COMITE VALMY

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Essai : « Impostures politiques » Marie-France Garaud - éd. Plon

dimanche 21 novembre 2010, par Comité Valmy


Qu’importe les raisons qui nous font être gaulliste : « Chaque Français fut, est ou sera gaulliste » CDG conf. presse 10/3/52, nous ne devons pas « rater » ce rendez-vous auquel nous convie Marie-France Garaud.

L’auteur nous a habitué à la pertinence de ses analyses, comme à la maîtrise de la géopolitique*, mais dans cet essai, elle se surpasse avec maestria.

Concise, d’une rhétorique digne de Boileau : « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement - et les mots pour le dire arrivent aisément » l’élève de Jean Foyer fait preuve de la pédagogie nécessaire à nous éclairer, souvent désinformés et trompés que nous sommes sur les causes des ravages causés par la dégradation politique et la trahison de la « nomenklatura ».

L’auteur n’écrit pas pour « se faire plaisir », mais pour nous faire partager son savoir, son expérience, dans une prodigieuse synthèse. Force est de constater qu’elle ne fit jamais dans son parcours, aucune concession concernant ses convictions. Si pour exister, il lui faut courber l’échine, accepter la vassalisation de la France, la transformer en colonie de l’empire euro-germano-atlantiste, cela ne fait pas du tout partie de son registre.

Cette probité, comme l’irrésolution à pratiquer la « langue de bois », ont fait qu’elle ne cédât jamais à la pratique habituelle de la vie policée et des compromis obligatoires à la conquête du pouvoir, alors qu’elle aurait pu accéder à des postes de responsabilités bien plus importants stratégiquement qu’elle n’a occupés.

Elle décrit comment cette nouvelle politique ou « realpolitik » menée par l’oligarchie, avec l’aide des médias neutralisés, a détruit la quintessence de la Vème République. La dérive de la politique actuelle, due essentiellement à l’adoption funeste du quinquennat, a fait du président de la République un chef de parti ou de coalition ; ce représentant d’un clan, nuit à l’alternative qui privilégie la souveraineté populaire à l’intérêt partisan, sur l’idée du « bien vivre ensemble », dans l’intérêt général de la nation.

La Vème République, adoptée par référendum, totalement pervertie dans son essence, régresse au profit du « régime des partis » et annihile la philosophie gaullienne. Dans ce cas, nous dit-elle, « les partis se réemparent des institutions de la République »... tout en précisant que CDG reconnaissait aux partis une fonction indispensable, mais, soulignait que la démocratie est la propriété du peuple, et non des partis. Dans le cas où les partis confisquerait cette démocratie, la représentation nationale ne serait plus l’illustration du choix du peuple, et par voie de conséquence, en désespérance, livré à l’abstention et à ses vieux démons.

Rappelons-nous du Congrès de Versailles de 2008 qui fut un réel coup d’État, la démocratie fut bafouée : une majorité d’élus, « antinationale », l’a trahie afin d’obéir aux partis ! Toujours sous le prétexte de discipline... parlementaire, (sic), ou de future quête d’investiture ?

Ensuite, l’auteur illustre, ce que fut la « Voie de la France » dans le monde, nous fait réfléchir à l’importance de « l’héritage gaullien », et des avantages que « la politique de la grandeur » apportèrent en fierté, et plus même, à la France et aux Français. Nation, exemple de liberté, et d’émancipation des peuples, le souvenir de cette politique nous replonge dans la conscience des retombées « tous azimuts » dans tous les domaines dont notre pays a bénéficié, et aujourd’hui, le souvenir de la Politique étrangère de CDG, nous auréole encore !

« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté des autres… » (De Gaulle cité par Malraux dans « Les Chênes qu’on abat » 1970).

Cette nation, née des Lumières, de la Révolution Française, a fait de la France un pays atypique, que les hégémonies s’empressent de combattre, depuis longtemps, grâce à l’aide du parti de l’étranger, toujours présent, guettant comme du temps de Vichy, sa fin. Marie-France Garaud établit encore que, seules l’indépendance nationale, la volonté du peuple, font la démocratie, condition si qua none du maintien de la nation, et les institutions, garantes du respect de l’autorité de l’État et de la séparation des pouvoirs, parachèvent cet équilibre.

Malheureusement, celui-ci fut fortement chamboulé, à cause de nombreux réajustements nécessaires par la soumission de la France à la déconstruction européenne, état supranational, et à la pratique de la cohabitation, illégitime par rapport la lecture de la Constitution : lorsque le peuple réprouve son président, celui-ci désavoué doit s’en aller. « La parole est au peuple, la parole du peuple c’est la parole du souverain » CDG disc. Londres 1/3/41.

Malheureusement, la vulgarité des médias, principalement celle de la « médiocre lucarne », et l’enseignement antinationale ravalent le peuple, et forcément les plus défavorisés, dans l’adoration du Veau d’or, faisant des captifs de l’envie de l’inatteignable ; les citoyens, alors devenus individualistes, désespérés et violents, se réfugient dans la négation de la réussite honorable car devenue impossible à cause de l’ascenseur social volontairement mis en panne.

« Faire en sorte que l’intérêt particulier soit contraint de céder à l’intérêt général : que les grandes ressources de richesse commune soient exploitées et dirigées à l’avantage de tous : que les coalitions d’intérêt soient abolies une fois pour toutes. » CDG - Mémoires de guerre. Nous en sommes loin !

