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FLICK et VOYOU par Jean Lévy

lundi 7 juin 2010

Il ne s’agit pas du film de Georges Lautner, avec Jean-Paul Belmondo,« Flic et voyou ».

Ce n’est pas non plus une fiction.

C’est un téléfilm « La Famille Flick, une histoire allemande » présenté, l’autre semaine sur ARTE, avec ce commentaire publié dans Télérama :

« Le multimilliardaire nazi Friedrich Karl Flick, condamné à Nuremberg, parvint à pérenniser son empire industriel juqu’à sa mort, en 1972 ».

Nous sommes donc loin d’une fiction. Il s’agit d’une véritable information donnée par un média, qui n’en a pas l’habitude.

Ce téléfilm, de l’Allemand Thomas Fischer, retrace en deux épisodes, « L’ascension » puis « L’héritage », le parcours d‘un maître de forges d’outre Rhin , des années 20 où par la ruse et la tricherie, Friedrich Karl Flick se hausse au niveau de Krupp et des Thyssen. Puis, son soutien sans faille à Hitler, pour hisser celui-ci au pouvoir, l’aider à reconstituer une puissante armée allemande, lsoutenir - comme l’on fait l’ensemble des industriels de la Ruhr et de la finance allemande – la politique d’agression et la guerre menée par les nazis. Bonne affaire pour Flick, qui amasse d’immenses profits, en bénéficiant d’une main d’œuvre déportée, traitée par lui, comme des esclaves.

Flick s’est tant compromis avec le régime hitlérien, qu’il est condamné, à la chute de celui-ci, à sept ans de prison. Mais l’industriel, fort de ses liens financiers avec l’Occident, ne va pas croupir dans une cellule close, derrière des barreaux. Il va jouir, durant sa détention, d’une liberté qui va lui permettre d’utiles contacts économiques et politiques, avec les Américains et le monde des affaires allemand. C’est l’époque où le chancelier Konrad Adenauer a pour fidèle second, le juriste hitlérien Hans Josef Maria Globke, auteur des Lois antisémites de Nuremberg, et pour chef des Services secrets, le général SS Reinhard Gehlen, l’un des responsables des massacres de ce que l’Allemagne de ce temps, appelait les « judéo-bolcheviks ».

Nous sommes alors, après 45, en période de « guerre froide ». Friedrich Karl Flick y trouvera le terrain idéal pour refaire surface. Dès les années 50, et jusqu’à sa mort en 1972, le konzern Flick va à nouveau régner sur l’Allemagne de l’Ouest.

Toujours partisan enthousiaste de l’Europe allemande – comme du temps d’Hitler – Flick, à l’égal du grand patronat, sera un fidèle croisé de la construction européenne.

Seule la mort l’a privé de contempler la puissance germanique retrouvée au sein de l’Union européenne, qu’elle domine.

NOTE : Je tiens à disposition des camarades la cassette sur laquelle j’ai enregistré le téléfilm, de même que celle qui retrace le rôle de Globke.

Faire voir ces documents permettrait de rappeler ce qu’a été vraiment l’attitude du grand patronat allemand vis-à-vis d’Hitler, rôle nié par divers « historiens » officiels de notre époque.

Jean LEVY

1 Message

  • FLICK et VOYOU par Jean Lévy

    10 juin 2010 06:23

    Bonjour,

    Il faut aussi rappeler le rôle qu’ont joué les banquiers internationaux, le grand patronat français, une grande partie de la classe politique française, et la majeure partie de la presse française.

    Cordialement.

    Philippe


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