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« Le soldat Macron entre ambiguïtés et connivences dans l’affaire des ‘attaques chimiques’ de la Ghouta »
par Bruno Adrie

lundi 16 avril 2018, par Comité Valmy


« Le soldat Macron entre ambiguïtés et connivences dans l’affaire des ‘attaques chimiques’ de la Ghouta »

Fort d’un mandat acquis au rabais et porté en litière comme une reine par sa clique de poupées mécaniques de l’Assemblée, l’élu Macron le courtois a décidé de bombarder des sites qui n’ont jamais fabriqué d’armes chimiques dans le seul but de sauver la face de son maître en poignées de mains aux prises avec les neocons à Washington.

Dans cette affaire, l’élu « printemps » n’a pas seulement poussé l’aplatventrisme a un degré aussi dérisoire qu’inégalé mais il a aussi menti en affirmant qu’il avait les preuves de l’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta orientale par l’armée du « régime de Bachar »[i], comme ont pris l’habitude de l’appeler ceux qui s’abreuvent à la gelée trouble d’une presse transformée en égouttoir à propagandes.

Le président banquier, grandi dans son costard de mandaté par les urnes, porteur d’un immanentisme atlantiste et prestidigitateur capable de faire disparaître l’ « argent magique » des caisses des hôpitaux pour le faire réapparaître dans les coffres de ses amis affairistes, a engagé l’armée française dans une opération de com’ après avoir accepté de poser pour un un selfie ravageur avec son pote de Ryiad qui doit voir d’un mauvais œil la défaite de la milice salafiste Jaïch al-Islam de Mohammad Allouche dont il a soutenu les agissements « rebelles modérés » dans l’enclave de la Ghouta.

En s’affichant, toute honte bue, avec l’un des principaux pourvoyeurs du terrorisme islamiste, l’élu Macron –candidat des retraités maltraités et des petits-bourgeois de la droite-gauche mollasse – a montré de quel côté il se plaçait. Il a engagé la France – qui l’a abandonné dans les sondages – dans une opération de basse communication qui n’aboutira à rien sinon à l’enterrer sous les décombres de son « projet ».

En prétendant détenir des preuves de la culpabilité du « régime de Bachar » et en ne les fournissant pas, en se lançant dans une action suiviste et ridiculement symbolique dont les répercussions ne regardent que la politique intérieure étasunienne, comme l’a expliqué Paul Craig Roberts dans un article intitulé «  Are We Over the US/UK Fomented Crisis In Syria ? » [ii], l’ex-banquier sorti des urnes mériterait la mise à l’index par ses amis instigateurs du Décodex.

En pratiquant une politique étrangère trouble et ouvertement hostile à la Syrie, qui achève de ridiculiser la France et les Français sur la scène internationale, il vient de montrer qu’il est le digne successeur de son mentor inconsistant François Hollande et du barbouille Nicolas Sarkozy, amateur de bagagerie dédouanée en provenance de Tripoli, pour lequel – ne l’oublions pas – il a travaillé, en gribouillant des notes pour le rapport Attali il y a dix ans.

Bruno Adrie
15 avril 2018

[i] « Nous avons la preuve que des armes chimiques ont été utilisées par le régime de Bachar el-Assad ». Emmanuel Macron le 12 avril sur TF1 lors de son interview par Jean-Pierre Pernaut.

[ii] Paul Craig Roberts affirme dans cet article que le secrétaire d’État à la Défense, le général James Mattis, a ordonné ces bombardements afin de tromper l’impatience des néoconservateurs regroupés derrière le conseiller à la sécurité nationale du président, John Bolton, qui sont convaincus que les Russes ne bougeraient pas devant une intervention frontale étasunienne en Syrie. Comme le souligne l’auteur de l’article, la prudence de l’état-major étasunien ne provient pas d’un souci d’éviter de faire des victimes mais du fait qu’il prend très au sérieux l’existence d’une nouvelle arme russe qui pourrait détruire la flotte étasunienne en Méditerranée.

Illustration : Emmanuel Macron, le prince Mohammed ben Salmane (à droite) et le premier ministre libanais Saad Hariri font un selfie, lors du dîner officiel à l’Elysée le 10 avril. ©AFP


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