COMITE VALMY

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INFORMATION DU COMITE VALMY : Communiqué

Fondation de Résistance et Renouveau Gaulliste (RRG) Adhésion à l’Arc Républicain de Progrès (ARP)

vendredi 10 octobre 2008, par Comité Valmy

La ligne politique d’union du peuple de France qui est celle du Comité Valmy depuis plus de quinze ans nous a conduit à contribuer à la démarche actuelle de construction de l’Arc Républicain de Progrès qui commence à donner vie à cette stratégie. Celle-ci, entend déboucher à travers un processus nécessairement complexe, sur un rassemblement populaire qui vise à terme à devenir majoritaire. Ce front se bâtit pas à pas, autour du peuple-nation, de la République, du progrès social et à travers une participation solidaire au combat anti-impérialiste et pour la paix, des peuples du monde. La fondation de "Résistance et Renouveau Gaulliste" que nous saluons ainsi que son adhésion à l’ARP, est un pas en avant significatif dans le développement concret de cette vision politique dont le succés du NON en mai 2005, souligne le caractère réaliste et crédible. Comité Valmy

Communiqué de Résistance et Renouveau Gaulliste

Le mercredi 8 octobre 2008, une rencontre constitutive a réuni un groupe de personnalités connues pour leur vision de la France fidèle à celle du Général de Gaulle, impliquant la nécessaire pérennité de sa souveraineté nationale et populaire.

Ces militants gaullistes ont pris la décision de former un association qui prend pour nom Résistance et Renouveau Gaulliste (RRG) et qui rejoint l’Arc Républicain de Progrès (ARP) ainsi que sa démarche patriotique, républicaine et de progrès social. Cette démarche stratégique de rassemblement s’inspire de la Résistance et préconise l’actualisation du programme du Conseil National de la Résistance (CNR).

Dans cette optique et solidairement avec ses alliés de l’Arc Républicain de Progrès, Résistance et Renouveau Gaulliste, attachée de façon indéfectible à l’indépendance nationale et à la vision gaullienne des alliances, affirme la nécessité de s’affranchir de l’Union Européenne irréformable, de défaire les traités supranationaux en les remplaçant par des traités de coopération, rendant leur liberté aux Etats, aux nations et à leurs peuples.

Compte tenu de l’évolution du monde, RRG estime que l’OTAN n’a actuellement plus aucune raison d’être sinon de constituer un instrument de l’hégémonie américaine sur l’Europe et le reste du monde. Dès lors, la France doit impérativement réclamer la dissolution de l’OTAN ou à défaut s’en retirer tout en se tenant strictement à l’écart de toute guerre et intervention militaire déclenchée par les Etats Unis, conformément à la doctrine constante qui fut celle du général de Gaulle.

Paris, le 10 Octobre 2008, pour Résistance et Renouveau Gaulliste :

Michel Anfrol, Gilles Bachelier, Geneviève Blache, François de la Chevalerie, Alain Corvez, Michel Debray, Philippe de Saint Robert.

16 Messages de forum

  • L’espoir ! Bravo pour cette initiative authentiquement gaulliste qui s’inscrit dans une démarche de rassemblement populaire et a le mérite de la plus grande clarté sur la nécessité de la rupture avec l’Union européenne. Si on pouvait trouver un moyen pour traduire cela dans les urnes lors des prochaines élections européennes, ce serait peut-être l’amorce d’une grande victoire future.
    • Plusieurs organisations d’aide aux démunis constatent un nombre croissant d’appels à l’aide « de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas ». Martin Hirsch les convie à une réunion de travail sur les effets de la crise.

