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Les Turcs à l’Europe : non, merci

vendredi 25 février 2011

L’UE n’est plus une obligation pour la Turquie

Initialement, les pays qui souhaitaient entrer dans l’Union européenne devaient satisfaire aux "critères de convergences", notamment en matière de taux de croissance.

Puis, ces critères ont été mis discrètement sous le tapis, afin que l’élargissement de l’Union colle précisément avec sa véritable raison d’être : la carotte économique pour attirer des nations dans l’OTAN. (carotte payée par l’Europe pour le bénéfice des USA)

La stratégie de Lisbonne devait faire de l’UE l’économie la plus performante de la planète à l’horizon 2010... Résultat : en 2011, la panne de croissance définitive est la seule perspective pour l’économie de l’Union, en route pour la tiers-mondialisation, à tel point que la Turquie - qui, hier, en attendait un transfert financier massif et exigeait d’y entrer - considère maintenant à juste titre qu’elle n’a rien à gagner en entrant dans une union dictatoriale et économiquement inefficace. (après avoir touché les fonds structurels, évidemment)

C’est ce qui ressort de la dépêche AFP qui se réjouit que la visite de Sarkozy en Turquie va bien se passer, puisqu’il est maintenant d’accord avec les Turcs : il ne veut pas d’eux en Europe, (même s’il laisse se dérouler le processus d’adhésion, mais c’est une autre histoire) et les Turcs ne veulent plus y entrer !

Extraits de la dépêche, intitulée "En Turquie, le nom de Nicolas Sarkozy ne soulève même plus l’indignation" :

la Turquie peut continuer son chemin même si l’option de l’adhésion n’existe plus

Mais avec une croissance économique de 11,8%, 10,2% puis 5,5% au cours des trois premiers trimestres de 2010, les Turcs peuvent regarder l’avenir plus sereinement :

Pour Elgiz Yilmaz, maître de conférences, le temps est venu pour la Turquie de recentrer sa diplomatie en prenant d’avantage en compte sa propre région, des Balkans au Proche Orient.

"La Turquie est devenue plus forte économiquement et les équilibres ont changé. (...) Elle agit avec plus de confiance, elle joue un rôle plus actif et ne se contente plus de d’exécuter des décisions prises par d’autres. Je trouve ça positif", commente-t-elle. L’UE n’est plus une obligation pour la Turquie

Le président Abdullah Gül a rencontré la presse française à la veille de la visite prévue du président français Nicolas Sarkozy en Turquie.

M. Abdullah Gül a affirmé que l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne n’était pas « vitale ».



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