Contrairement à la classe des nantis, le peuple est patriote, il apprécie le fait d’appartenir à une nation dont il est fier, c’est son bien, il souffre quand on lui rabâche à longueur d’antenne que la France est amoindrie, il est meurtri quand il est culpabilisé par ses dirigeants qui le rendent responsable de cette situation, alors il s’enfonce... dans l’autodestruction... attitude classique !

Par ce livre, ce peuple intelligent et frondeur retrouvera le ressort nécessaire à reprendre espoir. Il est aisé de mesurer combien la France avec tout ses atouts, doit réussir. Enfin, il suffit de réfléchir, la France, cinquième puissance mondiale, serait plus misérable aujourd’hui qu’au sortir de la guerre ? Croyance « abracadabrantesque » !

Marie-France Garaud nous démontre avec brio, que nous nous enfonçons de renonciations en renonciations, pour faire l’Europe, qu’il a fallu alors défaire la France, et que pour cela les dirigeants ont pratiqué « la politique de l’abandon » en cédant notre souveraineté, de traités en traités à l’état supranational européen. En outre, elle pose la question essentielle :

« Existe-t-il ou non une relation entre la suprématie de l’économique et la mort politique ? [...] À quoi se réduit alors la politique ? « À la gestion empirique, au jour le jour, au coup par coup. Le critère est la réussite, quels que soient son objet, quels que soient les moyens, la fin les justifie. »

Ou encore, elle parle d’un : « Asservissement progressif, doux et mou. »

Mais elle termine sur une note d’espoir, celui qui conduit notre combat, envers et contre tout, et surtout envers et contre... beaucoup : « Sans doute la décadence n’est pas toujours inexorable, mais le redressement ne naîtra pas seulement de l’analyse de nos faiblesses. Il surgira de la passion de ceux qui, sans se lasser, sauront guetter le moment où tout devient possible, afin de réveiller l’esprit d’un peuple abandonné. »

Là est notre démarche ! Refusant les compromis, sans concession, nous la poursuivrons. Il est nécessaire pour cela de nous libérer de tous les traités européens, par conséquent de quitter cette déconstruction européenne... sortons-en pour en sortir, et rapidement ! Redressons-nous, libérons-nous.

Malgré les difficultés, aujourd’hui de plus en plus nombreux sont ceux qui nous rejoignent ; ensemble, le peuple rassemblé dans un front patriotique et républicain, réussira à influencer le cours de l’Histoire, même si cela peut paraître présomptueux...

Combien de pays se sont-ils libérés des empires, ont-ils fait sécession, pour autant, ont-ils été rayés de la carte ? Pourquoi la France le serait-elle ? La mondialisation qui la ruine n’est pas inéluctable, elle sert les intérêts des seules oligarchies. Nous devons briser nos chaînes, quitter le bateau ivre... Il n’y a pas de sauveur suprême, seul ce que le peuple a fait, le peuple peut le défaire, « en avant pour la victoire », comme nous y exhorte le programme du CNR !

Le message de CDG fut toujours celui-là, merci à Marie-France Garaud, de nous le rappeler !

Nous recommandons la lecture de ce livre à tous ceux qui doutent et se posent de légitimes questions.

Geneviève Blache, Comité Valmy - Résistance et Renouveau Gaulliste


*Président de l’Institut international de géopolitique, qu’elle créa en 1982, éditant une prestigieuse revue.

3 Messages de forum

  • Essai : « Impostures politiques » Marie-France Garaud - éd. Plon

    22 novembre 2010 19:58, par MARAT BEL MOKRANI

    Je suis de ceux qui pensent que le peuple n’a pas dit son dernier mot(confaire les luttes pour preserver le systeme des retraites !).nous devons lutter avec constance pour faire revivre l’esprit de la Resistance (dans des conditions moins risquées mais en apparence dans la confusion),et notre peuple etonnera encore le monde et rendra à notre Patrie sa GRANDEUR !

    VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ET L’ALGERIE.

  • "le redressement ne naîtra pas seulement de l’analyse de nos faiblesses. Il surgira de la passion de ceux qui, sans se lasser, sauront guetter le moment où tout devient possible, afin de réveiller l’esprit d’un peuple abandonné"

    On a beau nous taper sur la tête, nous stigmatiser avec un islam dans lequel on voudrait nous réduire, nous autres enfants d’immigrés des années 50, cette France à qui nos parents et nous même avons beaucoup donné cette France imparfaite qui a su nous rendre et nous garder au point de faire de nous bien plus que des Français de véritable patriotes ...

    Nous souffrons de ce que nous voyons et guettons le moment ou tout deviendra possible pour la sauver cette France attachante à laquelle nous appartenons

  • Essai : « Impostures politiques » Marie-France Garaud - éd. Plon

    27 novembre 2010 12:35, par François KALDOR
    Tout ce qui se dit est très bien et utile,mais les améliorations du niveau de vie, sans cesse remises en cause n’ont été possibles qu’en s’insurgeant contre le personnel politique de la 5eme,et ce qu’il représentait. Certaines choses matérielles ne peuvent se resoudre à une belle et esthétique réthorique. La charte de l’ONU,lespactes sociaux l’OIT,la decl europ des ddh,etc...,la fin de certains conflits coloniaux, ne sont pas que l’oeuvre du 13 mai 1958.François KALDOR.

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