a-t-il martelé.

Deux policiers ont trouvé la mort dans l’assaut de l’hôpital par l’armée, a rapporté la Croix-Rouge. Au cours de la journée de jeudi, au moins 88 personnes ont été blessées dans les échauffourées entre partisans de Correa et policiers aux abords de l’hôpital. Des troubles ont été signalés également dans d’autres villes.

Les Nations unies ainsi que plusieurs Etats du continent américain ont apporté jeudi leur soutien à Correa. Les dirigeants d’Amérique du Sud, réunis à Buenos Aires pour un sommet de l’Unasur (Union des nations sud-américaines), se sont félicités du retour de Rafael Correa au palais présidentiel et ont annoncé qu’ils allaient dépêcher leurs ministres des Affaires étrangères à Quito pour lui manifester leur soutien.

"Nous pouvons nous féliciter de ce que notre camarade, le président d’Equateur Rafael Correa, ait été délivré et se porte bien(...). La situation en Equateur est maîtrisée", a déclaré la présidente argentine Cristina Fernandez, hôte de ce sommet

Elu en 2006 puis réélu en 2009, le président socialiste, allié de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, s’est aliéné les investisseurs internationaux mais jouit d’une bonne popularité auprès de l’opinion équatorienne. Correa prône un renforcement du contrôle étatique sur les ressources naturelles du pays.

Les troubles qui ont éclaté jeudi sont intervenus dans un contexte de tensions politiques entre Correa et une partie de sa majorité parlementaire, à qui le président reproche de freiner ses réformes.

Accusant l’opposition de chercher à favoriser un coup d’Etat, Correa a confirmé son intention de dissoudre le Parlement ainsi que l’autorise la nouvelle Constitution, promulguée il y a deux ans.

Le président pourrait diriger le pays par décret jusqu’à la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives, mais il faudrait pour cela qu’une telle décision reçoive le feu vert de la Cour constitutionnelle.

1 Message

  • Par hasard ce coup d’état ne serait-il pas en rapport avec la décision de ne pas toucher (pour le moment) aux réserves de pétrole situées dans une réserve habitée par des tribus indiennes, prise par les autorités Équatoriennes ?

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