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Si Che Guevara revenait parmi nous :
Le Monde a besoin de son humanisme
Par Pr Chems Eddine CHITOUR

mardi 10 octobre 2017, par Comité Valmy


Si Che Guevara revenait parmi nous :
Le Monde a besoin de son humanisme

´´Il faut se durcir...mais sans jamais se départir de sa tendresse´´. Ernesto Che Guevara

Il y a quarante ans, c´étaient les années soixante...Au risque d´être traité de nostalgique, je vais raconter à ma manière cette époque bénie où nous étions les « acteurs de notre histoire. » Souvenons-nous : l´Algérie était à l´époque appelée « la patrie des révolutionnaires » de tous les continents. « Alger, dit-on, était la Mecque des révolutionnaires. » Il n´était pas rare de croiser dans les rues d´Alger des hommes de légende tels que Nelson Mandela, Jomo Kenyatta, Amilcar Cabral ainsi que tous ceux qui, dans le monde occidental, luttaient contre les dictatures à l´instar de Mario Suarez -qui deviendra président du Portugal- et de tous les Chiliens exilés après l´assassinat d´une autre Légende morte les armes à la main en septembre 1971 : l´immense Salvador Allende.

Souvenons-nous du Che à la cité universitaire d’Alger en train de nous parler des heures et des heures, jusqu’à l’aube, de la Révolution en roulant ses cigares. Oui, l’Algérie de l’époque, forte de l’aura de la Révolution à nulle autre égale, donnait au monde l’image d’une nation qui prenait en charge son destin. C’est un fait que nous autres étudiants, à l’époque, étions très politisés. 1967, c’était aussi un 5 juin, l’année de l’amertume pour les Arabes le réveil fut brutal : une petite nation par le nombre venait de terrasser en « six jours » le monde arabe. Nous fûmes mobilisés, étudiants et étudiantes, pendant 45 jours pour apprendre à nous défendre. L’Algérie envoya sa fine fleur sur le Canal, en vain » (1).

Che Guevara à Alger (1963)

Lors du premier anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 1963, Che Guevara était parmi les invités de marque qui ont assisté aux festivités.

Cette année soixante-sept nous apporta une immense douleur : la mort de Che Guevara capturé et assassiné dans les maquis boliviens. Il mourut dignement, et nous savons, à travers son Journal, toutes les souffrances qu’il a endurées dans le maquis bolivien, luttant à la fois contre l’armée de Barrientos, la CIA et les traîtres. Pourquoi tant d’engouement, voire de dévotion à l’icône du Che, notamment le fameux portrait de Che avec le béret et l’étoile rouge fait par Korda. Ce portrait, tiré à des millions d’exemplaires, symbolise aussi bien en Occident que dans les pays du Sud la résistance, le combat propre, l’abnégation. Son effigie de héros populaire a acquis, depuis une cinquantaine d’années, l’aura d’une icône. Quelque 20 millions de personnes à travers le monde posséderaient un tee-shirt à l’image immortalisé par Alex Korda celle du « rebelle éternel ».

Les années soixante-dix virent s’installer progressivement la fin des illusions de millions de jeunes qui avaient cru changer le monde. C’était compter sans l’impérialisme américain et le l’URSS qui ne voulaient pas entendre parler de perturbateurs chacun dans son camp . On pense d’ailleurs que le Che a été lâché par Castro sur ordre des Soviétiques, en l’occurrence de Kossyguine qui venait de conclure avec Lyndon Johnson un pacte de « coexistence pacifique ».

Qui est vraiment Che Guevara ?

C’est lui qui, par la prise stratégique de la ville de Santa Clara, située dans le centre du pays, a fait sauter le dernier verrou et ouvert la voie de la victoire vers La Havane. Quoi qu’il en soit, le 1er janvier 1959, jour du triomphe de la Révolution cubaine, Che Guevara médecin de formation est célébré en héros. En décembre 1964, Che Guevara voyage à New York comme chef de la délégation cubaine à l’ONU où il prononce un discours enflammé contre la politique étrangère américaine. À Pyongyang, il déclare que la Corée du Nord est un « modèle dont Cuba devrait s’inspirer ».

