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Le général Sayyed met en garde contre une mise en cause du Hezbollah

mardi 5 octobre 2010

Al Manar 05/10/2010

Le général libanais Jamil Sayyed, à l’origine d’une enquête en Syrie visant 33 personnes pour faux témoignage, a mis en garde, ce mardi, contre "une instabilité politique, sécuritaire" si des membres du Hezbollah étaient accusés dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre Hariri.

"Cela changera le Liban, le pouvoir en ce moment est basé sur une entente nationale", a déclaré l’ancien chef de la sûreté libanaise, au quotidien français Libération.

"Le système va s’effondrer de haut en bas et cela conduira à une instabilité politique, sécuritaire, et tout peut arriver", a-t-il ajouté.

Dans cet entretien à Libération, l’ex-général libanais accuse notamment les enquêteurs internationaux sur l’assassinat de Rafic Hariri d’avoir essayé de le convaincre de proposer un "deal" au président syrien Bachar al-Assad. Il met particulièrement en cause Gerhard Lehmann, l’assistant de Detlev Mehlis, premier chef de la commission d’enquête de l’ONU.

"Alors qu’il ne possédait aucune preuve, il m’a dit que Damas était accusé et m’a demandé de proposer un deal au président syrien Bachar al-Assad", a-t-il affirmé. "L’idée était que la Syrie crée un comité de juges syriens, qu’ils enquêtent localement sur l’attentat, et trouvent quelqu’un qui avouerait avoir commis le crime en dehors du régime", a-t-il poursuivi.

"Plus tard, cette personne serait victime d’un accident de la route ou se suiciderait", a encore ajouté M.Sayyed.

Il a en outre affirmé que "dès le départ, la commission d’enquête internationale n’a travaillé que dans une seule direction, la Syrie et les services de sécurité libanais, sans prendre en compte le fait que le crime profitait à l’autre camp : les Etats-Unis, Israël".

Rappelons que Dimanche la justice syrienne a émis des mandats d’arrêt contre 33 personnalités libanaises, arabes et étrangères après une plainte de Jamil Sayyed contre de faux témoins dans l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri en mars 2005.

Parmi ces personnalités figurent des proches de Saad Hariri, actuel Premier ministre libanais, accusés par Jamil Sayyed d’avoir fabriqué des preuves à partir de faux témoignages.


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