COMITE VALMY

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Source : canempechepasnicolas

Nicolas Sarkozy plonge au large de Karachi : mais qui organise le naufrage ?

samedi 20 novembre 2010, par Comité Valmy


LES MEDIAS FONT LA "UNE"

DE L’AFFAIRE DES SOUS-MARINS DE KARACHI

ET POINTENT DU DOIGT SARKOZY

Pourquoi ?

"canempechepasnicolas"

donne sa version des faits :

Peu de jours après le "remaniement", faisant, contre toute attente, de François Fillon le "nouveau" Premier ministre, Nicolas Sarkozy se retrouve au coeur d’un scandale d’Etat, à la suite de déclarations de l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon.

Pourquoi maintenant, de telles accusations contre le président de la République ?

"On" voudrait conduire à l’éviction de celui-ci, qu’on ne s’y prendrait pas autrement .

Rien de neuf donc dans l’affaire, si ce n’est "l’opportunité" de la déclaration de Charles Millon, justement chargé à l’époque de mettre fin aux "rétro- commissions" qui auraient financé la campagne présidentielle de Balladur(contre justement Chirac) et dont Sarkozy fut le grand argentier.

Tout semble indiquer que la nouvelle nomination de François Fillon à Matignon ne s’est pas faite du plein gré du président. Depuis six mois, celui-ci annonçait un véritable chambardement du gouvernement pour l’automne. Et aujourd’hui, Sarkozy fait l’éloge de la continuité, et déclare que son choix était fait, dès avant l’été.

Fillon, hier simple "doublure", serait-il mis là pour le doubler ?

En fait, le clan du CAC 40 observe, comme vous et moi, sa plongée prolongée dans les sondages, le rejet populaire massif de sa politique, son échec probable en 2012. L’idée de changer de monture, quand il est encore temps, doit trotter dans beaucoup de têtes, du côté des salles de "marché", voire à Bruxelles.

L’affaire de Karachi, en remontant brusquement à la surface, peut être le moyen, pour le Capital, d’arriver à ses fins en appliquant la morale du Guépard :

"changer pour que rien ne change"

ET VOICI LES INFOS DONNEES PAR LES AGENCES :

La piste d’une affaire de corruption pendant la campagne présidentielle de 1995, susceptible d’impliquer Nicolas Sarkozy, a été confirmée par des auditions de justice, notamment celle d’un ancien ministre.

L’affaire est liée à un attentat-suicide à Karachi le 8 mai 2002 dans lequel périrent 15 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction de sous-marins.

L’ancien ministre la Défense Charles Millon (1995-1997) a déclaré sur procès-verbal que Jacques Chirac avait ordonné après son élection en 1995 l’arrêt du paiement de commissions pseudo-commerciales au Pakistan en marge de la vente

de ces sous-marins, dit-on de source proche du dossier.

"Charles Millon a déclaré au juge que cette décision avait été prise en raison de l’existence de rétro-commissions (retour frauduleux d’une partie de l’argent en France-NDLR)", dit cette source qui a eu accès au procès-verbal de l’audition par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke.

La piste islamiste évoquée initialement pour cet attentat a été abandonnée et divers renseignements, mais aucune preuve, laissent penser que l’armée pakistanaise a commandité l’attentat en représailles du non-versement d’un reliquat de commissions.

Charles Millon a expliqué au juge Van Ruymbeke que la DGSE - les services secrets français - avaient été chargés d’une enquête sur les rétro-commissions et rendaient compte directement et oralement à Jacques Chirac et son secrétaire général Dominique de Villepin.

L’opposition socialiste a réagi en demandant l’audition de ces deux hommes.

"L’ancien président Chirac et Dominique de Villepin, qui ont mis fin à un dispositif qu’ils avaient eux-mêmes considéré comme illégal, doivent communiquer à la justice les éléments dont ils disposent", dit dans un communiqué Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale.

Le président du Modem François Bayrou a demandé de son côté sur France 2 la levée du secret-défense, déjà en partie obtenue par le juge enquêtant sur l’attentat Marc Trévidic.

"Ça ne peut plus durer comme ça, il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon, il faut lever le secret-défense", a-t-il dit.

TRANSIT PAR LE LUXEMBOURG ?

Charles Millon avait déjà évoqué ces faits dans la presse lorsqu’il a dit à Paris Match cette année qu’il avait été découvert que les "rétro-commissions" avaient financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, rival de Jacques Chirac à droite dans la course à la présidentielle en 1995.

Par ailleurs, un autre témoin auditionné par le juge Renaud Van Ruymbeke, Gérard Menayas, ancien dirigeant de la DCN, a confirmé que les commissions passaient par le Luxembourg, où deux sociétés, Heine et Eurolux, avaient été créées à cet effet.

Ce témoin, selon la même source proche du dossier, confirme d’autres éléments du dossier judiciaire, notamment un rapport de la police luxembourgeoise, selon lesquels Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget (1993-1995) et porte-parole de la campagne Balladur, avait organisé ce transit au Luxembourg.

Gérard Menayas a également déclaré au juge Van Ruymbeke que d’anciens dirigeants des sociétés luxembourgeoises en question ont tenté en 2006, pour obtenir de l’argent, de faire ’chanter’ Nicolas Sarkozy sur le fondement de ce dossier.

Une mission d’information parlementaire a montré que le versement de 84 millions d’euros, soit 10,25% du contrat des sous-marins, avait été convenu lors de la signature de l’accord de vente des sous-marins par le gouvernement Balladur en 1994.

Nicolas Sarkozy conteste toute implication dans une affaire de corruption et a parlé publiquement de "fable" concernant le lien supposé entre l’argent et l’attentat.

L’avocat de familles de victimes, Olivier Morice, a parlé mercredi sur i>Télé de "scandale" et de "mensonges d’Etat" répétant qu’à ses yeux Nicolas Sarkozy était "au coeur d’un système de corruption".

Deux filles de victimes de l’attentat, Magali Drouet et Sandrine Leclerc, qui publientun livre sur l’affaire cette semaine, ont prévu de donner une conférence de presse à Paris, jeudi 18 novembre 2010

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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