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IL Y A 70 ANS : LA DEBÂCLE (2) - Jean Lévy

mercredi 26 mai 2010

L’ETE 1940 : du 25 mai au 5 juin

Dunkirk, France, mai-juin 1940 : Des soldats du Corps expéditionnaire britannique entassés sur un navire de la marine marchande se préparent à faire la traversée jusqu’en Grande-Bretagne.

En douze jours, donc, les blindés allemands, partis de Ardennes, avaient atteint la Manche, coupant en deux la France et l’armée française. Celle-ci avait été envoyée en Belgique et jusqu’en Hollande dès le 10 mai, permettant ainsi d’isoler nos Forces mécanisées qui ‘y trouvaient.

La Wehrmacht doit alors choisir entre deux stratégies : poursuivre jusqu’à Paris, dégarni de troupe ou liquider le ros de notre armée se trouvant au nord de la Somme, en compagnie des divisions britanniques.

Cette dernière option est choisie par Hitler.

Le 25 mai, Boulogne et occupée. La « poche » de Dunkerque se referme.

Ce même jour, Paul Reynaud assiste à des prières solennelles à Notre-Dame…

Le général Weygand, le commandant en chef, parle de plus en plus d’une demande d’armistice. Paul Reynaud rencontre Winston Churchill, le premier ministre de Grande Bretagne et évoque une « cessation des hostilités ».

Le communiqué de l’Etat Major annonce :

« En fin de journée, hier, nous avons consolidé nos positions sur la Somme ».

Le 26 mai, l’Amirauté britannique lance le plan « Dynamo », qui met en place le dispositif du réembarquement des troupes anglaises à Dunkerque.

Le 26 mai, toujours, « L’Humanité » clandestine titre :

« L’intérêt du pays exige que soit chassé le gouvernement des ‘200 familles’ ».

Le journal considère que « Le désastre militaire s’est encore étendu. Les avant-gardes allemandes sont à Reims, à Amiens et à Abbeville. La région du nord est coupée du reste de la France. La perte de l’armée anglo-franco-belge est presque certaine (…) Si la nomiation de Weygand comme chef de l’armée a fait remonter les actions du Canal de Suez, dont il est administrateur, de 12475 à 13850 francs, elle n’a pas changé la situation militaire… »

En évoquant le décret Sérol et les Cours martiales mises en place pour juger les communistes, « L’Humanité » poursuit :

« C’est un pas de plus dans la voie d’une dictature militaire, dernier espoir de 200 familles ».

« L’Oeuvre », quotidien de « gauche » annonce « l’arrestation des femmes de Gabriel Péri et d’André Marty » et l’information selon laquelle « Quinze officiers généraux ont été relevés de leur commandement ».

Le 27 mai, le roi de Belges, Léopold III capitule.

Du 29 mai au 4 juin, alors que sur la Somme le front est calme, la bataille fait rage autour de la « poche » de Dunkerque. La ville tombe le 4. Les 4/5ème de l’armée anglaise (250.000 hommes) et la moitié de l’armée française (120.000 homme), ont réussi à s’échapper en Grande-Bretagne sur des milliers d’embarcations. Elles franchissent la Manche sous le feu permanent de la Luftwaffe.

Le livre de Robert Merle, « Week-end à Zuydcoote », et le film qui en a été tiré, relatent cette tragédie.

Le 2 juin, Pie XII prononce un discours à Rome, devant le Sacré Collège, dans lequel il exhorte les belligérants à respecter dans les pays occupés « l’honneur, la propriété, le droit de la famille, la liberté de pratique religieuse ».

Le 3 juin, à 13h30, premiers et violents bombardements allemands sur Paris : 300 morts et 550 blessés. C’est le début de l’exode des Parisiens.

Le 5 juin, les écoles primaires de paris sont fermées par décision gouvernementale.

Le 5 juin encore, les forces du Reich attaquent sur l’ensemble du front de la Somme en direction du sud.


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