      « On est habitué à se serrer la ceinture. Depuis quelques semaines, on se la serre un peu plus encore, c’est tout ! » Marie-France Ziemer garde le sourire. Pourtant, avec son RMI, ses deux parents malades, sa fille qui n’est pas encore autonome, et la jeune femme qu’elle héberge, car « sinon elle serait à la rue », difficile de joindre les deux bouts. Cette militante active d’ATD Quart-Monde et adepte forcée des files d’attente des Restos du Cœur d’Epinal, livre un constat sans appel : « Chez les plus démunis, c’est moins marquant, mais il y a une très nette augmentation des appels à l’aide de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas ». C’est-à-dire ? « Des jeunes couples qui viennent de s’installer, des étudiants, des gens qui travaillent et qui ont des crédits… On le voit bien, ils n’y arrivent plus ces derniers temps ! »

      Les associations de soutien sont d’accord avec ce constat : déjà touchés par la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du chômage, ces « nouveaux pauvres » risquent de voir leur situation s’aggraver avec les répercussions de la crise financière mondiale. Le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a d’ores et déjà convié les associations concernées à une réunion de travail sur les effets de la crise fin octobre.

      Une annonce qui tombe à pic, deux jours avant la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, dont ATD Quart-Monde est à l’origine. Son délégué national, Bruno Tardieu, est amer : « Les pauvres se sont faits berner, on les a poussés à consommer, et maintenant il faut voir les chiffres du surendettement (qui a augmenté de 33 % de 2002 à 2006), on a créé la méfiance ». Le dirigeant d’ATD Quart-Monde évoque des conséquences qui sont « plutôt de l’ordre du ressenti » pour l’instant. Mais le Secours populaire, de son côté, chiffre une hausse des appels à l’aide de 15 à 20 % dans ses permanences en un an. Avec, comme le pressentait Marie-France Ziemer, une augmentation très nette des jeunes et des travailleurs pauvres.

      La crise économique risque aussi d’avoir des conséquences sur les associations elles-mêmes. C’est en tout cas ce que craint André Hochberg, président de France-Bénévolat : les associations de soutien sont sous pression, craignant « de servir de variable d’ajustement » dans cette période de restrictions financières, avec une baisse des subventions publiques.

      Charlotte Menegaux.

      Voir en ligne : http://www.lefigaro.fr/economie/200...

    • La meilleure solution à mon sens pour faire vivre ces convictions est de soutenir Debout La République avec Nicolas Dupont-Aignan qui est le seul à pouvoir représenter le gaullisme aux prochaines élections européennes. Tout le reste est bla bla bla et tombera dans l’oubli.Je suis gaulliste et j’ai pris mes responsabilités. Aux français de réagir.
      • NDA roule pour lui tout comme PdV. La vrai union, la vrai chance de succès des souverainistes c’est l’UPF ou personne ne vise le confort d’un siège mais la préservation de l’entité France et du peuple Français.

        Le Gaullisme de NDA c’est voter Sarko au 2ème tour chose que de Gaulle n’aurait jamais faite.

        • Rassembler sur des convictions et des idées. Revenir à des valeurs. Ne pas se disperser. Il faudra un leader, un groupe uni sur des priorités. Pas de querelle de clocher. Il y a urgence. Et la crise financière est un "atout" pour rassembler. On peut ne pas être d’accord sur un leader, ou groupe, mais stoppons ces discussions stériles, qui consistent à critiquer un point et oublier le reste. Critiquons nos ennemmis communs, construisons un avenir sur des bases communes stables (une majorité sentendra sur les bases).
        • Vous avez tout dit : "personne ne vise le confort d’un siège" c’est-à-dire que jamais personne ne représentera les gaullistes alors que DLR présentera des listes européennes dans toutes les régions. Maintenant si vous aviez une meilleure solution pour le vote du second tour il faut me la donner car je ne la connais pas.
          • Réponse à Franc Soit 17 octobre 2008, Vous avez tout dit : "personne ne vise le confort d’un siège" c’est-à-dire que jamais personne ne représentera les gaullistes alors que DLR présentera des listes européennes dans toutes les régions. Maintenant si vous aviez une meilleure solution pour le vote du second tour il faut me la donner car je ne la connais pas.

