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Lettre ouverte à Oscar Arias, de la part du Front de Résistance

mardi 21 juillet 2009

La résistance hondurienne rejette les conditions proposées par Arias pour le retour de Zelaya

Le Front National Contre le Coup D’Etat au Honduras

Dans une lettre adressée au "médiateur" costaricien, le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras, précise qu’il n’accepte que le premier des sept points proposés par Arias pour que le Président Zelaya retrouve ses fonctions.

Lettre ouverte à Oscar Arias, de la part du Front de Résistance

Le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras, regroupant différentes expressions organisées dans le pays et unies pour faire face à la situation surgie du coup d’Etat, adresse la déclaration suivante à la communauté nationale et internationale :

1. Nous réaffirmons que la position intransigeante de la commission nommée par les putschistes rend impossible toute issue positive pour la médiation en cours à San José.

2. Nous marquons notre plein accord avec le premier point de la proposition formulée par le citoyen Président du Costa Rica, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias, exigeant le rétablissement immédiat de Manuel Zelaya Rosales à la Présidence de la République du Honduras, et nous demandons que cette exigence soit sans conditions.

3. Nous rejetons le reste de la dite proposition parce qu’elle ne répond ni à nos attentes ni à nos revendications pour les raisons suivantes : Le point numéro 2 permet l’intégration de personnes liées au coup d’Etat qui se sont donc rendues coupables de crimes de lèse-humanité. Le point 3 signifie la négation du droit des citoyens à une démocratie participative. Le point 4 offre l’impunité à ceux qui ont élaboré, exécuté et avalisé le coup d’Etat. Le point 5 ouvre la voie à une fraude électorale dont les indices apparaissent déjà clairement. Le point 6 ignore notre revendication d’une révision du rôle constitutionnel des forces armées et leur implication dans le coup d’Etat. Le point 7 n’a dès lors plus de raison d’être, si les points antérieurs ne sont pas pris en compte.

4. Nous dénonçons l’attitude d’ignorer tacitement les violations des droits humains que subit la population de la part du gouvernement de fait et de ses appareils répressifs qui est attestée par les chiffres suivants : 4 assassinats, 1,158 détentions arbitraires, le harcèlement et la persécution des représentants du mouvement social ; 14 médias, 14 journalistes et 4 organisations sociales ont été victimes d’atteintes à leur liberté d’expression ; les violations constantes des droits individuels et fondamentaux des citoyennes et citoyens consignés dans la Constitution de la République. Nous dénonçons par la même le recul que souffre le pays en matière de droits humains, la militarisation et le harcèlement de communautés comme à la Guadalupe Carney, à Silín, Colón ; la militarisation d’institutions publiques et les agissements de membres d’escadrons de la mort dans tous le pays ; auxquels s’ajoute la collusion du Ministère Public, des juges et des Tribunaux de la République avec le gouvernement de fait qui laisse la citoyenneté sans défense aucune.

5. Nous réitérons notre souhait de voir se mettre en place des processus politiques participatifs qui permettent l’implication démocratique des hommes et femmes par le biais de l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante.

6. Nous restons déterminés dans notre lutte, jusqu’à ce que nous obtenions le rétablissement de l’ordre institutionnel.

Lundi, 20 juillet 2009. Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras

« A genoux, seulement devant Dieu ! »

http://sodepaz.es/index.php ?option=com_content&task=view&id=1091&Itemid=15

Traduction Pedro DA NOBREGA


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