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Actualité : La Preuve par la Belgique - Par Robert Clavijo

lundi 26 avril 2010

En Allemagne on parle allemand. En Italie on parle italien. Mais en Belgique on ne peut parler belge attendu que cette langue n’existe pas. La population belge se compose essentiellement de 2 communautés : les Flamands qui parlent néerlandais (langue de la Hollande) et les Wallons qui s’expriment en français.

Y a-t-il en Belgique plusieurs peuples ou un seul ? La réponse n’est pas évidente étant donné l’histoire complexe de ce territoire dont les frontières ont beaucoup varié au cours des siècles et qui a été successivement annexé par divers Etats. Dans l’Antiquité, la Belgique faisait partie de la Gaule. Puis elle passa, bien avant le reste de la Gaule, sous domination franque, avant d’être annexée par la Bourgogne puis par l’Autriche puis par l’Espagne. Elle fut rattachée à la France de 1795 à 1814, puis à la Hollande jusqu’en 1830.

En tous cas Flamands et Wallons cohabitent depuis toujours. Aucun conflit religieux ne les oppose. Les 2 communautés n’ont jamais été en guerre l’une contre l’autre. Depuis 1830, date à laquelle la Belgique est devenue indépendante, Flamands et Wallons vivent dans le cadre du même Etat. Pour laisser à chaque communauté une large autonomie, l’Etat belge est fédéral. Et pourtant les 2 communautés s’opposent de plus en plus au point que l’éclatement de la Belgique n’est plus une hypothèse d’école.

Ce conflit se déroule sous les fenêtres de la Commission européenne, gouvernement de l’Union européenne, siègeant à Bruxelles, capitale officielle de la Belgique et capitale officieuse de l’U.E.

Les commissaires européens, les dirigeants de l’U.E., les partisans d’un Etat fédéral européen ne tireront-ils aucune conclusion du conflit qui divise la Belgique ?

Tirons cette conclusion à leur place : si 2 populations aussi voisines, aussi habituées l’une à l’autre, aussi semblables que les Wallons et les Flamands, après des siècles de vie commune, ne parviennent pas à cohabiter dans un petit Etat fédéral qui laisse pourtant à chacune une très large autonomie, comment espère-t-on faire cohabiter, dans un immense Etat fédéral européen, une trentaine de peuples aussi différents que les Suédois et les Grecs, les Espagnols et les Tchèques, les Finlandais et les Roumains, les Danois et les Turcs ?

L’Etat supranational européen qu’à coups de traités on construit sournoisement dans notre dos sans jamais l’appeler par son nom n’a pas d’avenir.

Après l’éclatement de l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), après l’éclatement de la fédération des peuples de Yougoslavie, le divorce belge prouve une fois de plus que seules les nations sont durables. Les conglomérats de peuples, même fédéraux, finissent toujours par éclater. Chaque peuple tient à son indépendance, à sa souveraineté et finit toujours par l’obtenir.

*****

Certes la coopération entre Etats, notamment dans le cadre de l’ONU, est souhaitable et même indispensable dans de nombreux domaines : sécurité collective, paix, désarmement, recherche scientifique, action pour dépolluer la Méditerranée, contre le réchauffement climatique, contre l’impérialisme des USA, etc. Mais coopération entre Etats indépendants, entre peuples souverains. Robert CLAVIJO

2 Messages de forum

  • Seules les nations sont durables, dites-vous ...

    Pourtant vous-même citez de nombreux exemples de "peuples" ayant changé de domination, des exemples d’annexions, d’éclatements puis de rattachements ...

    Vous dites "nations", mais vous avez en tête "peuples", c’est-à-dire "ethnies", c’est-à-dire appartenances à des communautés de traditions, de modes de pensées, de façons de vivre, de "cultures" ... mais qui datent de QUAND ???

    Ceux qui sans cesse ont à la bouche les mots "souveraineté", "indépendance", songent-ils que dans des temps anciens (même question : QUAND ?), ils étaient autre chose, faisaient partie d’un autre peuple ?

    Puisque les nations se sont faites et défaites au gré des pouvoirs seigneuriaux, royaux, impériaux, des pouvoirs des chefs de tribus, que les humains ont toujours bougé, migré, changé de lieux, se sont adaptés à d’autres horizons jusqu’à finir par s’en sentir partie prenante, plus ou moins selon les cas, certains, certes, restant toujours attachés à leurs premières visions d’enfance, d’autres adoptant définitivement leur nouvelle vie ... comment peut-on imaginer que le statu quo reste immuable ?

    Vous devinez ma conclusion : je regrette profondément ces visions étriquées, ces définitions d’"ethnies" provoquant des replis, des méfiances, des rejets ...

    Comme si nous ne faisions pas partie d’une même Humanité !

    Je sais : "utopie", direz-vous. Mais sans utopies, rien n’avancera jamais !

  • Actualité : La Preuve par la Belgique - Par Robert Clavijo

    1er mai 2010 20:49, par Daniel Lefeuvre

    L’autre leçon à tirer, me semble-t-il, de la crise belge concerne les dangers du pluri-linguisme pour l’unité et la cohésion nationales, que les partisans français (en particuliers les Verts et de nombreux socialistes) de la Charte européenne des langues minoritaires veulent voir ratifier. Autant, développer l’enseignement de l’alsacien, du breton, du corse, de l’occitan etc. me paraît parfaitement justifié autant placer ces langues au même niveau institutionnel que le français serait gravissime.

    Danbiel Lefeuvre


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