            "entre la peste et le choléra, on s’abstient"

    • pour les européennes de juin 2009 le seul regroupement et rassemblement valable et efficace = tous derrière Nicolas DUPONT Aignan et DEBOUT la République si non point de salut dans l’eparpillement sous 5 a 10 listes inaudibles.
  • merci d’avoir donné le nom des signataires cela ma permis de voir la signature de michel anfrol,qui est entré comme journaliste a la télévision en mai 68,pendant que ses collégues étaient en gréve,pour la liberté d’information.je ne serai pas des votres.
    • " Alors qu’on vient de trouver en un mois 4 000 milliards de dollars pour les banques, il n’a jamais été possible d’en dégager seulement 20 pour lutter contre la faim dans le monde ! " ( Jacques Attali, 14 octobre 2008 )

      A la regarder du point de vue des salariés, la situation économique actuelle n’est pas encore tragique : la baisse de l’immobilier permet à plus de gens d’avoir accès à l’achat d’un logement ; la baisse de la croissance réduit le prix du pétrole. Et la baisse des Bourses ramène les portefeuilles d’actions à leur niveau d’il y a cinq ans, à un moment où leurs détenteurs n’étaient pas à plaindre.

      Seuls risquent de perdre les plus pauvres, consommateurs endettés sous la pression des banques, et les plus riches, qui auront plus de mal désormais à faire croire qu’il est légitime que les revenus financiers augmentent de plus de 20 % chaque année, quand les revenus du travail n’augmentent que de moins de 2 %.

      Certes, nul n’a intérêt au désastre des banques, interfaces entre le monde virtuel de la finance et celui de l’économie réelle. Et comme le montre l’excellent plan annoncé dimanche soir, on trouvera toujours aisément de l’argent par l’impôt, c’est-à-dire par les revenus des vrais gens, pour financer les pertes des institutions.

      Mais, pour les autres sujets sérieux, (comme la faim, la pauvreté, le climat, la déforestation), rien.

      Et pourtant, cette semaine, un rapport de la commission européenne rappelle que l’économie du monde perd chaque année plus de richesses par la déforestation, (soit entre 2 000 et 5000 milliards de dollars), que par la crise financière.

      Alors qu’on vient de trouver en un mois au moins 4 000 milliards de dollars dans le monde pour les banques, il n’a jamais été possible d’en dégager seulement 20 pour lutter efficacement contre la faim dans le monde, ou pour sauver la forêt brésilienne, ou pour généraliser le microcrédit aux 600 millions de familles qui en ont besoin.

      Bien sûr, il faut régler ces désordres financiers ; parce que si on ne le fait pas, c’est toute l’économie mondiale réelle qui basculerait, non pas dans la récession, mais dans la dépression. Mais il faut inscrire cette action dans le cadre d’un véritable projet de société, au service des vrais gens. L’argent mobilisé ne doit pas aller aux actionnaires des banques, mais à leurs clients, spoliés et surendettés par le jeu insensé du crédit à la consommation, à de grands travaux mondiaux capables de régler les problèmes des générations futures, et à la mise en place d’un véritable état de droit planétaire.

      Voir en ligne : http://blogs.lexpress.fr/attali/

    • Cher Spartacus,

      C’est un point de vue respectable mais que je ne partage pas bien qu’étant un militant communiste depuis 1960. Voici ce qu’écrit Georges Gastaud responsable du PRCF qui fait partie de l’ARP. La question de savoir avec qui construire une nouvelle perspective politique aprés la faillite de l’union de la "gauche" est la question centale. Cordialement, Claude Beauleu, président du Comité Valmy

      *G. Gastaud, PRCF, aux membres de l’Arc républicain de progrès et spécialement, aux fondateurs de "RRG", le 13 10 08*

      Chers Alliés (qualificatif riche de résonances historiques...),

      J’apprends avec plaisir la formation de votre groupe politique ainsi que votre entrée dans l’Arc républicain de progrès aux côtés du comité Valmy, du RCR, des Gaullistes de Gauche présidés par G. Bachelier et du Pôle de Renaissance Communiste en France.