Lors du fameux discours d’Alger, Che Guevara jeta un pavé dans la mare et les ondes de choc furent terribles. Il comprit qu’il n’y avait rien à attendre de l’Union soviétique. Ecoutons-le :

« Cuba participe à cette Conférence d’abord pour faire entendre à elle seule la voix des peuples d’Amérique mais aussi en sa qualité de pays sous-développé qui, en même temps, construit le socialisme. La lutte contre l’impérialisme pour rompre les liens coloniaux et néo-coloniaux, qu’elle soit menée avec des armes politiques, des armes réelles ou avec les deux à la fois, (…) Il n’est pas de frontière dans cette lutte à mort. Nous ne pouvons rester indifférents devant ce qui se passe ailleurs dans le monde, car toute victoire d’un pays sur l’impérialisme est une victoire pour nous, de même que toute défaite d’une nation est une défaite pour nous. (…) Le socialisme ne peut exister si ne s’opère dans les consciences une transformation qui provoque une nouvelle attitude fraternelle à l’égard de l’humanité aussi bien sur le plan individuel dans la société qui construit ou qui a construit le socialisme que sur le plan mondial vis-à-vis de tous les peuples qui souffrent de l’oppression impérialiste. (…) Les pays socialistes ont le devoir moral de liquider leur complicité tacite avec les pays exploiteurs de l’Ouest. »(2)

« Deux semaines après son retour à Cuba, il disparaît littéralement de la vie publique. Son activité en 1965 est un grand mystère. Après l’Afrique, le Che se tourne vers la Bolivie. Le terrain choisi, le Chaco, au paysage aride, lui est hostile. Les Indiens, dépendant de l’armée, dénoncent la guérilla. Le piège se referme. Blessé, le Che est finalement exécuté Il a fallu attendre cependant 30 ans pour que Cuba récupère les restes du Che. (…) L’élection d’Evo Morales à la présidence de la République de Bolivie en décembre 2005, et sa politique sociale a permis aux Boliviens d’accéder au programme humanitaire lancé par Cuba. Ironie de l’histoire : quarante ans après la mort du Che, parmi ceux-ci se trouve Mario Terán. son exécuteur -le sergent Mario Terán qui a assassiné sur ordre de ses supérieurs, Che Guevara-, il a pu se faire opérer par des médecins cubains dans un hôpital offert par Cuba à la Bolivie d’Evo Morales. Il a lui-même raconté à la presse plus tard qu’il tremblait comme une feuille lorsqu’il s’est retrouvé face à cet homme qu’il a vu à ce moment-là « grand, très grand, immense ». Le Che, blessé, assis sur un banc de la modeste école, le voyant hésitant et effrayé, a eu le courage qui manquait à son assassin : il a ouvert sa chemise kaki élimée, découvert sa poitrine et lui a crié : « Ne tremble plus et tire ici, car tu vas tuer un homme. »(1)

Le « Français » Régis Debray, accusé d’avoir donné le « Che »

Régis Debray a été rendu responsable de la capture de Che Guevara, accusé d’avoir « trop parlé » après son arrestation par l’armée bolivienne le 20 avril 1967. Selon l’avocat, Debray a indiqué aux autorités que le Che :

«  serait rentré en Bolivie par Santa Cruz en novembre 1966. Condamné le 17 novembre 1967 à 30 ans de « prison militaire », échappant à la peine capitale, « Danton » n’en purgera pas tout à fait quatre. « Parce qu’il avait coopéré », estime l’ancien agent de la CIA cubano-américain Felix Rodriguez, alias « Ramos », qui a pris part à la traque du Che, présent lors de sa capture et de son exécution à La Higuera. Dans un livre paru en 1989, intitulé « Shadow Warrior », « Ramos » ajoutera que le « Français avait été débriefé à fond (…), avait raconté aux Boliviens et à la CIA tout ce qu’il savait des opérations du Che ». A Buenos Aires en 1996, pour la fille aînée de Guevara, Aleida, il n’y a pas de doute, « tout indique que Debray a parlé plus que nécessaire », en écho aux mots de son père » (4).

Le premier à noter la loquacité coupable de Régis Debray n’est autre que le Che. Il aurait dit :

« «  Jour après jour , Le Français se transforme en une poule mouillée. Son insistance à vouloir partir va nous perdre » .

« Le 30 juin, il souligne dans son journal que « Debray a parlé plus que nécessaire bien que nous ne puissions savoir quelle implication cela a, ni quelles ont été les circonstances dans lesquelles il a dit ce qu’il a dit… ». Gary Prado Salmón, le capitaine qui était à la tête de l’unité qui a capturé le Che, déclare sans équivoque : « Pour nous, ça n’a jamais été important de savoir qui a parlé le premier. Mais, parmi les militaires, on sait bien que c’était Debray. J’ai moi-même lu tous les interrogatoires. Dès le début, il confirme que Che Guevara est en Bolivie et qu’il n’est venu là qu’en tant que journaliste, pour l’interviewer ». Pour Aleida Guevara, la fille du Che, il ne fait l’ombre d’aucun doute que Debray « a parlé plus que nécessaire » et qu’il est de ce fait directement responsable de la mort du légendaire révolutionnaire » (5).

