COMITE VALMY

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NON aux traités Sarko-Britanniques

dimanche 28 novembre 2010, par Comité Valmy


Combattre résolument les oukases euro atlantistes de Nicolas Sarkozy et David Cameron !

Dans le cadre de sa politique acharnée de destruction accélérée de la nation française, non seulement de son indépendance mais de son existence même, le pouvoir sarkozyste, émanation de l’oligarchie financière, inféodé à l’Europe et à l’Empire états-unien, vient de signer des traités et des accords dont l’un vise ostensiblement octroyer au gouvernement britannique, et par son intermédiaire, à l’OTAN sous direction américaine, une ingérence insupportable dans la maîtrise et le devenir de la force de frappe nucléaire française. Ces traités, dénoncent les partisans de la construction d’une Europe puissance, s’écartent de l’armée européenne supranationale de leurs chimères. S’ils ignorent l’étape de la « Défense européenne », c’est pour aller plus directement vers l’union transatlantique, vers l’intégration dans un bloc euro atlantique néfaste. Cette marche forcée au renforcement de la dictature d’un Nouvel Ordre Mondial, est menée à l’insu des peuples. Il s’agit d’une avancée porteuse de guerre, dans la structuration en cours de l’union transatlantique qui était parvenue jusqu’alors, à une étape présentée, comme étant celle d’une nouvelle communauté économique.

Ces traités ouvrent la voie vers de nouvelles agressions militaires, notamment contre les peuples du sud et divers pays dont l’Iran et le Pakistan, aujourd’hui ouvertement menacés, dans un contexte idéologique de choc des civilisations. L’Arc Républicain de Progrès est hostile à toute construction d’une Europe supranationale dans tous les domaines, y compris dans le domaine de la « Défense ». Il refuse et combat la constitution d’un empire concurrent à celui des États-Unis. Il est naturellement opposé de manière au moins tout aussi déterminée, à cette démarche stratégique occidentaliste que Nicolas Sarkozy et David Cameron entendent imposer illégitimement, à la France et à la Grande Bretagne.

Ce traité est scandaleux par sa méthode d’adoption comme par son contenu.

Par sa méthode puisqu’il est adopté sur diktat du chef de l’exécutif, qui se conduit de plus en plus en monarque absolu et qui, sur une question qui réoriente totalement l’armée française, se passe de toute consultation du parlement et a fortiori, de tout débat citoyen. Qui donc a donné mandat à Monsieur Sarkozy pour détourner de la sorte les instruments militaires existants financés par les Français ? A l’instar des multiples putschs constitutionnels commis par Nicolas Sarkozy (viol permanent de la séparation de l’Église et de l’État, violation permanente de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, confusion du rôle de chef de l’État, de chef de parti et de chef du gouvernement, adoption parlementaire de la constitution européenne rejetée par le peuple souverain sous l’appellation de Traité de Lisbonne, etc.), il s’agit d’une décision dénuée de toute légitimité nationale et démocratique qu’aucun patriote, aucun démocrate, aucun ami de la paix ne saurait accepter et dont l’illégitimité totale délégitime du même coup l’ainsi dit "président de la République" qui l’a prise en notre nom et sans plus nous consulter qu’il ne l’a fait à propos de la casse des retraites ou de la privatisation de la poste et d’EDF.

Sur le fond, -et quoi qu’on puisse penser de la force de frappe nucléaire créée par le général De Gaulle, (naturellement, il existe sur ce point dans l’ARP des approches historiques et des sensibilités plurielles entre ses composantes) il s’agit d’une décision extrêmement dangereuse pour la défense nationale et pour la paix.

En effet, après le récent démontage des garnisons de frontière par N. Sarkozy, après l’affirmation d’une doctrine militaire agressive faisant de l’armée française la supplétive de l’OTAN et de la future "armée européenne" au service d’une politique américaine extrêmement belliqueuse et aventurière (de l’Irak à l’Afghanistan en passant par Haïti), il ne s’agit de rien moins que d’en finir avec le principe même d’une défense nationale conçue pour la protection du territoire national. Il s’agit d’un partage, voir d’une remise des "clés" de la bombe atomique française aux dirigeants du Royaume Uni, agissant tels des fondés de pouvoir "européens" du Pentagone.

Il s’agit aussi d’un affaiblissement gravissime des positions internationales de notre pays qui, à l’évidence, est en train de céder à ceux qui voudraient que l’Union européenne, cet Empire en construction où l’influence états-unienne, de plus en plus accompagnée par la remontée d’un impérialisme allemand "décomplexé" et arrogant, occupe le siège de la France à l’ONU. C’est désormais dans le principe même que les missions de l’armée française sont dénaturées au moment où le pouvoir sarkozyste accélère la mise en place d’une sorte de "milice fédérale européenne" préfigurée par l’eurogenfor ( European Gendarmerie Force ) destinée d’abord à faire la "police" à l’intérieur même de l’Europe contre les peuples et contre les mouvements sociaux refusant les politiques d’austérité imposées par Bruxelles.

Cette orientation militaire antinationale, ultra atlantiste et belliciste du pouvoir sarkozyste est la continuation dans le domaine de la politique extérieure d’une politique de liquidation de la nation.

Rappelant, selon le mot de Jean Jaurès, que "la souveraineté politique est le socle de toutes les libertés", l’ARP souhaite qu’une large discussion citoyenne crée les conditions de l’indispensable rapprochement de l’armée et de la nation, comme le proposaient les inspirateurs du programme du Conseil National de la Résistance, dans la continuité des penseurs militaires de la Révolution française. Il serait temps par exemple de réfléchir à la reconstitution d’une conscription intelligemment et démocratiquement conçue ; alors que notre pays traverse une crise politique, sociale et morale sans précédent depuis 1940, l’idée que le citoyen est le maître de son pays ne revivra pas tant qu’il ne sera pas mis en état de défendre lui-même sa Nation, cimentée par ce vital contrat de confiance, comme à l’époque de Valmy ou de Dombrowski.

C’est pourquoi l’ARP invite les démocrates, les amis de la paix, les patriotes républicains, y compris ceux dont le métier et la vocation sont de réfléchir aux choses militaires, à dénoncer l’illégitimité des traités que Sarkozy a crû pouvoir conclure seul, contre l’intérêt supérieur de la Nation française.

Oui à la résurrection d’une politique militaire et étrangère vouée à la défense du territoire national, de la République, de la coopération entre les peuples et de la paix, non à cette politique de destruction de notre pays, sans précédent depuis Vichy.

1 Message

  • NON aux traités Sarko-Britanniques

    23 décembre 2010 20:58
    j’adhère tout à fait à cette analyse. Nous nous dirigeons vers une dictature où les résultats des elections (referendum sur la constitution europeenne) ne sontb pas respectés et où les décisions importantes pour la république ne donnent même plus lieu à consultation des citoyens. Je n’apporte pas grand’chose au débat mais bon. exprimons-nous si on peut encore le faire. éliane pessel.

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