      Pendant la guerre, à la Libération, les gaullistes et les communistes unis ont versé leur sang pour la libération nationale ; ensemble ils ont fait avancer les idées du CNR et la Libération fut pour notre peuple la période la plus progressiste de notre 20ème siècle. Ensuite, malgré des divergences fortes, et que personne ne demande à personne de renier, notamment sur certaines questions internes, le PCF a souligné clairement et sans frilosité dans les années soixante les aspects positifs de la politique étrangère du Général De Gaulle .

      Aujourd’hui, notre pays, -je n’hésite pas à le dire-, est en danger de mort, et pas pour dans cinquante ans. Trahi par ses pseudo-élites euro-mondialisées, dont le seul dieu est le capital financier et son Europe atlantique, tout notre héritage national progressiste issu des Lumières, de la Révolution, de la Résistance (et à mes yeux, de la Commune et du Front populaire), est systématiquement détruit : structures territoriales républicaines, souveraineté nationale, politique étrangère et militaire, acquis sociaux, valeurs humanistes, laïcité républicaine, nationalisations industrielles et financières (tout autre chose que l’actuel Etat-providence... pour les financiers remis en selle par Sarkozy et Strauss-Kahn). La langue française elle-même, ce fleuron de la culture mondiale, est menacée de marginalisation rapide par M Seillère et "Businesseurope", mais aussi par les Pécresse, Darcos, Kouchner et autres promoteurs américanisés du "tout-anglais". Ne parlons pas de l’insulte permanente à la Résistance et de la réhabilitation doucereuse de ce qu’il y eut de pire dans notre histoire : ce soir même j’apprends que Brice Hortefeux a commandité une prochaine réunion de ministres européens sur l’immigration à... Vichy (ils ne se cachent même plus, à l’instar de leurs bons amis italiens qui brandissent des portraits de Mussolini ! ).

      C’est pourquoi nous espérons que tous les "vrais", vrais gaullistes, vrais républicains, vrais laïques, militants franchement communistes et franchement socialistes s’il en reste, vont s’unir aussi rapidement que possible et organiser ensemble la nouvelle résistance républicaine, car notre peuple n’a pas l’éternité devant lui, même s’il garde de profondes ressources de résistance et de rébellion, comme on l’a vu le 29 mai 2005.

      Très cordialement à vous,

      Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF (et auteur de la "Lettre ouverte aux ’bons Français’ qui assassinent la France" au "Temps des cerises).

    • Ne trouvez-vous pas pas qu’il y a prescription depuis ces temps-là ?

      Ne pensez-vous pas que les personnes et les convictions peuvent évoluer en fonction du contexte ???

      que nous ayions des divergences, c’est humain, mais il faut aussi et surtout considérer les convergences en fonction du contexte, et là, les perspectives s’éclairent, non ???

      Assez de sectarisme ; rassemblons ce qui est épars, l’important aujourd’hui est de faire l’UNION autour de l’Amour Sacré de la Patrie, de la République et de ses valeurs Humanistes. Le reste, dans le cadre une réelle démocratie (à établir) sera appréhendé dans une démarche collective visant à la Concorde et au Bien Commun.

      • Eté 2009 : cessation de paiement du gouvernement américain.

        A l’occasion de la parution du Global Europe Anticipation Bulletin n° 28, le site de prospective LEAP/E2020 a décidé de lancer une nouvelle alerte dans le cadre de la crise systémique globale car nos chercheurs estiment qu’à l’été 2009, le gouvernement américain sera en cessation de paiement et ne pourra donc pas rembourser ses créditeurs (détenteurs de Bons du Trésor US, de titres de Fanny Mae et Freddy Mac, etc.).

        Cette situation de banqueroute aura bien évidemment des conséquences très négatives pour l’ensemble des propriétaires d’actifs libellés en dollars US. Selon notre équipe, la période qui s’ouvrira alors deviendra propice à la mise en place d’un « nouveau Dollar » destiné à remédier brutalement au problème de la cessation de paiement et de la fuite massive de capitaux hors des Etats-Unis.