Le testament du Che pour le XXIe siècle

Il est à se demander si les idées du Che sont toujours d’actualité dans ce XXIe siècle où le capital est plus virulent et prédateur que jamais ; Quand on voit le sort des humanités souffrantes quelques soient les latitudes. Sous la plume de « Tania » cette contribution permet de décrire le guévarisme comme un humanisme toujours d’actualité. Nous lisons :

« Ceux qui l’ont connu ont souvent présenté le Che comme un homme pressé qui peut-être avait l’intuition que sa vie serait courte. Aussi ne perdait-il jamais de temps, enseignant à lire, écrire et compter aux paysans de la Sierra, étudiant sans répit la littérature, la poésie, mais aussi l’économie et les mathématiques financières. Et il ne s’agissait pas que de sa propre personne puisqu’il voulait que l’être humain soit dans une situation lui permettant de s’accomplir pleinement, c’est à dire développer toutes ses potentialités. Tel est le privilège d’une élite dans le système capitaliste qui s’emploie précisément à amputer l’être humain de son humanité. A l’inverse, on pourrait définir le socialisme comme un mode de production qui rend possible cet accomplissement. Dans le Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels parlent déjà d’ « une association où le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous ».(6)

« Le Che a sans doute lu et relu le Manifeste, mais il va plus loin que la libre possibilité du développement de chacun. Il s’agit, pour le Che, d’aller « jusqu’au bout de ce que l’on peut », comme le disait Deleuze (…) « Je suis capable de sentir en moi la faim et les souffrances de n’importe quel peuple d’Amérique, fondamentalement, mais aussi de n’importe quel peuple du monde. » Ainsi, quand il affirme que le révolutionnaire est celui qui fait la révolution, le Che veut dire qu’on ne peut se prétendre révolutionnaire ni éprouver sa valeur en tant que révolutionnaire si on n’a pas fait la révolution. La révolution signifie qu’une rupture décisive est marquée et que s’installe un ordre radicalement différent du précédent, ce qui implique un « avant » et un « après » (…) C’est ici qu’intervient l’humanisme révolutionnaire de Che Guevara : changer le mode de production sans changer l’homme est un leurre. Le Che déclarait à l’ONU en 1964 : « Je suis capable de sentir en moi la faim et les souffrances de n’importe quel peuple d’Amérique, fondamentalement, mais aussi de n’importe quel peuple du monde. » « Soyez toujours capables de sentir, au plus profond de vous-mêmes, toute injustice commise contre quiconque en quelque partie du monde. C’est la plus belle qualité d’un révolutionnaire » (6)

« (…)Ce sont les actes, bien plus que les idées ou les discours, qui constituent l’être humain et lui donnent sa valeur. L’humanisme révolutionnaire du Che est bien une philosophie de l’action, ce qui n’a rien à voir avec un activisme inconséquent (…) Il n’accepte pas de renvoyer dos-à-dos l’oppresseur et l’opprimé : il prend position en faveur des opprimés, non pas en tant qu’opprimés, car il ne s’agit pas de pitié ni d’amour de la misère, mais en tant qu’ils luttent effectivement en vue d’un monde meilleur. « Il ne s’agit pas de plaindre la victime, mais de partager son sort » L’humanitarisme, au contraire, est la bonne conscience des bourgeois, qui est autant la cause que l’effet de l’oppression. Il s’agit, pour le Che, d’assumer la situation des opprimés, de partager leur sort, et de lutter avec eux, et non pour eux. Ainsi, le Che prend position en faveur des humiliés qui luttent pour une existence digne. Quand le Che disait qu’il fallait « s’endurcir sans jamais perdre sa tendresse », il voulait dire que le révolutionnaire doit être capable de supporter des conditions de vie très dures, mais qu’il ne doit pas pour autant régresser à l’état animal « (6) ;

« Tout homme digne de ce nom doit pouvoir sentir la gifle donnée sur la joue d’un autre homme  » Ainsi, le Che épouse la cause des opprimés parce ce sont eux qui luttent contre l’inhumanité de l’état de chose existant, et en vue d’une humanité pleinement accomplie. Le révolutionnaire authentique développe donc son affectivité comme il développe les autres dimensions humaines, mais cet amour éprouvé pour l’humanité opprimée qui lutte se construit lui aussi à travers des actes. Si, « Pour construire le communisme, il faut changer l’homme en même temps que les moyens de production », le Che devait commencer par lui-même. Enfin, si le Che accepte en toute lucidité de mourir pour une cause qu’il pense juste, c’est parce qu’il a d’abord vécu pour cette cause, et qu’il y a engagé sa vie entière. En cela, il reste cohérent.

