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« AU NOM DE LA LOI ! » - Jean Lévy

vendredi 6 août 2010

« Au nom de la Loi », telle sont les termes invoqués, qui accompagnent obligatoirement toute décision coercitive, qu’il s’agisse d’un acte policier ou d’une décision de justice.

La loi est une frontière qui sépare les citoyens : d’un côté, les « bons » citoyens, de l’autre, les « méchants ».

Les premiers, respectueux de la loi, l’appliquent.

Ils seront considérés.

Les seconds la viole.

Ils seront punis.

La loi apparaît ainsi comme l’expression d’une force naturelle, intangible, par nature juste, qui, donc, ne se discute pas.

De ce fait, elle est applicable à tous.

C’est du moins ce qu’on dit.

Il en ressort que toute décision, tout acte, tout comportement est légal, c’est-à-dire conforme à la loi, ou dans le cas contraire, illégal, et, partant, sanctionné.

Telles sont les « vérités », assénées depuis la tendre enfance, qui régissent la société.

A partir de cette morale, qualifiée de « démocratique » par ceux qui l’ont mise en œuvre et qui en bénéficient, s’est édifié ce qu’on appelle « l’Etat de droit ».

Mais qui fait les lois ?

Elles ne tombent pas du ciel, imposées par un pouvoir surnaturel. Encore que l’invocation de Dieu (n’importe lequel) préside à l’instauration de lois dans certains pays, ou à certaines époques.

En France, c’est différent. La loi, apprend-on dès l’école, émane du peuple, du moins, de ceux qui sont censés le représenter. C’est le fin mot de la « démocratie », selon le sens grec du terme.

Voire…Si telle était la réalité, nos « représentants » seraient à l’image du peuple tout entier. Avec des chômeurs, ouvriers et employés au Smic, à l’Assemblée Nationale, en proportion à leur nombre réel dans le pays. Or, les ouvriers députés se comptent sur les doigts d’une seule main. Et encore…

Qui donc alors représentent cette classe sociale ?

Des bourgeois, petits et grands, qui ont promis-juré de défendre le faible et l’orphelin, sans avoir, avec ceux-ci, les mêmes intérêts, qui ne partagent ni les mêmes difficultés, ni les mêmes soucis que les millions et les millions de citoyens, privés de représentation directe.

Aussi, les lois votées ne le sont que par une minorité de la Nation.

Mais elles sont imposées à l’ensemble de la communauté nationale.

Que cela plaise ou non à la majorité du peuple, non représentée.

La loi, c’est la loi.

Et on la fabrique, et on la modifie, au fur et à mesure des besoins de ceux qui les votent.

Telle était, du moins, la réalité dans notre pays.

Jusqu’au jour, où la loi nous fut imposée de l’étranger. De l’Union européenne, précisément. Car c’est à Bruxelles que sont promulguées les super-lois qui ont le pas sur les lois françaises.

Que cela plaise ou non aux citoyens.

Depuis 2005, ils n’ont plus leur mot à dire.

C’est ce qu’a voté le Congrès des députés et des sénateurs rassemblés à Versailles.

La loi, c’est la loi.

Y a rien à voir, circulez.

Et gare aux citoyens frustrés et mécontents : on pourrait nommer un gendarme européen comme nouveau président !

Par

1 Message

  • « AU NOM DE LA LOI ! » - Jean Lévy

    17 août 2010 18:46, par Ronsard 44

    cet article est vraiment intéressant, et tellement utile à un moment où les peuples s’habituent à cette Europe qui n’a jamais été un choix populaire, mais une machiavélique construction Etatsunienne, commencée avant même la fin de la seconde guerre mondiale. L’urgence actuelle c’est de sortir de l’UE et de l’Euro, et de faire savoir aux peuples qu’ils sont souverains dans leur choix politiques.

    A propos du "gendarme européen" il existe déjà : c’est l’eurogenfor.

    Ronsard 44


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