        Ce processus découlera des cinq facteurs suivants, qui sont analysés plus en détail dans le GEAB n° 28 :

        1. L’évolution récente, à la hausse, du Dollar US est une conséquence directe et provisoire de la chute des bourses mondiales.

        2. Le « baptême politique » de l’Euro vient juste d’avoir lieu, donnant une alternative « de crise » au Dollar US, en tant que « valeur-refuge » crédible.

        3. La dette publique américaine s’enfle de manière désormais incontrôlable.

        4. L’effondrement en cours de l’économie réelle des Etats-Unis empêche toute solution alternative à la cessation de paiement.

        5. « Forte inflation ou hyper-inflation aux Etats-Unis en 2009 », là est la seule question.

        Mais on peut déjà se faire une idée de l’évolution à venir en regardant l’Islande, que notre équipe suit à la loupe depuis début 2006. Ce pays constitue en effet un bon exemple de ce qui attend les Etats-Unis, et également le Royaume-Uni. On peut considérer, comme d’ailleurs bon nombre d’Islandais aujourd’hui, que l’effondrement du système financier islandais est venu du fait qu’il était surdimensionné par rapport à la taille de l’économie du pays.

        L’Islande s’est en fait prise en matière financière pour le Royaume-Uni (1). Comme le Royaume-Uni en matière financière s’est lui-même pris pour les Etats-Unis et que les Etats-Unis se sont pris pour la planète entière, il n’est pas inutile de méditer le précédent islandais (2) pour appréhender le cours des évènements des douze prochains mois à Londres et Washington (3).

        Nous assistons en effet actuellement à un double phénomène historique :

        - d’une part, depuis le mois de Septembre 2008 (comme annoncé dans le GEAB N°22 de février 2008), l’ensemble de la planète est désormais conscient de l’existence d’une crise systémique globale caractérisée par un effondrement du système financier américain et sa contagion au reste de la planète.

        - d’autre part, un nombre croissant d’acteurs mondiaux entreprennent d’agir par eux-mêmes devant l’inefficacité des mesures préconisées ou prises par les Etats-Unis, pourtant centre du système financier mondial depuis des décennies. L’exemple du premier sommet de l’Euroland (ou Eurozone ), qui s’est tenu dimanche 12 octobre 2008 et dont les décisions, par leur ampleur (près de 1.700 milliards d’euros) et leur nature (4), ont permis un retour de confiance sur les marchés financiers de toute la planète, est à ce titre tout à fait exemplaire du « monde d’après-Septembre 2008 ».

        Car il y a bien un « monde de l’après-Septembre 2008 ».

        Pour notre équipe, il est désormais évident que ce mois restera dans les livres d’histoire de l’ensemble de la planète comme celui « datant » le déclenchement de la crise systémique globale ; même s’il ne s’agit en fait que de la phase de « décantation », la dernière des quatre phases de cette crise identifiée dès juin 2006 par LEAP/E2020 (5). Comme toujours quand il s’agit de grands ensembles humains, la perception du changement par le plus grand nombre n’intervient que lorsque le changement est en fait déjà bien engagé.

        En l’occurrence, septembre 2008 marque l’explosion majeure du « détonateur financier » de la crise systémique globale. Selon LEAP/E2020, ce second semestre 2008 est en effet le moment où « le monde plonge au cœur de la phase d’impact de la crise systémique globale » (6).

        Ce qui veut dire pour nos chercheurs qu’à la fin de ce semestre, le monde entre dans la phase dite de « décantation » de la crise, c’est-à-dire la phase où l’on voit les conséquences du choc se mettre en place. C’est de facto la phase la plus longue de la crise (entre trois et dix ans selon les pays) et celle qui va affecter directement le plus grand nombre de personnes et de pays. C’est l’étape qui va voir également se dégager les composantes des nouveaux équilibres mondiaux, dont LEAP/E2020 présente deux premières illustrations graphiques dans ce GEAB N°28 (7).

        Ainsi, comme nous l’avons répété à plusieurs reprises depuis 2006, cette crise est beaucoup plus importante, en termes d’impact et de conséquences, que celle de 1929.

