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Sommet de l’Otan - Guerroyer mieux en dépensant moins -Philippe Cohen-Grillet

dimanche 25 octobre 2009

OTAN : rentrer à la niche


France-Soir Philippe Cohen-Grillet, le vendredi 23 octobre 2009 à 04:00

La future stratégie en Afghanistan et la réforme de l’Alliance atlantique sont au menu de cruciales discussions jusqu’à ce soir.

Depuis jeudi soir, les avions de chasse Eurofighter et les hélicoptères de l’armée autrichienne quadrillent le ciel de Bratislava, anges gardiens du sommet des 28 ministres de la Défense de l’Otan qui se tient jusqu’à ce soir dans la capitale slovaque. Casaque bleu-blanc-rouge, Hervé Morin en sera l’une des vedettes.

Car le ministre français sera notamment flanqué du général Stéphane Abrial, qui vient de prendre la tête de l’un des deux commandements dits « stratégiques » de l’Alliance atlantique, celui dédié à la « transformation » de l’Otan et basé à Norfolk aux Etats-Unis.

La réforme de l’Alliance, y compris – voire surtout – budgétaire, sera précisément l’un des morceaux de choix au menu des discussions des ministres. L’objectif est bien de « réduire les coûts de fonctionnement » de l’Alliance, a précisé jeudi matin le porte-parole du ministère de la Défense devant la presse. Pas sûr, pour autant, que la France sorte vainqueur de cette bataille financière.

Paris est, pour l’heure, le cinquième contributeur de l’Otan, déboursant environ 140 millions d’euros annuels (sur un budget global de près de 1,9 milliard).

Or le retour de l’Hexagone au sein du commandement militaire intégré de l’Otan, couronné par la nomination du général Abrial (qui supervise les cogitations sur le « nouveau concept stratégique »), devrait coûter une petite centaine de millions supplémentaire à la France. Le prestige comme l’influence supposée ont un coût.

Stratégie de la peur

Après cet apéritif de boutiquiers, le plat de résistance des ministres sera, sans surprise, la guerre à la sauce afghane. Alors que l’Otan s’enlise dans un conflit sans fin, le chef des troupes américaines et de l’Otan dans le pays, le général Stanley McChrystal, réclame un substantiel renfort de troupes, estimé à 40.000 militaires américains.

Les Européens sont, bien sûr, priés de contribuer à l’effort. Hervé Morin, lui, rappellera la position récemment réitérée par Nicolas Sarkozy : « La France (NDLR : qui compte déjà 3.700 hommes sur le terrain) n’enverra pas un soldat de plus. »

Pour convaincre d’autres membres de l’Alliance, le secrétaire général de l’Otan, le Danois Rasmussen, a sorti jeudi la grosse artillerie : quittez l’Afghanistan, et « le pays redeviendrait un terrain d’entraînement d’al-Qaida, la pression sur le Pakistan, qui détient l’arme nucléaire, serait énorme. L’instabilité se répandrait dans toute l’Asie centrale. Et il ne faudrait pas longtemps pour que l’Europe en éprouve les conséquences ». Pas très fin et sans doute pas plus efficace.

Au dessert, les ministres auront un avant-goût du second tour de l’élection présidentielle afghane, qui se tiendra le 7 novembre. Jeudi matin, l’amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major, nous indiquait que les troupes françaises et leurs homologues constitueraient le « troisième rideau de sécurité » autour des opérations de vote, après la police et l’armée afghane. « Pour l’instant, nous ne rencontrons pas de difficultés majeures. » Optimiste avec ça.

Edition France Soir du vendredi 23 octobre 2009 page 5

(On dit des choses plus intéressante dans France-Soir que dans le Monde...)


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