COMITE VALMY

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Le PCV répond positivement au « Pôle patriotique » proposé par Chavez dans le cadre de l’approfondissement de la Révolution bolivarienne

samedi 23 octobre 2010, par Comité Valmy


Le pôle patriotique et l’approfondissement de la révolution

Le 11 octobre dernier, le président Vénézuelien a proposé à ses partenaires de l’alliance électorale du 26 septembre et plus largement de la révolution bolivarienne, essentiellement le Parti communiste Vénézuelien (PCV), une forme d’alliance plus organisée, structurée et durable de collaboration : le Pôle patriotique. Dès le 15 octobre, le PCV a répondu positivement à cette proposition, entendue bien comme un espace d’échange et de coordination des politiques et actions à mener et non comme une énième tentative de « parti unique de la gauche ».

Voici ici l’éditorial du dernier numéro de Tribuna popular reflétant la position lucide du PCV sur l’état de la révolution bolivarienne après les législatives.

Bien sûr, le 26 septembre est derrière nous. Tout comme les élections législatives, la campagne électorale avec tout cet emballement médiatique. Mais, il est certain également que la bataille politique, idéologique et de masse continue.

Chaque étape du processus révolutionnaire vénézuelien, qui a commencé en 1998, est fortement marquée – avec ses avancées et ses reculs, et que cela nous plaise ou non – par des processus électoraux.

Cette caractéristique n’a été produit de la volonté de personne en particulier. Elle a été produit des conditions spécifiques du Vénézuela de fin de siècle.

L’actuelle fragilité de la révolution bolivarienne est liée justement au cadre de la démocratie libérale dans laquelle elle se déroule.

Cette expérience révolutionnaire menée par notre peuple peut dépérir, pas seulement par l’action des troupes états-uniennes mais aussi lors d’une élection, régionale, législative ou présidentielle.

Ce qui est grave, en fait, ce n’est pas qu’on puisse perdre une élection en soi, car cela signifierait que l’on a perdu les faveurs de la volonté populaire, mais bien que les forces réactionnaires et les médias de manipulation de masses aient encore une forte influence sur cette volonté populaire.

Ce qui est grave, en fait, c’est que une grande partie de cette volonté populaire a été perdue par les erreurs mêmes des forces participant au processus et d’une administration d’Etat défaillante, bureaucratique et gangrénée par la corruption.

Ce qui est grave, en fait, c’est que la prostitution des termes Socialisme et Socialiste – utilisés à tort et travers pour qualifier un moment politique et des actions de gouvernement qui n’en sont pas – peut emmener à ce que cette volonté populaire soit déçue, frustrée, et qu’elle vienne à apporter son soutien à des courants anti-populaires.

Le plus gros problème n’est pas les élections – même celles de type libéral-bourgeoise qui sont encore en vigueur au Vénézuela – mais la structure de l’État, qui continue d’être bourgeoise. Dans la mesure même où l’État vénézuelien changera – l’État étant bien plus que le seul gouvernement – le système électoral changera également.

Dans cette discussion, il faut avoir clairement en tête le fait que le système électoral n’est ni le plus ni le moins automatisé qui soit, ni le plus ou le moins fiable qui soit, ni le plus ou moins fidèle à la volonté populaire qui soit.

Le système électoral sera réellement démocratique dans la mesure où il sera libéré des diverses formes d’influence de la bourgeoisie, des forces réactionnaires et de leurs valeurs capitalistes.

En cela, on doit continuer la bataille pour l’approfondissement de la révolution ; avancer de façon organisée, coordonnée et unie des actions menant à la liquidation de l’État bourgeois et à la construction de l’État populaire et démocratique ; remplacer la structure et les modes de gestion de la démocratie libérale par le Pouvoir populaire.

En cela, d’une grande importance relève la nécessité exprimée à maintes reprises par le PCV – et que le Président Chavez a interprété par sa proposition du Pôle patriotique – de progresser vers l’articulation des forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires pour constituer un espace permanent de coordination des politiques, une structure organique non conjoncturelle ni restreinte au cadre électoral, « avec une vision stratégique caractérisée par une dynamique interne qui stimule la discussion politique et idéologique de fond et qui favorise la participation équitable et démocratique des forces révolutionnaires à leur niveau respectif, en répondant au principe d’ ’unité dans la diversité’ ».

Un grand front anti-impérialiste et pour la construction d’un nouveau État, structuré à tous les niveaux et sur tous les fronts sociaux.

En définitive, l’expression politique-organisationnelle du germe de la direction collective de la Révolution vénézuelienne.

Il est encore temps. Faisons tous les efforts nécessaires pour remplir ce qui est une nécessité historique et une exigence populaire.

Pour cela et toutes les tâches à venir, le peuple vénézuelien et la révolution bolivarienne pourront continuer à compter sur le Parti communiste.

Editorial du numéro 180 de Tribuna popular, organe central du PC du Vénézuela

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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