        Historiquement, nous sommes tous les premiers acteurs, témoins et/ou victimes d’une crise qui affecte toute la planète, avec un degré sans précédent d’interdépendance des pays (du fait de la globalisation de ces vingt dernières années) et des personnes (le degré d’urbanisation, et donc de dépendance pour les besoins de base - eau, nourriture, énergie, ... - est aujourd’hui sans précédent dans l’Histoire).

        Cependant, le précédent des années 1930 et ses terribles conséquences destructrices semblent à nos chercheurs assez présents dans les mémoires collectives pour nous permettre, si les citoyens sont vigilants et les dirigeants lucides, d’éviter un bis repetita conduisant à une (ou des) conflagration(s) majeure(s).

        Europe, Russie, Chine, Japon,... constituent sans aucun doute les acteurs collectifs pouvant assurer que l’implosion en cours de la puissance dominante de ces dernières décennies, à savoir les Etats-Unis, ne conduise pas la planète dans une catastrophe. En effet, à l’exception de l’URSS de Gorbatchev, les empires ont tendance à tenter vainement d’inverser le cours de l’Histoire quand ils sentent leur puissance s’effondrer. C’est aux puissances partenaires de canaliser pacifiquement le processus, ainsi qu’aux citoyens et élites du pays concerné de faire preuve de lucidité pour affronter la période très pénible qui se prépare.

        La « réparation d’urgence » des canaux financiers internationaux, réalisée avant tout par les pays de la zone Euro en ce début de mois d’Octobre 2008 ( 8 ), ne doit pas masquer trois faits essentiels :

        1- Cette « réparation d’urgence », nécessaire pour éviter une panique qui menaçait d’engloutir tout le système financier mondial en quelques semaines, ne traite provisoirement qu’un symptôme. Elle ne fait qu’acheter du temps, deux à trois mois maximum, car la récession globale et l’effondrement de l’économie américaine (le tableau ci-dessus montre ainsi la vertigineuse croissance des fonds prêtés aux banques américaines par la Réserve fédérale) vont s’accélérer et créer de nouvelles tensions économiques, sociales et politiques qu’il faut traiter par anticipation dès le mois prochain (une fois les « paquets financiers » mis en oeuvre).

        2- Même s’il était absolument nécessaire de remettre en marche le système de crédit, les gigantesques moyens financiers consacrés sur toute la planète aux « réparations d’urgence » du système financier mondial seront autant de moyens qui ne pourront pas être mis à la disposition de l’économie réelle dans les mois à venir pour faire face à la récession globale.

        3- La « réparation d’urgence » constitue une marginalisation, et donc un affaiblissement supplémentaire des Etats-Unis, puisqu’elle met en place des processus contraires à ceux prônés par Washington pour les 700 milliards de dollars du TARP de Hank Paulson et Ben Bernanke : une recapitalisation des banques par les gouvernements (décision qu’Hank Paulson est obligé de suivre maintenant), et une garantie des prêts interbancaires (en fait les gouvernements de l’Euroland se substituent aux assureurs de crédits, une industrie au cœur de la finance mondiale et essentiellement américaine depuis des décennies). Ces évolutions détournent toujours plus de relais décisionnels et de flux financiers hors de l’orbite américaine, à un moment où l’économie des Etats-Unis et l’explosion de leur dette publique (9) et privée en auraient plus que jamais besoin ; sans même parler des retraites qui s’envolent en fumée (10).

        Le dernier point illustre comment, dans les mois à venir, les solutions à la crise et ses différentes séquences (financière, économique, sociale et politique) vont diverger de plus en plus : ce qui est bon pour le reste du monde ne le sera pas pour les Etats-Unis (11) et désormais, Euroland en tête, le reste du monde semble déterminé à faire ses propres choix.