Dans le même ordre et dans un de ses écrits :

« Le socialisme et l’homme à Cuba » (1965) Che Guevara parlait de l’avenir : « Nous, les socialistes, nous sommes plus libres parce que nous sommes plus riches, nous sommes plus riches parce que nous sommes plus libres. Le squelette de notre pleine liberté est prêt. Il ne lui manque plus que sa substance et ses vêtements, nous les créerons. Notre liberté et notre pain quotidien ont la couleur du sang et sont gonflés de sacrifices. Notre sacrifice est conscient, c’est le prix de la liberté que nous construisons. Le chemin est long et en partie inconnu. Nous connaissons nos limites. Nous ferons l’homme du XXIe siècle nous-mêmes. Nous nous forgerons dans l’action quotidienne en créant l’homme nouveau avec une nouvelle technique L’argile fondamentale de notre œuvre est la jeunesse. Nous y déposons tous nos espoirs et nous la préparons à prendre le drapeau de nos mains. Recevez notre salut, rituel comme une poignée de mains ou un Ave Maria : la patrie ou la mort ! » (7)

Pour Jean Ortiz Che, ce guérillero de la pensée, était d’une lucidité prémonitoire :

« On (l’URSS) est en train de retourner au capitalisme ». Dans une multitude de discours, d’écrits, surtout à partir de 1962, Che insiste sur la nécessité pour un révolutionnaire, d’être « essentiellement humain » et de « ressentir chaque problème de l’humanité dans sa propre chair ». (…) La pensée du Che reste pour nous une formidable boîte à idées… Nous n’avons pas parlé de « modèles », Che les haïssait. Il disait : « C’est notre expérience, pas un modèle. » Accusé bêtement « d’exporter la révolution », il répondait : « L’époque des transplantations mécaniques est passée, heureusement ». (…) » (8)

Che Guevara appartient à ces hommes d’honneur pour qui rien ne vaut une vie, son humanisme est toujours d’ actualité malgré les coups de boutoir du capital qui a pu avoir raison – provisoirement- des espérances des peuples faibles qui, ont tenté à des époques différentes de porter le drapeau de la liberté. Je pense à tous mouvements altermondialistes qui s’essoufflent par manque de leader de la trempe de Guevara ou de Sankara .

Mourir pour ses idées semble passer de mode. nous sommes tous confrontés à des rampants qui oublient leurs humanités pour quelques dollars et ceci quelques soient leurs latitudes . le sacrifice suprême n’est pas à la portée du premier venu. Quelque part Che Guevara va plus loin dans la lutte contre l’impérialisme que Gandhi qui oppose la non violence. Che Guevara donne l’exemple comme il l’a toujours fait même en tant que ministre, il allait décharger des bateaux non pas d’une façon symbolique devant les caméras, mais pendant des heures , comme il ‘a fait pour la récolte de la bettrave sucrière, ou le travail à la chaîne dans une usine textile et ceci concomitamment avec son travail de ministre .

Le Monde a plus que jamais besoin de son magister. Pour le monde qui souffre le Che Guevara est un exemple de révolutionnaire, d’humaniste qui n’hésite pas à rentrer dans la mêlée de combattant pour le progrès des peuples, des gens, un combattant contre tout type d’injustice partout où elle se manifeste et sous quelque forme que ce soit. Il avait une façon de vivre, d’exister qui sera toujours un encouragement à continuer de croire à l’utopie de l’Homme nouveau et à la nouvelle société que nous n’avons pas encore construite. Le combat de Che Guevara pour la liberté fut un combat pour l’honneur, un combat pour la dignité. Un combat pour l’être et non pour l’avoir. Un combat pour l »humanité. Ses écrits n’ont pas pris une ride et peuvent plus que jamais servir de boussole dans ce monde anomique. Nous sommes assurément des nains juchés sur des épaules de géants.

En Algérie devant ces temps morts qui n’en finissent pas, il nous reste du Che qu’un boulevard mais aussi un chant d’espoir que nous ne nous lasserons pas d’écouter (9).

Asta Siempre Commandante. Que la Terre te soit légère !

Professeur Chems Eddine Chitour
9 octobre 2017

Ecole Polytechnique Alger

Notes

1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/45551-Un-combat,-un-homme,-une-l%C3%A9gende.html

2.Che Guevara : Le discours d’Alger

http://lesogres.org/article.php3 ?id_article=1443

3. http://www.granma.cubaweb.cu/2007/09/29/cubamundo/artic01.html

4. http://www.ladepeche.fr/article/2007/10/05/26656-le-francais-regis-debray-accuse-d-avoir-donne-le-che.html

5.Emrah Kaynak https://www.legrandsoir.info/regis-debray-l-homme-qui-parlait-trop.html

6.https://www.legrandsoir.info/n-en-deplaise-au-journal-le-monde-le-guevarisme-est-bien-un-humanisme.html

7.Che Guevara https://www.monde-diplomatique.fr/mav/112/CHE_GUEVARA/52232

8.Jean Ortiz https://www.legrandsoir.info/che-et-l-humain-au-centre.html

9. https://www.youtube.com/watch ?v=SSRVtlTwFs8

La source originale de cet article est Mondialisation.ca


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