COMITE VALMY

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« Croissandeau dans le viseur
et bientôt dans la vase »
par Bruno Adrie

mardi 23 janvier 2018, par Comité Valmy


« Croissandeau dans le viseur et bientôt dans la vase »

Matthieu Croissandeau vient d’être dénoncé par l’intrépassable et très passable Jean Daniel pour sa Une de l’Obs représentant le président d’une République bananière (certains disent que c’est le président français), le visage cerclé de fil de fer barbelé. Une intitulée : “Migrants. Bienvenue au pays des droits de l’homme”. Au pays des droits de l’homme ? En effet, c’est bien de la France dont il doit être question, car n’est-ce pas ainsi qu’est désignée l’ex-métropole d’un ex-empire colonial, passée, pour des raisons de commodité et pour mieux sacrifier à la mode du jour, à la recette perverse d’un impérialisme déguisé qui s’est déjà réjoui, par la bouche d’un de ses représentants, du “bon boulot” réalisé par un groupe terroriste qu’il est inutile de nommer ici ?

D’aucuns penseront que cette affaire révèle l’influence trop grande exercée par l’Élysée sur la presse. Mais ça ne date pas d’hier : l’Obs est bel et bien le porte-parole du palais. Aude Lancelin, licenciée abusivement par le même Croissandeau et qui a récemment gagné son procès contre son ex-employeur, l’a montré dans son pamphlet intitulé Le Monde libre, dans lequel elle a dénoncé la soumission forcée et l’à-plat-ventrisme forcené d’anciens collègues qui, chaque jour, sous la bannière de la liberté d’expression, œuvrent aux ordres de la présidence de la République et noient leurs lecteurs dans la vase épaisse de ce que Léon Bloy aurait appelé les “colonnes bréneuses” d’un magazine moelleux, rosâtre, triple épaisseur et parfumé au vent d’en haut. Non, parions que l’affaire politique n’est qu’un prétexte pour se débarrasser d’un rédacteur en chef dont on ne veut plus, qu’une tactique initiée par le plumassier Jean Daniel – spécialiste en coulures et en coulages de presse -, afin de faire tomber l’apprenti manager qu’Aude Lancelin a décrit comme un journaliste à l’écriture lourde et besogneuse, pour ne pas dire constipée. L’affaire n’est sans doute qu’une tempête de plus dans le verre d’eau du Tout-Paris croupi et accroupi et Matthieu Croissandeau ne sera sans doute bientôt plus que le reflet d’une Lune, – celle autrefois promise mais maintenant reprise par les mains sales de l’Argent -, dans le caniveau parisien, luisant sous les lampadaires mais remué en dedans par tous les têtards à grosses têtes de l’arrivisme de plume élevés par les raniculteurs de notre orgueilleuse et coassante presse nationale.

Et, puisque nous parlons de raniculteurs, il pourra dire merci à ses patrons, Matthieu Croissandeau, merci au fondateur du Minitel rose et au banquier de chez Lazard, qui, agitant leur marionnette arrogante et fripée, auront été à la manœuvre afin de débarquer celui qui avait débarqué Aude Lancelin.

De débarquement en débarquement, ils finiront peut-être par débarquer tout l’Obs et par se débarquer eux-mêmes.

Ce ne sera pas grand chose mais ce sera mieux que rien.

Bruno Adrie
20 janvier, 2018


In cauda venenum


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