        Le choc brutal que générera la cessation de paiement des Etats-Unis à l’été 2009 est en partie une conséquence de ce découplage décisionnel des grandes économies du monde par rapport aux Etats-Unis. Il est prévisible et peut être amorti si l’ensemble des acteurs commencent dès maintenant à l’anticiper ; c’est d’ailleurs l’un des thèmes développés dans ce GEAB N°28.

        LEAP/E2020 espère seulement que le choc de Septembre 2008 aura « éduqué » les responsables politiques, économiques et financiers de la planète afin qu’ils comprennent qu’on agit mieux par anticipation que dans l’urgence. Il serait dommage que l’Euroland, l’Asie et les pays producteurs de pétrole, tout comme les citoyens américains d’ailleurs, découvrent brutalement au cours de l’été 2009, à la faveur d’un week-end prolongé ou d’une fermeture administrative des banques et bourses pour plusieurs jours sur le territoire américain, que leurs Bons du Trésor US et leurs Dollars US ne valent plus que 10 % de leur valeur car un « nouveau Dollar » vient d’être instauré (12).

        Notes :

        (1) L’Islande a adopté depuis plus de 10 ans tous les principes de dérégulation et de financiarisation de l’économie qui ont été développés et mis en œuvre aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Reykjavik était devenu une sorte de « Mini-Me » financier de Londres et Washington, pour reprendre le personnage du film très britannico-américain Austin Powers. Et les trois pays ont entrepris de jouer financièrement à « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf », pour reprendre la fable de Jean de la Fontaine, dont la fin est fatale à la grenouille.

        (2) Ainsi la bourse islandaise s’est effondrée de 76 % après avoir été fermée quelques jours pour « éviter » la panique ! Source : MarketWatch, 14/10/2008.

        (3) A ce titre, attardons-nous sur le montant du « paquet financier » annoncé par Londres, soit 640 milliards d’euros dont 64 milliards EUR pour recapitaliser les banques et 320 milliards EUR pour renflouer les dettes à moyen terme de ces mêmes banques (source : Financial Times, 09/10/2008). Avec une économie en chute libre à l ’image du marché immobilier, une inflation galopante, des retraites par capitalisation qui s’évanouissent en fumée, et une monnaie au plus bas, à part accroître la dette publique et affaiblir encore plus la Livre, on voit mal comment cela peut « sauver » des banques déjà très mal en point. A la différence des banques des pays de la plupart de la zone Euro, le système financier britannique, comme son homologue américain, est au cœur de la crise, et non pas une victime collatérale. Et Gordon Brown peut bien jouer à Churchill et Roosevelt réunis (Source : Telegraph, 14/10/2008), mais dans sa méconnaissance évidente de l’Histoire, il oublie que ni Churchill ni Roosevelt n’étaient aux commandes de leurs pays depuis 10 ans quand ils ont dû affronter chacun leur « grande crise » (cela vaut d’ailleurs pour les Etats-Unis et l’administration Bush - Paulson et Bernanke inclus - qui viennent tous du « problème » et font donc très peu probablement partis de la « solution »). Sans compter que Roosevelt et Churchill organisaient les sommets comme Yalta ou Téhéran en laissant Français et Allemands à la porte, alors que c’est lui qui a dû rester à la porte du Sommet de l’Euroland.

        (4) Source : L’Express, 13/10/2008.

        (5) Source GEAB N°5, 15/05/2006.

        (6) Source GEAB N°26, 15/06/2008.

        (7) LEAP/E2020 présente ainsi une synthèse de ses anticipations sur la phase de décantation de la crise grâce à une carte du monde de l’impact de la crise différenciant entre 6 grands groupes de pays ; ainsi qu’un calendrier anticipatif 2008-2013 des 4 séquences financière, économique, sociale et politique pour chacune de ces régions.

