COMITE VALMY

Accueil du site > - EURO DICTATURE OCCIDENTALISTE et OTAN : En sortir pour s’en (...) > Possible réconciliation Assad-Erdogan à Téhéran ? PressTV

Possible réconciliation Assad-Erdogan
à Téhéran ?
PressTV

lundi 9 avril 2018, par Comité Valmy


Voir en ligne : Poutine à Assad : « Erdogan viendra vous accueillir en personne à l’aéroport »

Possible réconciliation Assad-Erdogan à Téhéran ?

Une information publiée il y a deux jours par le journal al-Akhbar faisait état de l’invitation faite au président syrien Bachar Assad pour se rendre à Ankara et participer au sommet tripartite Iran-Russie-Turquie.

L’éditorialiste du journal Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan.©IRNA

L’éditorialiste du journal Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan, revient sur cette information et y voit le signe d’un possible « dégel » entre la Syrie et la Turquie et il écrit :

« Les sources russes qui ont diffusé la nouvelle sur cette invitation et sur le supposé refus d’Assad, sans suscité ni démentie ni confirmation de Damas, ont voulu, semble-t-il, insister sur trois points.

En guise de protestation contre l’attitude ambiguë d’Ankara envers Damas, le président syrien n’a pas voulu participer au sommet d’Ankara pour la Syrie.

Le premier est qu’après sept ans de guerre ouverte, la Turquie et la Syrie en sont désormais à tendre vers un timide dégel sur fond de menace kurde largement instrumentalisée par les Américains qui eux, cherchent ni plus ni moins à provoquer non pas la partition du territoire syrien mais aussi le morcellement de la Turquie. Et puis Assad ne peut ne pas finir par rallier le trio Russie-Iran-Turquie puisque c’est là le camp des amis et que sa place y est réservée. Et enfin, il y a ce bout du tunnel qui se pointe à l’horizon et qui implique que le président syrien pense à l’avenir, à la rédaction d’une nouvelle Constitution, à la tenue des législatives puis la présidentielle, une présidentielle qui pourrait ressembler à celle que vient de vivre la Russie ou encore la Chine".

Plus loin dans son article, Atwan évoque le retrait US de la Syrie, "un aveu d’impuissance et d’échec" que Trump a fait en public et sur quoi "il a été forcé de revenir sous pression de ses généraux" :

" Mais les six mois que les Américains se sont donnés avant de quitter la Syrie ne trompent personne. Les Américains ont lents à se rendre à l’évidence et à s’avouer vaincus. Il est de plus en plus évident que la Turquie se sent plus à l’aide dans le camp russe que dans le camp américain et qu’Erdogan ne plaisante pas quand il affirme ne plus avoir confiance aux Américains. Pour le reste, et on le sait de sources sûres russes et iranienne, le maintien d’une présence US en Syrie ne promet rien si ce n’est pertes et enlisement. Des cellules de résistance irakiennes et syriennes sont déjà formées avec la mission de cibler les forces américaines et ces ciblages débuteront à la minute où les Etats-Unis annonceront leur retrait de l’accord nucléaire signé en 2015 avec l’Iran. Ces attaques anti-américaines à venir seront par ailleurs soutenues par la Russie. Bref, nos sources nous promettent une expérience similaire avec celle qu’a vécue Israël face au Hezbollah et Riyad, face à Ansarallah avec cette différence près que le tout se passera sur le sol syrien".

Et Atwan de poursuivre : " Les généraux du Pentagone qui multiplient des bases en Syrie visent à les utiliser en lieu et place de leur base dans le sud de la Turquie. Ces base, espèrent-ils, devront aussi leur servir au cas où il y aurait une confrontation directe avec la Russie. Ces généraux pensent avant tout aux intérêts d’Israël qui fait feu de tout bois pour entraîner les Etats-Unis dans sa guerre contre Assad et ses alliés libanais, irakiens et iraniens. Mais ce n’est pas sûr que ce stratagème israélien assaisonné à la sauce américaine, puisse convaincre le multi-milliardaire Trump. Ce dernier ne pense qu’à ses dollars et s’en fiche royalement d’Israël. A ce rythme, les semaines à venir risquent d’être riches en surprise : la plus spectaculaire d’entre elles pourrait être celle-ci : la visite du président Assad à Téhéran où il rencontrera Rohani, Poutine mais aussi Erdogan. Après tout, il saura, en terre amie, dire ses quatre vérités au président turc".

PressTV
8 avril 2018


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>