        ( 8 ) Car c’est bien la zone Euro, l’Euroland, qui a permis d’arrêter la spirale de panique globale. Depuis des semaines, les initiatives américaines et britanniques se sont succédées sans effet. C’est l’irruption d’un nouvel acteur collectif, le « sommet de l’Euroland » et ses décisions d’envergure, qui ont constitué le phénomène nouveau et rassurant. C’est d’ailleurs un nouvel acteur que Washington et Londres ont systématiquement empêché d’émerger depuis le lancement de l’Euro il y a 6 ans. Et il a fallu toute une mise en scène diplomatique (réunion préalable, photo de groupe pré-sommet,... ) pour permettre au Premier Ministre britannique de faire croire qu’il n’était pas marginalisé dans ce processus, alors qu’il n’appartient de facto pas aux sommets de la zone euro. Dans ce GEAB N°28, LEAP/E2020 revient sur ce phénomène et les conséquences systémiques durables de la tenue du 1er sommet de l’Euroland.

        (9) Le plan de sauvetage financier américain a déjà accru de 17.000 USD la dette de chaque Américain. Source : CommodityOnline, 06/10/2008.

        (10) Ce sont en effet 2.000 milliards USD de retraites par capitalisation qui ont disparu en fumée ces dernières semaines aux Etats-Unis. Source : USAToday, 08/10/2008.

        (11) En tout cas à court terme. Car notre équipe est persuadée que pour le peuple américain, à moyen et long termes, il n’est pas mauvais du tout que le système dominant à Washington et New-York soit fondamentalement remis en cause. C’est en effet ce système qui a plongé ce pays dans les problèmes dramatiques où des dizaines de millions d’Américains se débattent aujourd’hui, comme l’illustre parfaitement cet article du New York Times du 11/10/2008.

        (12) Même si c’est une mesure de peu d’ampleur par rapport à la perspective de cessation de paiement des Etats-Unis, ceux qui pensent qu’il est temps de réinvestir dans les marchés financiers peuvent trouver utile de savoir que le New York Stock Exchange vient de réviser tous ses seuils d’interruption des cotations pour cause de chute trop forte des cours. Source : NYSE/Euronext, 30/09/2008.

        Voir en ligne : http://www.leap2020.eu/GEAB-N-28-es...

    • si vous ne voulez être des nôtres c’est que vous n’êtes pas gaulliste. ou est le problème ? c’est votre droit au revoir !!!!Spartacus michel Anfrol avait le droit de ne pas etre d’accord avec tous ces gauchistes en grève Moi j’en etais parmi les non grevistes vive de Gaulle la chienlit ne passera pas le probleme d’aujourd’hui c’est que la Chienlit ( sarkophage ) est au pouvoir

      Nicolas Dupont Aignan est vite pour sauver la france

  • Tout dépend à quel de Gaulle on se réfère !

    Charles de Gaulle, le 18 septembre 1944 : "Pour résumer les principes que la France entend mettre désormais à la base de son activité nationale, nous dirons qu’elle entend faire en sorte que tout en donnant à chacun le maximum possible de liberté, et en encourageant dans tous les domaines l’esprit d’entreprise, elle veut faire que, dans tous les cas, l’intérêt particulier s’efface devant l’intérêt général ; que les grandes sources de la richesse commune soient dirigées et exploitées non pas pour le profit de quelques uns, mais pour l’avantage de tous ; que les coalitions d’intérêts qui ont si longtemps pesé dans le monde sur la condition des hommes et même sur la politique de l’Etat, soient, une fois pour toutes, abolies ; que chacun de ses fils et chacune de ses filles puisse désormais vivre, travailler, élever ses enfants dans la sécurité et la dignité."

    Pour moi, c’est OUI...

    Par contre, la politique sociale du de Gaulle de la Vème République, là c’est NON et mille fois NON !

    • Biien sûr, non à ce De Gaulle dont nous payons chèrement les dérives de sa Vème République qui a établi la toute puissance d’un Président armé d’un article 49 ter face à une chambre des députés dépouillée de tous pouvoirs ! Et qui, cerise sur le gâteau voulait régionaliser le pays pour mieux le dépecer comme il est fait actuellement . VIVE LA REPUBLIQUE UNE, LAÏQUE INDIVISIBLE ...LIBRE et FRATERNELLE ! Salutations citoyennes . Germinal .

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